L’homme qui plantait des arbres


Connaissez-vous le récit fictif de
L’homme qui plantait des arbres écrit par Jean Giono en 1953 dont un film d’animation du même nom, gagnant de plusieurs prix, a été réalisé en 1987 pour Radio-Canada? Voici cette inspirante histoire.

L’homme qui plantait des arbres, c’est l’histoire fictive d’un berger de Provence, Elzéard Bouffier, un veuf de 55 ans qui habitait seul en montagne dans sa maison en pierre après avoir perdu son fils unique et sa femme. II s’était retiré dans la solitude où il prenait plaisir à vivre lentement, avec ses brebis et son chien. La montagne où il vivait était tellement désolée que seules quelques lavandes disséminées osaient pousser. Les villages avaient été abandonnés, faute d’eau. Il jugea que ce pays mourait par manque d’arbres et n’ayant pas d’occupations très importantes, il avait résolu de remédier à cet état de choses.

Chaque jour, il triait 100 glands et les plantait. En trois ans, il en avait planté 100 000. Sur ces 100 000, 20 000 étaient sortis. Sur ces 20 000, il comptait encore en perdre la moitié, du fait des rongeurs ou de tout ce qu’il y a d’impossible à prévoir dans les desseins de la Providence. Restaient 10 000 chênes qui allaient pousser dans cet endroit où il n’y avait rien auparavant.

Il planta ainsi des arbres jusqu’à l’âge de 87 ans. En plantant des glands jour après jour, année après année, il finit par créer une belle et grande forêt. Aux chênes, il ajouta des hêtres et des bouleaux. Bien plus qu’à une forêt, son projet redonna vie à une région entière. Les cours d’eau asséchés se sont remis à couler, des villages abandonnés se sont reconstruits peu à peu et se repeuplèrent. C’était désormais un endroit où l’on avait envie d’habiter.

Par la seule volonté d’un homme, par son geste, par sa main, une forêt est née. Cet homme avait su ramener la vie là où elle avait disparu.

Pistes de réflexion

Ce récit offre plusieurs pistes de réflexion. J’aimerais vous parler de celles de Robert Dutton, ex-président de RONA. ll explique dans son livre biographique Mise à niveau, que « ce texte lui parle de vision, de l’importance de voir et d’agir dans la durée, de la grandeur du banal quotidien ». Ce texte lui dit également que « demain n’a de sens que si on voit loin devant et que les résultats les plus spectaculaires et aussi les plus durables se construisent de façon totalement imperceptible ». Ainsi, il explique que :

« L’action est urgente, mais patiente est la vision. Elzéard Bouffier agissait dans une sorte d’urgence. Chaque jour, sans attendre, il devait planter sa centaine d’arbres, comme s’il allait mourir le soir même. Mais cette action quotidienne trouvait son sens sur une durée de 30 ou 50 ans.

Il y a un peu d’Elzéard Bouffier dans chacun de nous. Sans que nous le sachions, les gestes que nous poserons demain – ou ceux que nous ne poserons pas – auront un impact dans 30 ou 50 ans. Et pour ceux qui ont des rêves à réaliser dans 10, 20 ou 30 ans, ceux qui veulent des chênes dans quelques décennies, il y a une certaine urgence à planter des arbres dès aujourd’hui.

Il faut donc se méfier des notions de court terme et de long terme. Certes, le court et le long terme existent. Mais ils ne s’opposent pas… ils sont tressés l’un avec l’autre ».

« La vie prend tout son sens lorsqu’on construit l’avenir, pas lorsqu’on l’attend. L’âge d’Elzéard Bouffier n’est pas anodin et apporte une autre piste de réflexion. Au début du récit, il a 55 ans. Il a donc atteint l’âge où on récolte les fruits du labeur passé. Il n’a ni femme, ni enfant, il n’a donc aucune raison de s’investir dans l’avenir.

Or, loin de couler ses jours dans un hamac à récolter des fruits, Elzéard Bouffier plantait des arbres. Il en planta jusqu’à sa mort, à 87 ans. Sachant qu’un chêne met 50 ans pour arriver à maturité… pourquoi diable faisait-il cela? Sûrement pas pour gagner sa vie, il le faisait gratuitement.

