Les Soft Skills, des compétences essentielles

Août/Septembre 2019

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Les Soft Skills sont définies comme les compétences humaines nécessaires à l’accomplissement de notre travail comme savoir communiquer efficacement, savoir travailler en équipe, mettre en œuvre son esprit critique. Elles s’opposent par nature aux Hard Skills, les compétences techniques comme la capacité à maîtriser un logiciel de montage vidéo, à pianoter sur son tableur Excel les yeux fermés, à effectuer des opérations comptables.

Pourquoi les Soft Skills sont-elles essentielles? Parce qu’avec l’émergence de l’intelligence artificielle, les tâches techniques seront de plus en plus réalisées par des robots et les travailleurs n’auront d’autre choix que d’acquérir ou de développer les Soft Skills pour se démarquer.

Plusieurs recherches arrivent à cette conclusion, notamment :

  • Le Forum économique mondial qui mentionne que ce sont les Soft Skills qui permettront aux travailleurs de faire face à la robotisation. On prévoit que d’ici 2022, 54 % des employés à l’échelle mondiale devront acquérir de nouvelles compétences humaines sinon la porte de sortie risque fort de leur être montrée.
  • LinkedIn Talent Solution qui a réalisé une étude auprès de 5 000 professionnels du recrutement dans 35 pays et qui estime que ce sont les Soft Skills qui seront déterminantes pour l’avenir des travailleurs.
  • Deloitte qui affirme que les professions à forte intensité Soft Skills représenteront les 2/3 des emplois en 2030.

L’idée sera de mettre de côté les compétences techniques (le savoir-faire) pour accorder davantage de place aux compétences humaines (le savoir-être). Il appartient donc à chacun d’entre nous de développer nos compétences humaines afin de nous démarquer à l’ère de la robotisation. Voici les 4 catégories de Soft Skills ou de compétences humaines à partir desquelles vous pouvez vous distinguer :

  • Les compétences interpersonnelles : dans cette catégorie, nous retrouvons les Soft Skills liées à la relation avec l’autre : notre capacité à travailler en équipe, à communiquer, à écouter l’autre, à nous adapter aux différentes générations et cultures, à donner un service à la clientèle, à faire preuve de leadership, à démontrer de l’empathie, à négocier, à utiliser notre intelligence émotionnelle.
  • Les compétences cognitives: dans cette catégorie, nous retrouvons les Soft Skills reliées à l’ensemble de nos processus mentaux comme la créativité, la résolution de problèmes, la persuasion, la pensée critique, l’esprit de synthèse, la gestion du temps, la concentration, l’adaptation au changement, l’apprentissage continuel.
  • Les compétences entrepreneuriales: dans cette catégorie, nous retrouvons les Soft Skills qui appartiennent au domaine de l’action : la capacité à apporter des solutions, à prendre des décisions, à accomplir une tâche, à atteindre un objectif, à passer à l’action, à gérer des équipes.
  • Les compétences intrapersonnelles: dans cette catégorie, nous retrouvons les Soft Skills qui touchent à la connaissance de soi et à notre solidité personnelle : la capacité à connaître nos forces et nos intérêts, à identifier nos sources de motivation, à comprendre nos émotions et celles des autres, à gérer notre stress, à adopter une attitude optimiste, à développer une conscience de soi.

Ces Soft Skills sont les talents professionnels de demain. Il ne s’agit pas de tous les posséder et d’accumuler les savoirs. Au contraire, il faut plutôt viser à une sorte de « simplicité volontaire » où vous choisirez de vous distinguer par vos trois plus grandes forces, lesquelles représenteront votre valeur ajoutée dans l’organisation.

Il est important de retenir qu’historiquement, les progrès techniques ont toujours été à l’origine de plus de créations d’emploi que de pertes d’emploi. Dans cette 4e révolution industrielle représentée par la robotisation et les technologies numériques, l’humain utilisera ainsi les instruments que sont sa créativité, son imagination et l’analyse de problèmes complexes pour créer, avec les autres membres de son équipe, de nouveaux champs de possibilités. Les robots demeureront imbattables pour accomplir des tâches mécaniques, répétitives et demandant une puissance de calcul. Mais l’humain demeurera imbattable pour créer des liens avec l’autre, pour ressentir ce qu’il dit et pour démontrer une véritable empathie.

Comme le mentionne si bien le Forum économique mondial, c’est « la touche humaine » (représentée par l’ensemble des Soft Skills) qui nous permettra de nous démarquer face à la robotisation.

