Découvrez l’État de Flow pour Plus de Bonheur

3 janvier 2022

Le flow est cet état mental de fluidité psychologique où vous êtes tellement concentré dans ce que vous faites que vous en oubliez complètement le temps.

Ce sont les activités que vous aimez, vos passions, qui vous procurent un état de flow. On appelle ces activités des « activités-flow » ou « l’expérience optimale ». Par exemple :

  • Si vous aimez tellement la nature de votre travail que vous ne voyez pas le temps passer et que vous n’avez pas l’impression de travailler, vous êtes dans le flow.
  • Si vous commencez à cuisiner et que vous vous apercevez à la fin qu’il s’est écoulé plusieurs heures, vous êtes dans le flow.
  • Si vous lisez un roman un matin, que vous voyez le soleil se coucher et que vous vous apercevez que vous n’avez pas encore dîné, vous êtes dans le flow.
  • Si vous jardinez et ne prenez conscience que le lendemain de la quantité d’heures que vous avez jardiné lorsque vous sentez vos courbatures, vous êtes dans le flow.

Le flow est une source incontestable de bonheur puisqu’il ne dépend d’aucune condition extérieure (la chaleur du soleil, vos relations, les distractions plaisantes, vos possessions, votre confort, le pouvoir, la célébrité, les mesures sanitaires, etc.) mais uniquement de vous, de ce que vous aimez et de ce qui vous enrichit intérieurement.

Vous pouvez expérimenter le flow dans tous les domaines de votre vie : votre travail, votre vie familiale, vos amis, vos passe-temps, vos loisirs, vos études et même les activités routinières de votre vie quotidienne. Cependant, quatre (4) conditions doivent être réunies pour que vous puissiez entrer en état de flow lors d’une activité, selon Mihaly Csikszentmihalyi, ce psychologue qui a changé la vie de millions de gens par ses enseignements sur le sujet. Les voici :

1. Un défi à relever qui utilise pleinement vos compétences

Une activité-flow doit représenter un défi ambitieux pour vous et vous permettre d’utiliser pleinement vos compétences. L’important, c’est de faire des choses qui vous invitent à vous dépasser.

  • Si le défi est trop facile à réaliser et ne vous permet pas d’utiliser toutes vos compétences, vous vous ennuierez. Pour être dans le flow, vous pourriez alors vous adonner à un défi plus stimulant.
  • Si le défi dépasse vos compétences, c’est l’angoisse qui s’installera. Vous pourriez alors travailler à faire grandir vos compétences par de la formation, du coaching, de la lecture ou autres pour relever le défi.

2. Un objectif et des règles clairs

Une activité-flow doit proposer un objectif clair (savoir quoi faire). Par exemple, pour le joueur d’échecs, l’objectif est de gagner la partie. Pour le joggeur, l’objectif peut être de courir x km dans x minutes. Pour l’écrivain, l’objectif est d’écrire un livre. Pour le vendeur, l’objectif est de conclure une vente. Pour le gestionnaire, l’objectif peut être de communiquer à ses collaborateurs les objectifs du département. Pour l’adjointe, l’objectif peut être de terminer tel aspect de l’organisation d’un événement. Pour l’entrepreneur, cela peut être de conquérir x part du marché. Sans objectifs à atteindre, il ne peut pas y avoir d’état de flow.

Également, il faut connaître les règles pour atteindre l’objectif (savoir comment le faire).  À titre d’exemple, le joueur d’échecs doit connaître la marche des pièces pour gagner la partie. Le vendeur doit connaître les étapes de la vente pour conclure la transaction.

3. Une rétroaction immédiate

Une activité-flow doit vous faire connaître tout de suite si votre action est juste et si elle vous permet d’avancer vers votre objectif. À titre d’exemple, dans une partie d’échecs, après chaque coup, le joueur peut dire si sa position s’est améliorée ou non. En préparant son allocution lors d’une prise de parole en public, un employé peut constater tout de suite s’il avance dans sa préparation. En écrivant un livre, l’auteur peut vérifier dans l’instant si son livre progresse.