Un personnage qui observait Elzéard Bouffier quand celui-ci avait 75 ans semble l’avoir compris. Elzéard Bouffier a trouvé un fameux moyen d’être heureux. Il avait en effet compris que la vie prend tout son sens lorsqu’on construit l’avenir, pas lorsqu’on l’attend. Ainsi, l’avenir lui apportait des fruits immédiats. C’est vrai pour tout individu et pour toute organisation, peu importe leur âge ».

La mission personnelle est importante pour planter des arbres. Lorsqu’il a perdu son emploi chez RONA, c’est sa mission personnelle qui a permis à Robert Dutton de ne pas sombrer. Sa mission qu’il avait mise par écrit disait : « Participer avec d’autres à une société plus juste, plus responsable et plus humaine ». Il prit conscience qu’il ne pourrait plus planter d’arbres chez RONA, mais que sa mission ne s’éteignait pas pour autant puisqu’il pourrait continuer à planter des arbres ailleurs mais différemment.

C’est maintenant auprès de jeunes étudiants et de jeunes entrepreneurs que Robert Dutton réalise sa mission par son travail d’enseignant et de mentor. Quand il se retrouve face à une classe d’étudiants ou face à un groupe de jeunes entrepreneurs, il se dit qu’il plante des arbres, que ces jeunes pousses atteindront la maturité dans 10 ou 20 ans et qu’il profite dès maintenant de l’avenir comme le faisait Elzéard Bouffier.

Cette fable est une ode à la nature et à la vie, et nous rappelle tout ce qu’il faut de constance et de générosité pour réaliser notre vision.

Nous touchons à notre téléphone intelligent 2 617 fois par jour

Selon une étude réalisée en 2016 par la société américaine Dscout, nous ouvrons notre téléphone intelligent en moyenne 76 fois par jour pour un total de 2 617 interactions ou pressions faites sur le clavier pour envoyer des messages, consulter les réseaux sociaux, faire des recherches sur Internet, parcourir l’écran d’accueil, chercher des applications ou autres.

Cela représente 2,5 heures par jour. Souhaitons-nous vraiment y consacrer tout ce temps surtout lorsqu’on sait qu’à chaque interaction, cela prend environ 2 minutes à nous remettre dans le dossier que nous avons délaissé avant l’interaction? Voici quelques pistes de réflexion pour diminuer ce nombre d’interactions :

  • Vous connecter aux réseaux sociaux à partir de votre ordinateur seulement. Une connexion à partir de votre ordinateur pourrait être amplement suffisante et éviterait les vérifications compulsives à partir de votre téléphone intelligent.
  • Si vous gardez vos applications de réseaux sociaux sur votre téléphone intelligent, il s’agirait de décider des moments où vous regarderez votre fil d’actualité sur les réseaux sociaux. Souvent, nous consultons les réseaux sociaux de façon automatique et nous n’avons pas conscience que nous venons de le faire il y a tout juste une heure.
  • Passer moins de temps sur les réseaux sociaux. Dans une étude intitulée The welfare effects of social media, les chercheurs ont demandé à 2 844 utilisateurs américains de Facebook (chacun d’eux consultait leur page au moins 15 minutes par jour) d’arrêter de consulter Facebook pendant un mois. L’idée était de regarder si cette interruption avait la moindre conséquence sur des aspects fondamentaux de leur vie, comme leur humeur, leur façon de s’informer, etc. Suite à cette expérience, les utilisateurs ont rapporté avoir gagné 60 minutes par jour à ne pas consulter Facebook, ressenti un plus grand bien-être dans leur vie quotidienne et diminué de 23 % leur consommation de Facebook plusieurs semaines après l’expérience.
  • Désactiver les notifications de vos applications pour ne pas vous exposer à des sollicitations régulières qui détournent votre attention de ce que vous êtes en train de faire.
  • Restreindre votre abonnement aux bulletins électroniques qui vous apportent l’information dont vous avez véritablement besoin.
  • Utiliser le mode « Ne pas déranger » pour vos courriels et vos messages textes en désactivant les notifications. Vous pourrez ainsi les consulter en bloc au moment choisi.
  • Passer du temps loin de votre téléphone intelligent chaque jour. Dépendamment de votre niveau de confort, cela pourrait consister à ne pas consulter votre téléphone intelligent avant telle heure le matin ou après telle heure le soir.
  • Vous munir de l’application « Moment » qui vous permettra de mesurer le nombre de fois que vous utilisez votre téléphone intelligent chaque jour et le nombre d’heures que vous y consacrez. Vous serez ainsi en mesure de constater votre utilisation quotidienne.