Nous touchons à notre téléphone intelligent 2 617 fois par jour

Selon une étude réalisée en 2016 par la société américaine Dscout, nous ouvrons notre téléphone intelligent en moyenne 76 fois par jour pour un total de 2 617 interactions ou pressions faites sur le clavier pour envoyer des messages, consulter les réseaux sociaux, faire des recherches sur Internet, parcourir l’écran d’accueil, chercher des applications ou autres.

Cela représente 2,5 heures par jour. Souhaitons-nous vraiment y consacrer tout ce temps surtout lorsqu’on sait qu’à chaque interaction, cela prend environ 2 minutes à nous remettre dans le dossier que nous avons délaissé avant l’interaction? Voici quelques pistes de réflexion pour diminuer ce nombre d’interactions :

  • Vous connecter aux réseaux sociaux à partir de votre ordinateur seulement. Une connexion à partir de votre ordinateur pourrait être amplement suffisante et éviterait les vérifications compulsives à partir de votre téléphone intelligent.
  • Si vous gardez vos applications de réseaux sociaux sur votre téléphone intelligent, il s’agirait de décider des moments où vous regarderez votre fil d’actualité sur les réseaux sociaux. Souvent, nous consultons les réseaux sociaux de façon automatique et nous n’avons pas conscience que nous venons de le faire il y a tout juste une heure.
  • Passer moins de temps sur les réseaux sociaux. Dans une étude intitulée The welfare effects of social media, les chercheurs ont demandé à 2 844 utilisateurs américains de Facebook (chacun d’eux consultait leur page au moins 15 minutes par jour) d’arrêter de consulter Facebook pendant un mois. L’idée était de regarder si cette interruption avait la moindre conséquence sur des aspects fondamentaux de leur vie, comme leur humeur, leur façon de s’informer, etc. Suite à cette expérience, les utilisateurs ont rapporté avoir gagné 60 minutes par jour à ne pas consulter Facebook, ressenti un plus grand bien-être dans leur vie quotidienne et diminué de 23 % leur consommation de Facebook plusieurs semaines après l’expérience.
  • Désactiver les notifications de vos applications pour ne pas vous exposer à des sollicitations régulières qui détournent votre attention de ce que vous êtes en train de faire.
  • Restreindre votre abonnement aux bulletins électroniques qui vous apportent l’information dont vous avez véritablement besoin.
  • Utiliser le mode « Ne pas déranger » pour vos courriels et vos messages textes en désactivant les notifications. Vous pourrez ainsi les consulter en bloc au moment choisi.
  • Passer du temps loin de votre téléphone intelligent chaque jour. Dépendamment de votre niveau de confort, cela pourrait consister à ne pas consulter votre téléphone intelligent avant telle heure le matin ou après telle heure le soir.
  • Vous munir de l’application « Moment » qui vous permettra de mesurer le nombre de fois que vous utilisez votre téléphone intelligent chaque jour et le nombre d’heures que vous y consacrez. Vous serez ainsi en mesure de constater votre utilisation quotidienne.

L’étude nous confirme la place prépondérante du téléphone intelligent dans notre vie quotidienne. Il s’agit simplement de nous assurer que son utilisation ne nous détourne pas de nos priorités.

L’agenda 2018 du temps des fêtes

Noël arrive à grands pas! Pour vous éviter de vous retrouver avec un tas d’activités à entreprendre à la dernière minute, nous vous proposons de nouveau cette année notre « Agenda du temps des fêtes » pour vous aider à planifier vos activités familiales, vos repas, vos réceptions, la décoration de votre maison, votre magasinage, l’emballage de vos cadeaux, l’envoi de vos cartes de Noël et l’hébergement de vos invités, s’il y a lieu. Nous avons fait en sorte que cet agenda soit éditable, c’est-à-dire, que vous puissiez écrire vos notes à l’écran dans les listes de l’agenda et le calendrier.

Nous vous suggérons une planification à rebours de huit semaines pour que vous puissiez bénéficier du temps nécessaire à la préparation de toutes ces activités sans vous sentir dans l’urgence. Voici donc les grandes lignes qui vous sont présentées dans cet agenda du temps des fêtes.

  • Un calendrier
    Pour vous aider à planifier huit semaines à l’avance, vous trouverez le calendrier des mois de novembre et de décembre. Vous n’aurez alors qu’à y inscrire les activités au moment où vous aimeriez les accomplir.
  • Une planification à rebours
    Pour chaque semaine et pendant huit semaines jusqu’au jour de Noël, soit du 1er novembre au 25 décembre, nous vous suggérons des activités à mener qui concernent vos préparatifs et vos réceptions. N’hésitez pas à personnaliser cette planification en fonction de vos propres besoins.
  • Des listes
    Pour vous préparer, vous aurez besoin des listes suivantes, lesquelles sont incluses dans l’agenda :

    • Menu de Noël
    • Noms de vos invités
    • Emplettes de Noël
    • Cadeaux de Noël
    • Cartes de Noël
    • Décorations de Noël
    • Hébergement de vos invités

Sur ce, nous vous souhaitons une très belle préparation du temps des fêtes!