4. Une concentration dans l’instant présent

Ainsi, lorsque les objectifs et les règles sont clairs, que la rétroaction est pertinente et que les compétences et les défis sont équilibrés, la concentration s’installe automatiquement pour vivre une activité-flow. Il faut cependant vous assurer que vous travaillez sur une seule tâche à la fois, que vous ne pratiquez pas le multitâches et que vous ne succombez pas aux distractions. Tout ce dont vous avez besoin pour rester concentré est d’être dans un environnement propice qui ne vous distrait pas et de toujours garder le contrôle de votre temps en éliminant vos distractions.

Exemples d’activités-flow

De façon à ce que vous puissiez identifier quelques activités-flow dans votre vie, voici des exemples d’activités qui vous font entrer dans le flow :

  • Travail : toute activité qui vous permet de relever un défi ambitieux, d’utiliser pleinement vos compétences et de vous surpasser : programmer un ordinateur, conclure une vente, faire une intervention chirurgicale complexe, réussir une négociation commerciale serrée, créer, améliorer…
  • Sports : skier, nager, danser, escalader, marcher, jogger, faire de la bicyclette, pratiquer des sports d’équipe…
  • Loisirs et passe-temps : tisser, broder, jouer au bridge, jouer aux échecs, lire, chanter dans une chorale, jouer un instrument de musique, écouter de la musique, regarder une œuvre d’art, aller au restaurant, regarder un film…
  • La famille et les amis : vous amuser avec un enfant, vous adonner à des activités sociales, converser…
  • Les activités routinières de la vie quotidienne : même les activités routinières de la vie quotidienne comme remplir des formulaires administratifs, laver la vaisselle, tondre la pelouse peuvent être des activités-flow. Mihaly Csikszentmihalyi appelle ces tâches quotidiennes des « microflow ». Si vous vous ennuyez et que vous n’avez pas de défis à affronter dans ces tâches, vous pouvez les complexifier en les faisant plus vite, plus haut, plus fort par exemple.

Souvenez-vous! Pour que ces activités deviennent des activités-flow ou des activités-microflow, vous devez vous assurer qu’elles rencontrent les quatre conditions que nous avons énumérées précédemment. Par exemple, si vous désirez pratiquer la marche rapide, vous devez déterminer :

  1. L’objectif et les règles : l’objectif pourrait être de parcourir la distance en moins de temps et les règles pourraient consister à pratiquer la marche rapide par intervalles (20 secondes d’une marche très rapide, 60 secondes d’une marche plus lente, 20 secondes d’une marche très rapide, 60 secondes d’une marche plus lente, et ainsi de suite).
  2. La rétroaction : il s’agit de trouver un moyen de mesurer les progrès en fonction de l’objectif que vous avez choisi. Si votre objectif est de parcourir la distance en moins de temps, il s’agit de noter combien de minutes vous avez gagnées.
  3. Les défis et compétences : vous devez vous assurer que votre objectif de parcourir le trajet en moins de temps représente un défi ambitieux pour vous et que vous avez confiance en votre capacité de le relever.
  4. La concentration : la concentration est la résultante des trois premières étapes; vous remarquerez que vous êtes engagé et concentré à 100 % dans le moment présent pour atteindre votre objectif.

En résumé, le flow est cet état mental qui vous permet de trouver votre bonheur dans des activités que vous aimez et où les heures filent comme des minutes. Comme le disait si bien Mihaly Csikszentmihalyi, « C’est lorsque l’individu agit librement pour le plaisir de l’action elle-même et non pour un autre motif qu’il apprend à devenir plus qu’il n’était auparavant ».