L’étude nous confirme la place prépondérante du téléphone intelligent dans notre vie quotidienne. Il s’agit simplement de nous assurer que son utilisation ne nous détourne pas de nos priorités.

L’optimisme

Le 28 février 2019

L’optimisme est cette attitude mentale qui conduit certaines personnes à être contentes de tout et à être confiantes en une tournure positive des événements à venir.

Chacun d’entre nous a cette capacité d’éprouver le sentiment que le dénouement d’une situation incertaine nous sera favorable, que nous trouverons la solution, qu’il y aura une issue et qu’elle sera positive pour nous.

Pourquoi? Parce que l’optimisme est une attitude, une posture mentale qui se développe et qui s’apprend. En effet, des recherches ont établi que notre propension à l’optimisme est expliquée par trois facteurs :

  • L’hérédité : jusqu’à 50 % de l’optimisme est transmis génétiquement et est inné.
  • Les facteurs sociodémographiques : l’âge, le sexe, l’état civil, le degré d’instruction, le revenu, l’endroit où nous habitons, etc. sont responsables de 10 % de notre optimisme.
  • Les choix personnels : le 40 % restant est lié à nos choix personnels, à nos activités volontaires qui nous permettent de dépasser notre niveau d’optimisme acquis génétiquement. C’est ce 40 % qui nous autorise à dire que l’optimisme s’apprend.

Concrètement, cela veut dire que, même si nous sommes issus d’une lignée de pessimistes et que nous ne sommes pas encore complètement satisfaits de nos conditions de vie, nous pouvons quand même faire preuve d’optimisme à condition d’agir en conséquence sur ce 40 %.

L’optimisme du gestionnaire

Dans l’organisation, l’optimisme du gestionnaire est particulièrement important pour instaurer une attitude positive dans l’équipe et ainsi accroître le niveau d’implication des employés, la motivation, la performance, l’innovation et les comportements solidaires entre les collaborateurs.

L’optimisme, cela ne veut pas dire que « tout va parfaitement bien! », ce n’est pas la pensée magique, ce n’est pas faire l’autruche, ce n’est pas porter des lunettes roses en tout temps. Au contraire, l’optimisme, c’est être conscient que les choses peuvent ne pas bien aller actuellement, que le chemin peut être difficile, mais que, malgré tout, nous restons confiants en la réussite ultime de nos objectifs ou de nos projets.

François Gabilliet, professeur de psychologie et de management à ESCP Europe (Paris) et docteur en sciences de la gestion, nous rappelle dans son livre L’éloge de l’optimisme qu’on reconnaît un gestionnaire optimiste à travers quatre attitudes fondamentales qui structurent sa relation au quotidien avec les membres de son équipe :