 

L’apprentissage… une nouvelle façon de gérer le stress

Septembre 2018

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Que faites-vous pour gérer votre stress lorsque vous faites face à des situations stressantes au travail? Marchez-vous dans la nature, faites-vous une sieste, vous adonnez-vous au conditionnement physique, écoutez-vous de la musique assis confortablement sur une chaise? Il se trouve qu’il y aurait une bien meilleure approche que ces techniques de relaxation pour gérer le stress, soit celle de cultiver l’apprentissage ou d’apprendre quelque chose de nouveau.

En effet, les chercheurs Chen Zhang (Université de Tsinghua), Christopher G. Myers (Université Johns Hopkins) et David M. Mayer (Université de Michigan) ont publié une recherche cette année dans laquelle ils comparent deux stratégies pour gérer le stress : la relaxation et l’apprentissage. Ils ont découvert que ce qui est le plus aidant pour diminuer les émotions négatives ressenties en situation de stress, comme l’anxiété et la détresse, est d’apprendre quelque chose de nouveau et que les stratégies de relaxation ont très peu d’effet.

Pourquoi? Parce que lorsque nous nous concentrons sur l’apprentissage, nous trouvons des solutions à court terme à la situation stressante sans compter que nous augmentons nos compétences pour mieux prévenir le stress et mieux y faire face dans le futur. Alors que lorsque nous nous adonnons à des activités relaxantes, cela ne nous permet pas de résoudre les problèmes sous-jacents à l’origine du stress. En effet, lorsque nous revenons d’une pause, nous sommes toujours confrontés aux mêmes problèmes.

Alors, que pouvons-nous faire au travail pour nous concentrer sur l’apprentissage et ainsi diminuer les effets néfastes du stress? Voici ce que suggèrent les chercheurs.

Premièrement, ajustez votre discours intérieur et voyez chaque situation stressante comme une opportunité d’apprendre. Au lieu de vous dire intérieurement « Ceci est une situation stressante », dites plutôt « C’est une situation difficile certes, mais qui présente une opportunité d’apprendre » ou « C’est une occasion d’apprendre stimulante et enrichissante ».

Deuxièmement, apprenez avec les autres en travaillant. Au lieu de vous attaquer à un défi stressant uniquement dans votre tête, obtenez l’avis des autres. En discutant d’un facteur de stress avec vos collègues, vous découvrirez que de nouvelles idées émergeront à partir de leur propre expérience et des questions et perspectives qu’ils soulèvent pendant cet échange.

Troisièmement, utilisez vos forces. Des études démontrent que l’utilisation de vos forces au travail vous permet de mieux gérer votre stress tout en améliorant votre productivité. Admettons qu’une de vos forces est l’intelligence sociale. Vous pourriez très bien utiliser cette force pour adopter une nouvelle approche d’apprentissage en établissant des liens avec les autres, en les observant en action, en les consultant et en dînant avec eux.

Quatrièmement, considérez les activités d’apprentissage comme une nouvelle forme de « pauses au travail ». Parallèlement aux pauses purement relaxantes – courtes comme la méditation ou plus longues comme plusieurs jours de congé –, considérez l’apprentissage comme une pause de vos tâches professionnelles. En effet, si une activité d’apprentissage vous permet de vous détourner du type d’effort que vous utilisez dans des activités professionnelles normales et si cette activité correspond en plus à vos intérêts, elle peut vous reconstituer psychologiquement. Cela peut consister à lire un livre, à écouter une vidéo sur Internet, à parler à vos collègues, à suivre une formation, etc.

Il n’est pas nécessaire d’attendre que le stress survienne avant de chercher des opportunités d’apprendre. Même sans problèmes urgents, le fait que l’apprentissage soit un élément central de votre vie professionnelle vous aidera à développer des ressources personnelles et à vous préparer à faire face au stress au travail.

En guise de conclusion, si vous avez réussi jusqu’à maintenant à gérer votre stress en prenant des pauses pour vous adonner à des techniques relaxantes, il n’y a aucune raison de ne pas continuer à le faire. En même temps, vous pourriez expérimenter les résultats expliqués ici pour vous offrir une autre approche dans votre boîte à outils de gestion du stress.

Ainsi, la prochaine fois que vous ferez face au stress, essayez d’apprendre quelque chose de nouveau.