Suggestion de lecture : Flow, The psychology of optimal experience, Mihaly Csikszentmihalyi, Harper Collins Publishers, 2008

Travailler sans interruption et le bonheur vont de pair

Meik Wiking, président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague, a publié en 2018 « Le livre du Lykke – Le tour du monde des gens heureux » dans lequel il répertorie l’ensemble des facteurs de bonheur à travers le monde.

Bien sûr, certains de ces facteurs concernent le travail et l’un d’entre eux est la gestion des interruptions. L’auteur démontre que si les employés bénéficient de la liberté pour travailler sans interruption sur une tâche, ils s’approchent incontestablement un peu plus du bonheur. Le mot clé ici est « liberté » : si les employés ont la liberté d’organiser leur travail comme bon leur semble avec la certitude de ne pas être dérangés, ils seront automatiquement plus heureux.

Ainsi, trois choses nous empêcheraient de travailler sans interruption selon l’auteur : les réunions, les gestionnaires et les courriels. Ce qui annihile grandement notre productivité puisque nous nous retrouvons bien souvent à faire entrer, entre deux réunions, dans des trous de 10 à 20 minutes, des tâches qui nécessitent de la concentration et de longues périodes sans interruption pour être effectuées correctement.

Pour résoudre ce problème, l’auteur suggère de mettre en place des « jeudis sans parler », le premier ou le dernier jeudi de chaque mois, et d’instaurer une règle, à savoir que personne n’a le droit de se parler ce jour-là. Pas d’interruptions, seulement du silence, et là, nous pourrions enfin avancer dans notre travail. Si une journée entière sans se parler est impossible, des « zones créatives » quotidiennes comme deux heures entières ininterrompues pourraient être créées de façon à travailler sur des tâches qui exigent toute notre concentration.

Cela pourrait être également des demi-journées, comme l’a fait la compagnie Intel qui a expérimenté le « temps calme du mardi matin » avec un système d’affiche sur la porte « Ne pas déranger ». Trois cents ingénieurs et gestionnaires se sont mis d’accord pour réduire au minimum les interruptions les mardis matin : aucune réunion prévue et les appels téléphoniques renvoyés sur messageries. L’objectif était d’assurer quatre heures de « temps de réflexion » et d’en mesurer les conséquences.

Le test a duré sept mois, et 71 % des participants ont recommandé de l’étendre à d’autres services. Intel a conclu que l’essai avait été un « succès en termes d’augmentation de la productivité des salariés, d’efficacité et de qualité de vie au travail pour bon nombre de collaborateurs à divers postes de l’entreprise ».

Ainsi, jouir de temps sans interruption a été une source de productivité et de bonheur chez Intel, mais il est possible que votre lieu de travail ait besoin d’adapter ce système. Au Danemark, par exemple, où les employés bénéficient d’un haut niveau de liberté et d’autonomie, c’est le télétravail qui leur permet de travailler sans réunions, sans interruption. En effet, les Danois ont souvent le droit de délocaliser une partie de leur charge de travail à la maison. Selon l’auteur, c’est une des raisons qui expliquent que 94 % des Danois se disent heureux de leurs conditions de travail et que 58 % d’entre eux continueraient de travailler même s’ils n’en avaient plus le besoin financier.

Pourquoi ne pas lancer une conversation au bureau sur la façon dont vous pourriez mettre en place des idées comme les « zones créatives », le « temps calme du mardi matin » ou le « télétravail » pendant lesquelles aucune réunion n’aurait lieu, aucun appel téléphonique ne serait passé et aucun courriel ne serait lu ou envoyé? Convainquez les gens de faire un essai pendant un mois ou deux, et mesurez par la suite les résultats en termes de productivité et de satisfaction des employés.

Dans la formation que nous donnons depuis 1987 intitulée « La gestion du temps et des priorités », la gestion des interruptions a toujours été un élément important à considérer pour augmenter notre productivité. Toutefois, ce que nous apprenons dans les différentes recherches aujourd’hui est que la gestion des interruptions a également le pouvoir de nous rendre heureux puisqu’elle offre un élément de liberté : du temps libre de toute interruption.