  • Le gestionnaire optimiste concentre l’essentiel de son action sur les forces de ses collaborateurs. Il crée un environnement propice pour qu’ils puissent utiliser leurs forces régulièrement. Surtout il est conscient qu’une force est à la fois un talent et une passion, et que seuls ces deux éléments réunis permettront à ses collaborateurs de faire une différence.
  • Le gestionnaire optimiste privilégie les solutions. En cas de difficultés majeures, il ne s’attarde pas au pourquoi des choses. Il se concentre surtout sur le « comment faire pour », c’est-à-dire, sur la recherche immédiate de voies alternatives ou d’opportunités nouvelles nées de la difficulté rencontrée. Il sait qu’il n’y a que l’action qui peut changer les choses.
  • Le gestionnaire optimiste traque les petites victoires. Il ne manque pas de féliciter un collaborateur après avoir gagné, d’encourager un employé pendant qu’il est en train de fournir un effort, de célébrer formellement avec son équipe une victoire d’étape, un obstacle franchi avec brio, une avancée technologique, un nouveau client. Bref, un gestionnaire optimiste aime prendre ses collaborateurs en « flagrant délit de réussite » aussi modeste soit-elle.
  • Le gestionnaire optimiste pousse à la persévérance et à la prise de risque. Il sait ce qu’il fera si les choses tournent mal et se donne à l’avance le droit d’essayer de nouveau. Il permet à ses collaborateurs de prendre des risques, d’innover et de faire bouger les choses. Il accorde le droit à l’erreur dès lors que cette erreur peut être analysée et représenter une source d’apprentissage.

En résumé, une personne optimiste, c’est quelqu’un qui, en toutes circonstances, va tenter d’optimiser la situation puisque c’est la posture mentale la plus prometteuse pour se motiver soi-même et mobiliser les gens autour de nous.

Gagnez 81 minutes par jour dans la gestion de vos courriels

Selon une étude réalisée par McKinsey Global Institute en 2012, nous passerions 28 % de notre journée de travail à lire et à répondre à nos courriels. Pour l’employé à temps plein en Amérique du Nord qui travaille en moyenne 9,4 heures par jour, cela représenterait 2,6 heures et 120 messages reçus quotidiennement. La compagnie Adobe est arrivée à des résultats similaires en 2018 avec 3,1 heures par jour à gérer nos courriels au travail.

Dans un article paru dans le Harvard Business Review du 22 janvier 2019, on explique que Zarvana, une entreprise qui enseigne des pratiques de gestion du temps fondées sur la recherche, a cherché à déterminer s’il existait des moyens pour réduire les 2,6 heures journalières consacrées aux courriels sans sacrifier l’efficacité. Après avoir fait des recherches auprès de 1 000 employés de bureau, Zarvana est arrivé à la conclusion que nous pourrions économiser plus de la moitié du temps à gérer nos courriels, soit 81 minutes par jour.

Voici les cinq façons dont nous perdons inutilement 81 minutes par jour dans la gestion de nos courriels et comment nous pourrions les récupérer.

1.Nous consultons trop souvent nos courriels, ce qui fait perdre 21 minutes par jour. En effet, nous traitons nos courriels 15 fois par jour ou toutes les 37 minutes alors que seulement 11 % des clients et 8 % des collègues attendraient une réponse dans moins d’une heure. Cependant, comme environ 40 % des personnes attendraient une réponse dans environ une heure, si nous prenions l’habitude de consulter nos courriels toutes les heures plutôt que toutes les 37 minutes, nous gérerions notre boîte de courriels 9 fois par jour, au lieu de 15, soit six consultations en moins et une économie de 12,8 minutes par jour. Cette économie de temps s’explique par le fait que chaque fois que nous traitons nos courriels, nous prenons 2,13 minutes à retrouver notre concentration sur la tâche que nous avons délaissée avant d’aller consulter nos courriels. Comme nous avons six consultations en moins, nous gagnons ainsi 12,8 minutes par jour.

De plus, les visites à la boîte de réception ne sont pas le seul moyen de vérifier nos courriels. Beaucoup de personnes lisent également les notifications visuelles qui apparaissent dans le coin de leur ordinateur chaque fois qu’un courriel arrive, ce qui prend environ 6 secondes par notification. Comme les gens lisent les 2/3 des notifications visuelles des 120 courriels reçus, nous constatons un gain de temps de 8 minutes par jour, si nous enlevons toute notification visuelle de notre ordinateur.

La solution est simple. Il s’agit de désactiver les notifications visuelles et de planifier 10 minutes toutes les heures pour consulter nos courriels. Bien sûr, si nous sommes en mesure de consulter nos courriels 3-4 fois par jour (au lieu de toutes les heures), cela est encore mieux puisque nous gagnons davantage de temps. L’important est de consulter nos courriels suffisamment souvent pour que notre boîte de réception soit vide à la fin de la journée.