Comme le disait Périclès, l’homme d’État athénien : « Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage ».

Maximiser son bonheur

November 2013

Smiling yellow emoji with raised hand beside a large red question mark
Source de l’image : Pexels.com

Dans une étude réalisée en 2012-2013 avec l’aide de trois autres chercheurs, Kelly Goldsmith, professeure adjointe de marketing à la Kellogg School of Management, a découvert qu’il est possible d’optimiser ses chances d’être heureux en observant de très près ses progrès.

Au cours de cette étude, 350 participants issus de 7 entreprises du Fortune 500 ont reçu chaque jour par courriel l’une des trois questions abordées dans l’étude. Une première visait à mesurer le bonheur : «Dans quelle mesure avez-vous été heureux aujourd’hui?» Une variante misait plutôt sur le comportement : «Avez-vous fait de votre mieux aujourd’hui pour être heureux?» Une dernière servait de question de contrôle et ne faisait aucunement allusion au bonheur.

Les chercheurs ont constaté que les participants encouragés à demeurer attentifs à leur bonheur pendant quelques semaines s’étaient sentis légèrement plus heureux que les participants qui n’avaient pas été invités à le faire. Les personnes qui avaient éprouvé le plus de bonheur figuraient parmi celles à qui on avait demandé : «Avez-vous fait de votre mieux aujourd’hui pour être heureux?»

Mais pourquoi le fait de recevoir une question par jour sur le bonheur nous rend-il plus heureux? D’abord, parce que cette question nous incite à faire un exercice d’introspection dans un train-train quotidien souvent envahissant et, ensuite, parce que cela nous permet d’adopter des comportements visant à développer notre capacité d’être plus heureux.

Voici, par ordre d’importance, les comportements que les participants ont adoptés pendant cette étude pour augmenter leur niveau de bonheur.

Se concentrer davantage sur les événements positifs de leur vie (38 % des participants)

À titre d’exemple, voici le commentaire d’un des participants à l’étude : «La question quotidienne me permettait de me focaliser davantage sur les événements positifs qui arrivaient dans ma vie, même si cela n’était que pour quelques instants.»

Entretenir des interactions positives avec autrui (16 % des participants)

Un participant à l’étude mentionne : «Me faire demander chaque jour si j’avais fait de mon mieux pour être heureux me permettait de faire le maximum en ce sens. Je me suis alors efforcé d’interagir plus amicalement avec mes collègues de travail et avec mes amis.»

Entreprendre des tâches productives et riches de sens (9 % des participants)

Un participant mentionne : «Oui, mon comportement semble avoir changé ou du moins ma façon d’aborder chaque journée. Je prêtais particulièrement attention à la réalisation de tâches qui non seulement me permettaient de me réaliser mais qui me faisaient plaisir également. Aussi, à la maison, j’ai entrepris plusieurs projets sur lesquels je ne cessais de procrastiner et que j’ai eu beaucoup de satisfaction à terminer.»

Se faire moins de soucis et relaxer davantage (9 % des participants)

Un participant mentionne : «J’ai fait un effort pour relaxer davantage. Je ne suis pas certain que cette attitude peut avoir un effet significatif sur le degré de bonheur, mais je crois que cela peut avoir un certain effet. Par exemple, je suis assez stressé lorsque je cuisine le souper pour ma famille, mais aujourd’hui j’ai essayé de ne pas trop m’inquiéter.»

Fait intéressant, ces quatre comportements adoptés par les participants correspondent aux quatre comportements qui conduisent au bonheur, selon les différents chercheurs.

Notons également un autre fait important. Une question quotidienne ne stimule pas que le bonheur mais toutes autres questions portant sur le comportement, telles que : «Ai-je fait de mon mieux aujourd’hui pour avoir des interactions positives avec autrui?», «Ai-je fait de mon mieux aujourd’hui pour fixer mes priorités?», «Ai-je fait de mon mieux aujourd’hui pour progresser vers l’atteinte de mes objectifs?» Cela devrait intéresser les entreprises qui souhaitent améliorer l’engagement et la productivité de leurs employés. Plutôt que de demander aux employés tous les six mois jusqu’à quel point ils sont engagés au sein de l’entreprise, un gestionnaire pourrait leur envoyer chaque jour une question du genre : «Avez-vous fait de votre mieux aujourd’hui pour vous investir au sein de l’entreprise?»

Mais comment pouvons-nous ajouter cette introspection quotidienne dans nos vies  Différentes options s’offrent à vous :

un post-it sur l’ordinateur;

un coaching, par un collaborateur, un superviseur ou un ami, qui s’engage à vous envoyer un courriel avec une question par jour;

le site web http://askmeevery.com/, développé en collaboration avec Kelly Goldsmith et les autres chercheurs de l’étude, où vous pouvez choisir une question. Un courriel vous sera envoyé tous les jours et vos réponses seront enregistrées de façon que vous puissiez suivre votre progrès.

Ainsi, si vous désirez maximiser votre bonheur, questionnez-vous chaque jour pour augmenter vos chances d’atteindre cet objectif.

Citation du mois

«J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé.» Voltaire.

Les gens heureux réussissent-ils mieux au travail?

Septembre 2012

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«Lorsque les gens travaillent dans un état d’esprit positif, les recherches montrent une amélioration de la performance sur presque tous les plans – productivité, créativité, investissement.» C’est ce que révèle Shawn Achor dans son article «L’intelligence positive» paru dans la revue Premium de l’été 2012.

Chercheur et conférencier sur le lien entre le bonheur des employés et leur réussite, l’auteur mentionne qu’il a observé dans 48 pays que «chaque résultat opérationnel est amélioré lorsque l’esprit de l’employé est positif».

Il s’est donc penché sur deux grands moyens pour aider les employés à augmenter leur niveau de bonheur au travail: développer de nouvelles habitudes de vie au travail et changer sa perception du stress.

Développer de nouvelles habitudes de vie au travail
D’abord l’auteur a voulu réfuter une idée faussement répandue, à savoir que notre bagage génétique et notre environnement déterminent notre degré de bonheur. Ces deux facteurs ont un impact certes. Cependant le sentiment de bonheur général de chacun est étonnamment malléable. En effet, le cerveau a cette capacité de se modifier et de se reconfigurer à mesure que nous développons de nouvelles habitudes.

Cinq habitudes peuvent produire un effet durable sur un état d’esprit positif. L’auteur suggère de choisir un exercice parmi les cinq suivants et de l’exécuter chaque jour pendant trois semaines:

  • Noter trois choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant.
  • Écrire un message positif à une personne de votre réseau de soutien social.
  • Méditer à votre bureau pendant deux minutes.
  • Faire de l’exercice pendant dix minutes.
  • Prendre deux minutes pour décrire dans un journal l’expérience la plus importante que vous avez vécue au cours des 24 dernières heures.

Les études démontrent que, parmi tous ces gestes, ce sont ceux qui sont orientés vers les autres qui auraient le plus d’impact sur le bonheur : par exemple écrire un message positif à une personne de son réseau social, aider ses collègues, inviter des collègues à dîner, souligner un anniversaire, etc.

Quatre mois après la fin de l’exercice choisi pendant trois semaines, l’auteur a mesuré le pointage moyen des participants sur l’échelle de la satisfaction dans la vie – un paramètre largement reconnu comme l’un des plus importants indicateurs de productivité et de bonheur au travail. Le pointage est passé de 22,96 avant le programme à 27,23 quatre mois plus tard sur une échelle de 35 points, une hausse significative, selon l’auteur. Ainsi un seul exercice rapide chaque jour a été suffisant pour aider ces personnes à se maintenir dans un état de plus grand bonheur quatre mois après la fin du programme d’exercice. Le bonheur était devenu une habitude.