Pour certains, cette façon de faire peut paraître peu viable compte tenu de leur rôle dans l’organisation. Pour d’autres, cela peut être inconfortable puisqu’ils sont habitués à réagir à ce qui leur arrive en quelques minutes. Cependant, en essayant cette approche, la plupart des personnes trouvent que leurs temps de réponse rapides étaient inutiles.

2.Nous ne vidons pas notre boîte de réception tous les jours, ce qui fait perdre 27 minutes par jour. Au départ, les employés de bureau ont 200 courriels accumulés dans leur boîte de réception. Ensuite, ils en reçoivent 120 nouveaux chaque jour mais ne répondent qu’à 25 % d’entre eux. Si l’employé ne nettoie pas sa boîte de courriels tous les jours, il voit donc s’ajouter 90 courriels quotidiennement dans sa boîte de réception. Le problème est que chaque fois qu’il ira consulter sa boîte de réception, il ne pourra faire autrement que de relire 10 % des courriels (selon l’étude) à raison de 4 secondes par courriel, et ceci 15 fois par jour, pour un temps moyen de 27 minutes par jour.

Ainsi, pour éviter cette perte de temps reliée à la relecture des courriels, il faut toujours vider sa boîte de réception tous les jours en posant l’une des cinq actions suivantes à chacun des courriels lus : le supprimer, le classer, y répondre, le transférer ou le transformer en tâche.

3.Nous utilisons trop de dossiers pour retrouver nos courriels, ce qui fait perdre 14 minutes par jour. Comme les employés tardent à répondre aux courriels 37 % du temps, la recherche de courriels que nous avons déjà lus et auxquels nous désirons répondre plus tard constitue une part importante du travail du traitement de courriels.

La plupart des gens traitent cela en créant des dossiers pour divers sujets ou personnes ou types de message et en les classant en conséquence. En moyenne, les utilisateurs ont 37 dossiers électroniques sous la main. Mais cette approche, à savoir de cliquer sur les dossiers pour trouver un courriel déjà lu, est plus lente que la recherche avec des mots-clés.

Vaut mieux ne créer que très peu de dossiers (voir point 4 ci-dessous) et faire une recherche par mots-clés. Pour ce faire, il va peut-être falloir que vous changiez l’objet du courriel lorsque vous le recevrez. Par exemple, si vous avez demandé à plusieurs fournisseurs de vous envoyer une soumission pour l’achat d’ordinateurs, vous vous assurerez d’inscrire dans l’objet des courriels, lorsque vous les recevrez, des mots-clés comme « Soumission ordinateurs ». De cette façon, lorsque vous ferez une recherche avec les mots-clés « Soumission ordinateurs », vous retrouverez les courriels de tous les fournisseurs relatifs à cette soumission.

4.Nous utilisons trop de dossiers pour classer nos courriels, ce qui fait perdre 11 minutes par jour. Environ 10 % du temps total passé dans la gestion des courriels est consacré au classement des courriels que nous souhaitons conserver.

Les 37 dossiers empilés du côté gauche de l’application de messagerie de la plupart des utilisateurs ne sont pas nécessaires pour classer les courriels. Nous aurions besoin tout au plus de deux dossiers : « Courriels gardés » pour les courriels que nous désirons conserver et « Lecture » pour les infolettres, rapports ou autres que nous désirons lire.

Ainsi, passer de 37 à 2 dossiers permettrait de gagner 11 minutes par jour puisque moins nous avons de choix, moins il nous faut du temps pour prendre une décision à savoir dans quel dossier classer le courriel.

5.Nous lisons et traitons des courriels non importants, ce qui fait perdre 8 minutes par jour. Soixante-deux pour cent des courriels reçus ne sont pas importants. En moyenne, nous en ouvrons 20 % et passons 17,5 secondes à lire chacun d’entre eux, soit près de 5 minutes par jour. Pour les 80 % restants, nous les supprimons et chaque suppression prend 3,2 secondes, soit plus de 3 minutes par jour. Nous devrions donc porter une attention particulière à nous désabonner des messages non importants et des courriels indésirables.