Changer sa perception du stress
Outre les nouvelles habitudes de vie au travail, notre perception du stress représenterait un autre facteur d’influence sur notre bonheur au travail. Pour ramener notre esprit à penser de façon positive et productive lorsque nous sommes stressé, il est bon de se rappeler que le stress a son bon côté. Par exemple, l’auteur a demandé à des cadres d’énumérer les cinq expériences qui les avaient le plus transformés. La plupart des expériences décrites étaient pourtant très stressantes. On voit ainsi que le stress n’est pas seulement un obstacle à la croissance mais qu’il peut aussi en être le moteur.

Lorsque vous êtes stressé, essayez cet exercice. Dressez une liste des facteurs de stress que vous ressentez. Répartissez-les en deux groupes: ceux que vous pouvez maîtriser (comme un projet) et ceux qui sont indépendants de votre volonté (comme un changement d’orientation de l’entreprise). Choisissez une situation stressante que vous pouvez maîtriser et pensez à une petite mesure concrète que vous pouvez prendre pour réduire le stress.

Cultiver son esprit à penser de façon positive est bon pour l’employé certes mais aussi pour l’entreprise qui, selon les recherches, bénéficiera d’une clientèle nettement plus satisfaite et de bénéfices accrus.

La gratitude rend heureux!

Décembre 2010

Savez-vous que vous pouvez augmenter votre sentiment général de bonheur de 25% si vous exprimez régulièrement de la gratitude par rapport aux nombreux bienfaits de votre vie?

C’est du moins ce que révèle le Dr Emmons, éminent psychologue américain reconnu mondialement pour ses recherches sur la gratitude. En 2003, il a effectué une étude auprès de plusieurs centaines de personnes qu’il a divisées en trois groupes. Au premier groupe d’individus il a demandé d’écrire chaque jour cinq choses pour lesquelles ils étaient reconnaissants. Au deuxième groupe il a demandé d’énumérer cinq événements qui leur étaient arrivés au cours de la journée et au troisième groupe il a demandé d’indiquer cinq situations qui les avaient ennuyés pendant la journée. Les résultats ont été sans équivoque. Le groupe de gens qui manifestaient de la gratitude apparaissaient nettement plus heureux et plus optimistes par rapport à leur avenir. Mieux encore : ces personnes signalaient moins de soucis de santé et prenaient davantage soin d’elles-mêmes, notamment par la pratique d’activités sportives.

Les psychologues mentionnent qu’il est important que l’exercice de la gratitude soit fait de façon consciente (penser aux bienfaits de sa vie ou les écrire), sinon nous avons tendance à prendre les choses pour acquis. Le bonheur ressenti par rapport aux bienfaits de la vie se compare à ce qui se passe quand nous entrons dans une pièce qui sent le bon pain frais. Au début, nous détectons rapidement les senteurs très agréables, mais, au fur et à mesure que le temps passe, l’odeur du pain frais disparaît complètement de notre conscience. En fait, le seul moyen de déceler encore cet arôme est de sortir de la pièce et d’y revenir de nouveau.

Le même concept s’applique au bonheur de manière exactement identique. Tout le monde a dans sa vie une raison d’être heureux. Il peut s’agir d’un partenaire amoureux, d’une bonne santé, d’enfants formidables, d’un travail satisfaisant, d’amis proches, de passe-temps intéressants, d’un chez-soi, d’un album signé de Céline Dion, etc. Cependant, au fur et à mesure que le temps passe, nous nous habituons à ce que nous possédons et, tout comme l’odeur du pain frais, ces formidables privilèges disparaissent de notre conscience.

Les psychologues nous invitent fortement à faire de la gratitude un exercice quotidien pour reconnaître et savourer les beautés de notre vie. Voici quelques idées pouvant vous y aider.

  1. Prenez cinq minutes chaque jour. L’exercice de la gratitude n’a pas besoin d’être long. L’important est que vous preniez l’habitude de le pratiquer quotidiennement. Vous pouvez le faire le matin, au lit, juste avant de vous lever, en prenant une douche, en faisant votre marche quotidienne ou vos exercices, en revenant du bureau à la fin de la journée, au moment d’aller au lit ou à tout autre moment.
  2. Posez-vous la question «De quoi suis-je le plus reconnaissant aujourd’hui?» L’important est de trouver des choses pour lesquelles vous ressentez sincèrement de la gratitude et qui suscitent en vous des émotions positives de reconnaissance. Pensez aux domaines importants de votre vie : votre santé physique, votre vitalité, vos finances, votre travail, votre conjoint, vos enfants, votre famille, vos amis. Vous constaterez que certaines réponses demeureront les mêmes de jour en jour alors que d’autres varieront en fonction de ce que vous aurez vécu récemment.


    Pour ma part, j’aime particulièrement les cinq questions proposées par le motivateur américain, Anthony Robbins. Les voici :
    • De quoi suis-je le plus reconnaissant aujourd’hui?
    • De quoi suis-je le plus fière aujourd’hui?
    • Qu’est-ce qui me rend le plus heureux aujourd’hui?
    • Qu’est-ce qui m’excite le plus aujourd’hui?
    • Quelles sont les personnes que j’aime, qui m’aiment et qui m’entourent?
  3. Créez un journal de la gratitude. L’exercice de la gratitude peut être fait mentalement, bien sûr, mais les personnes qui aiment écrire apprécieront créer un journal de la gratitude. Elles pourront ainsi décrire sur papier les bienfaits de leur vie quotidienne.
  4. Imaginez que vous perdez les choses précieuses de votre vie. Comme nous avons tendance à prendre pour acquis ce qu’il y a de précieux dans nos vies, cet exercice consiste d’abord à imaginer que vous perdez ces acquis (comme vos relations les plus importantes; votre capacité à marcher, à entendre; votre maison, etc.) et à imaginer par la suite que vous retrouvez un à un tous ces acquis. L’idée est de vraiment ressentir de la gratitude pour ce que nous prenons pour acquis dans nos vies.
  5. Voyez le côté positif de chaque situation. Ressentir de la gratitude ne veut pas dire que tout est merveilleux dans notre vie et que nous ne rencontrons aucun problème. Cela signifie simplement que nous sommes reconnaissants des bénédictions reçues. Lorsque vous vivez une situation triste, difficile ou stressante, rappelez-vous qu’il existe un côté positif à toute chose et concentrez-vous sur cet aspect positif.
  6. Dites «Merci!» Il peut s’agir de «Mercis» que vous lancez à la vie elle-même pour ce que vous recevez ou de « Mercis » que vous adressez à une personne qui a posé un geste gentil à votre égard. Dans ce dernier cas, prenez le temps de conscientiser les efforts que cela a demandé à la personne qui vous a démontré cette gentillesse. Cela vous permettra de vraiment ressentir votre remerciement.

Selon les psychologues, la gratitude est l’une des émotions qui augmente le plus notre qualité de vie. En effet, la gratitude permet de ressentir des émotions positives de reconnaissance, d’appréciation et d’émerveillement qui nous donnent vraiment l’impression d’être privilégiés.

Cependant, pour qu’elle soit bénéfique, la gratitude doit respecter trois éléments. Elle doit être faite consciemment, identifier les raisons pour lesquelles nous sommes reconnaissants et être accompagnée d’un «Merci!» pour tous ces bienfaits de la vie.

Je vous souhaite que chacune de vos journées soit une ode à la gratitude!

Citation du mois

«La gratitude est la mère de toutes les vertus.» Ciceron.