En résumé, vous pourriez gagner jusqu’à 81 minutes par jour dans la gestion de vos courriels en mettant en œuvre ces cinq pratiques :

  • Désactivez les notifications visuelles et planifiez 10 minutes toutes les heures pour consulter vos courriels pour un maximum de 9 consultations par jour (+21 minutes/jour)
  • Videz votre boîte de réception tous les jours (+27 minutes/jour)
  • Utilisez la fonctionnalité de recherche pour retrouver les courriels (+14 minutes/jour)
  • N’utilisez que deux dossiers de messagerie : « Courriels gardés » et « Lecture » (+11 minutes/jour)
  • Désabonnez-vous des courriels non importants et indésirables (+8 minutes/jour)

Notre agenda 2019

Décembre 2018

Agenda 2019Cette année, nous vous proposons de nouveau notre agenda 2019 en format PDF. Pour vous le procurer, vous n’avez qu’à appuyer ici : Agenda 2019.

Pour bien gérer votre temps et vos priorités, l’agenda est l’outil le plus important. Non seulement il vous aide à réaliser vos objectifs quotidiens, hebdomadaires et mensuels, mais il vous permet également de ne rien oublier en notant vos rendez-vous et vos réunions de même que les différentes informations relatives à votre travail et à votre vie personnelle.

Vous trouverez dans cet agenda sept fiches qui vous aideront en ce sens. Les deux premières pages de l’agenda vous expliquent de quelle façon utiliser chacune de ces fiches.

Si vous désirez utiliser l’agenda en format papier, vous pourrez le faire en photocopiant recto verso les pages 2 à 146. Ainsi, elles se placeront au bon endroit et vous pourrez visualiser chaque semaine en un coup d’œil. Il ne vous restera qu’à imprimer la page couverture et la page arrière pour compléter le tout.

Si vous désirez plutôt utiliser l’agenda sous sa forme électronique, vous pourrez le faire avec le logiciel « PDF Pro » qui vous permet d’éditer les pages à l’écran.

Sur ce, je vous souhaite une très belle utilisation de cet agenda!

L’agenda 2018 du temps des fêtes

Noël arrive à grands pas! Pour vous éviter de vous retrouver avec un tas d’activités à entreprendre à la dernière minute, nous vous proposons de nouveau cette année notre « Agenda du temps des fêtes » pour vous aider à planifier vos activités familiales, vos repas, vos réceptions, la décoration de votre maison, votre magasinage, l’emballage de vos cadeaux, l’envoi de vos cartes de Noël et l’hébergement de vos invités, s’il y a lieu. Nous avons fait en sorte que cet agenda soit éditable, c’est-à-dire, que vous puissiez écrire vos notes à l’écran dans les listes de l’agenda et le calendrier.

Nous vous suggérons une planification à rebours de huit semaines pour que vous puissiez bénéficier du temps nécessaire à la préparation de toutes ces activités sans vous sentir dans l’urgence. Voici donc les grandes lignes qui vous sont présentées dans cet agenda du temps des fêtes.

  • Un calendrier
    Pour vous aider à planifier huit semaines à l’avance, vous trouverez le calendrier des mois de novembre et de décembre. Vous n’aurez alors qu’à y inscrire les activités au moment où vous aimeriez les accomplir.
  • Une planification à rebours
    Pour chaque semaine et pendant huit semaines jusqu’au jour de Noël, soit du 1er novembre au 25 décembre, nous vous suggérons des activités à mener qui concernent vos préparatifs et vos réceptions. N’hésitez pas à personnaliser cette planification en fonction de vos propres besoins.
  • Des listes
    Pour vous préparer, vous aurez besoin des listes suivantes, lesquelles sont incluses dans l’agenda :

    • Menu de Noël
    • Noms de vos invités
    • Emplettes de Noël
    • Cadeaux de Noël
    • Cartes de Noël
    • Décorations de Noël
    • Hébergement de vos invités

Sur ce, nous vous souhaitons une très belle préparation du temps des fêtes!

 

Travailler sans interruption et le bonheur vont de pair

Meik Wiking, président de l’Institut de recherche sur le bonheur de Copenhague, a publié en 2018 « Le livre du Lykke – Le tour du monde des gens heureux » dans lequel il répertorie l’ensemble des facteurs de bonheur à travers le monde.

Bien sûr, certains de ces facteurs concernent le travail et l’un d’entre eux est la gestion des interruptions. L’auteur démontre que si les employés bénéficient de la liberté pour travailler sans interruption sur une tâche, ils s’approchent incontestablement un peu plus du bonheur. Le mot clé ici est « liberté » : si les employés ont la liberté d’organiser leur travail comme bon leur semble avec la certitude de ne pas être dérangés, ils seront automatiquement plus heureux.

Ainsi, trois choses nous empêcheraient de travailler sans interruption selon l’auteur : les réunions, les gestionnaires et les courriels. Ce qui annihile grandement notre productivité puisque nous nous retrouvons bien souvent à faire entrer, entre deux réunions, dans des trous de 10 à 20 minutes, des tâches qui nécessitent de la concentration et de longues périodes sans interruption pour être effectuées correctement.

Pour résoudre ce problème, l’auteur suggère de mettre en place des « jeudis sans parler », le premier ou le dernier jeudi de chaque mois, et d’instaurer une règle, à savoir que personne n’a le droit de se parler ce jour-là. Pas d’interruptions, seulement du silence, et là, nous pourrions enfin avancer dans notre travail. Si une journée entière sans se parler est impossible, des « zones créatives » quotidiennes comme deux heures entières ininterrompues pourraient être créées de façon à travailler sur des tâches qui exigent toute notre concentration.

Cela pourrait être également des demi-journées, comme l’a fait la compagnie Intel qui a expérimenté le « temps calme du mardi matin » avec un système d’affiche sur la porte « Ne pas déranger ». Trois cents ingénieurs et gestionnaires se sont mis d’accord pour réduire au minimum les interruptions les mardis matin : aucune réunion prévue et les appels téléphoniques renvoyés sur messageries. L’objectif était d’assurer quatre heures de « temps de réflexion » et d’en mesurer les conséquences.

Le test a duré sept mois, et 71 % des participants ont recommandé de l’étendre à d’autres services. Intel a conclu que l’essai avait été un « succès en termes d’augmentation de la productivité des salariés, d’efficacité et de qualité de vie au travail pour bon nombre de collaborateurs à divers postes de l’entreprise ».

Ainsi, jouir de temps sans interruption a été une source de productivité et de bonheur chez Intel, mais il est possible que votre lieu de travail ait besoin d’adapter ce système. Au Danemark, par exemple, où les employés bénéficient d’un haut niveau de liberté et d’autonomie, c’est le télétravail qui leur permet de travailler sans réunions, sans interruption. En effet, les Danois ont souvent le droit de délocaliser une partie de leur charge de travail à la maison. Selon l’auteur, c’est une des raisons qui expliquent que 94 % des Danois se disent heureux de leurs conditions de travail et que 58 % d’entre eux continueraient de travailler même s’ils n’en avaient plus le besoin financier.

Pourquoi ne pas lancer une conversation au bureau sur la façon dont vous pourriez mettre en place des idées comme les « zones créatives », le « temps calme du mardi matin » ou le « télétravail » pendant lesquelles aucune réunion n’aurait lieu, aucun appel téléphonique ne serait passé et aucun courriel ne serait lu ou envoyé? Convainquez les gens de faire un essai pendant un mois ou deux, et mesurez par la suite les résultats en termes de productivité et de satisfaction des employés.

Dans la formation que nous donnons depuis 1987 intitulée « La gestion du temps et des priorités », la gestion des interruptions a toujours été un élément important à considérer pour augmenter notre productivité. Toutefois, ce que nous apprenons dans les différentes recherches aujourd’hui est que la gestion des interruptions a également le pouvoir de nous rendre heureux puisqu’elle offre un élément de liberté : du temps libre de toute interruption.

Comme le disait Périclès, l’homme d’État athénien : « Il n’est point de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage ».