Les gens heureux réussissent-ils mieux au travail?

Septembre 2012

«Lorsque les gens travaillent dans un état d’esprit positif, les recherches montrent une amélioration de la performance sur presque tous les plans – productivité, créativité, investissement.» C’est ce que révèle Shawn Achor dans son article «L’intelligence positive» paru dans la revue Premium de l’été 2012.

Chercheur et conférencier sur le lien entre le bonheur des employés et leur réussite, l’auteur mentionne qu’il a observé dans 48 pays que «chaque résultat opérationnel est amélioré lorsque l’esprit de l’employé est positif».

Il s’est donc penché sur deux grands moyens pour aider les employés à augmenter leur niveau de bonheur au travail: développer de nouvelles habitudes de vie au travail et changer sa perception du stress.

Développer de nouvelles habitudes de vie au travail
D’abord l’auteur a voulu réfuter une idée faussement répandue, à savoir que notre bagage génétique et notre environnement déterminent notre degré de bonheur. Ces deux facteurs ont un impact certes. Cependant le sentiment de bonheur général de chacun est étonnamment malléable. En effet, le cerveau a cette capacité de se modifier et de se reconfigurer à mesure que nous développons de nouvelles habitudes.

Cinq habitudes peuvent produire un effet durable sur un état d’esprit positif. L’auteur suggère de choisir un exercice parmi les cinq suivants et de l’exécuter chaque jour pendant trois semaines:

  • Noter trois choses pour lesquelles vous êtes reconnaissant.
  • Écrire un message positif à une personne de votre réseau de soutien social.
  • Méditer à votre bureau pendant deux minutes.
  • Faire de l’exercice pendant dix minutes.
  • Prendre deux minutes pour décrire dans un journal l’expérience la plus importante que vous avez vécue au cours des 24 dernières heures.

Les études démontrent que, parmi tous ces gestes, ce sont ceux qui sont orientés vers les autres qui auraient le plus d’impact sur le bonheur : par exemple écrire un message positif à une personne de son réseau social, aider ses collègues, inviter des collègues à dîner, souligner un anniversaire, etc.

Quatre mois après la fin de l’exercice choisi pendant trois semaines, l’auteur a mesuré le pointage moyen des participants sur l’échelle de la satisfaction dans la vie – un paramètre largement reconnu comme l’un des plus importants indicateurs de productivité et de bonheur au travail. Le pointage est passé de 22,96 avant le programme à 27,23 quatre mois plus tard sur une échelle de 35 points, une hausse significative, selon l’auteur. Ainsi un seul exercice rapide chaque jour a été suffisant pour aider ces personnes à se maintenir dans un état de plus grand bonheur quatre mois après la fin du programme d’exercice. Le bonheur était devenu une habitude.

Changer sa perception du stress
Outre les nouvelles habitudes de vie au travail, notre perception du stress représenterait un autre facteur d’influence sur notre bonheur au travail. Pour ramener notre esprit à penser de façon positive et productive lorsque nous sommes stressé, il est bon de se rappeler que le stress a son bon côté. Par exemple, l’auteur a demandé à des cadres d’énumérer les cinq expériences qui les avaient le plus transformés. La plupart des expériences décrites étaient pourtant très stressantes. On voit ainsi que le stress n’est pas seulement un obstacle à la croissance mais qu’il peut aussi en être le moteur.

Lorsque vous êtes stressé, essayez cet exercice. Dressez une liste des facteurs de stress que vous ressentez. Répartissez-les en deux groupes: ceux que vous pouvez maîtriser (comme un projet) et ceux qui sont indépendants de votre volonté (comme un changement d’orientation de l’entreprise). Choisissez une situation stressante que vous pouvez maîtriser et pensez à une petite mesure concrète que vous pouvez prendre pour réduire le stress.

Cultiver son esprit à penser de façon positive est bon pour l’employé certes mais aussi pour l’entreprise qui, selon les recherches, bénéficiera d’une clientèle nettement plus satisfaite et de bénéfices accrus.

Sur ce, je vous souhaite un très beau mois de septembre et au plaisir de vous retrouver en octobre pour le prochain bulletin.

Le multitâche : un obstacle à la productivité

Mars 2011

Êtes-vous un adepte du multitâche? Eh bien, une étude récente, réalisée en avril 2010 par le professeur en sciences cognitives Jason Watson de l’Université de l’Utah, révèle qu’une infime partie de personnes, soit 2,5% seulement de la population, seraient capables de réaliser deux tâches simultanément sans que cela nuise à leur concentration. Quant au 97,5% des gens restant, leur cerveau ne parvient tout simplement pas à garder son efficacité en mode multitâche.

Pour arriver à cette statistique, le département des sciences cognitives de l’Université de l’Utah a fait passer un test à 200 participants. Ces derniers devaient tester un simulateur de conduite tout en soutenant une conversation téléphonique qui exigeait d’eux un minimum de concentration.

Selon le professeur Watson «une zone particulière du cortex frontal gère l’attention accordée aux différentes tâches. Lorsque l’on tente de faire deux choses à la fois, il en résulte une sorte de compétition pour accaparer les ressources limitées du cerveau.» Voilà pourquoi il est dangereux de conduire en téléphonant. Cela explique également pourquoi le mot «productivité» ne s’applique pas à ceux qui tentent d’écrire un rapport important tout en surveillant l’écran de leur téléphone intelligent.

En effet, si les résultats de ce test présentent des applications concrètes en matière de prévention routière, ils tendraient également à démontrer que le multitâche ne serait pas un instrument de productivité au travail mais, au contraire, un facteur de dispersion.

Aussi une deuxième étude, réalisée par des chercheurs français en avril 2010 et publiée dans la revue Science, conclut que le cerveau humain n’est pas conçu pour faire plus de deux choses à la fois. Selon les conclusions de cette étude, lorsqu’une personne est confrontée à une seule activité, les deux lobes frontaux du cerveau demeurent actifs. Toutefois, lorsqu’il faut traiter deux tâches en même temps, chaque lobe frontal se voit affecté à une tâche bien précise. Cependant, dès lors qu’une troisième activité s’amorce, les chercheurs constatent une augmentation du nombre d’erreurs et un temps de réponse de plus en plus médiocre.

Un cerveau en monotâche
Ainsi les experts sont unanimes: le cerveau humain semble être résolument monotâche, à savoir qu’il est fait pour traiter une seule tâche à la fois (ou deux, à la limite).

Pourtant le concept du multitâche est bien à la mode et plusieurs personnes s’entêtent à vouloir tout faire en même temps, comme de répondre à leurs appels téléphoniques ou à leurs courriels dans la seconde. Pour les personnes multitâches, «tout est source de distraction», conclut une autre étude de l’Université de Stanford réalisée en août 2009. Les personnes multitâches figurent parmi celles qui possèdent la moins bonne capacité d’attention.

Si vous vous retrouvez dans cette manie du multitâche, voici quatre conseils que vous pourriez suivre:

  1. Reconnaissez que votre cerveau ne peut faire qu’une seule chose à la fois (ou deux, à la limite) et le faire bien. Concentrez-vous donc sur les activités les plus importantes plutôt que d’essayer de tout faire.
  2. Prenez l’habitude de rédiger une liste d’activités pour la journée, de les prioriser et de vous allouer un temps spécifique pour chaque tâche.
  3. Avant de commencer à travailler sur vos priorités de la journée, éteignez votre téléphone cellulaire, activez votre boîte vocale et résistez à la tentation de vérifier vos courriels. Rappelez-vous que cette consigne n’est appliquée que pour un temps relativement court, c’est-à-dire le temps de terminer la tâche que vous avez planifiée.
  4. Instaurez des «journées sans interruptions». Le manque d’attention et de concentration au travail représente un tel fléau que certaines entreprises ont décidé d’établir des «journées sans interruptions» pour permettre à leurs employés de se consacrer, sans être interrompus, à des projets qui exigent réflexion et concentration. C’est le cas d’Intel, aux États-Unis, qui a mené un projet pilote. Pendant sept mois, une fois par semaine pendant quatre heures, 300 ingénieurs et gestionnaires se sont isolés dans leur bureau avec un écriteau «ne pas déranger» sur leur porte. Ils ont cessé de vérifier leurs courriels et ont dirigé tous leurs appels vers une boîte vocale. Les résultats se sont avérés très positifs. Selon Intel, cette période calme a aidé les employés à améliorer leur efficacité.

Les chercheurs continuent à diriger des études sur le multitâche pour mieux en comprendre les effets. En attendant, peut-être vaudrait-il mieux s’inspirer de la citation toujours d’actualité de Didier Esrame: «Celui qui court deux lièvres à la fois n’en prend aucun.»

Sur ce, je vous souhaite un excellent mois de mars et au plaisir de vous retrouver le mois prochain.

Trucs de productivité – Partie 9

Janvier 2009

Commencez votre journée du bon pied!
La façon dont vous passez votre première heure de travail détermine bien souvent votre niveau de productivité pour la journée. Voici donc quelques suggestions pour commencer votre journée du bon pied.

  1. Avant de quitter le bureau, planifiez votre journée du lendemain et déterminez les priorités sur lesquelles vous travaillerez durant votre première heure de travail. Veillez à laisser votre bureau en ordre.
  2. Prenez une bonne nuit de sommeil, de façon à avoir l’esprit dispos le lendemain. Ne sacrifiez jamais votre sommeil pour accomplir plus de travail. C’est pendant le sommeil que nos cellules se régénèrent et que notre mémoire à long terme se forme.
  3. Ne restez pas au lit une fois éveillé. Au contraire, levez-vous et profitez de ce moment de liberté pour faire de l’exercice, par exemple une marche rapide, pour vous aider à démarrer votre journée.
  4. Une fois rendu au bureau, jetez un coup d’œil aux priorités que vous avez planifiées la veille pour votre première heure de travail et mettez-vous immédiatement à la tâche. Si des urgences sont arrivées entre temps, refaites votre planification et consacrez-vous à vos nouvelles priorités.
  5. Ne répondez pas à vos courriels et à vos messages téléphoniques avant d’avoir complété votre première heure de travail. Cette première heure de la journée doit être consacrée à des activités prioritaires plutôt qu’à des tâches de routine ou administratives.

Comment choisir vos priorités de la journée
Si vous éprouvez de la difficulté à discerner vos plus grandes priorités de la journée, posez-vous la question suivante: «Si je devais partir en vacances demain soir et que je n’avais le temps de m’occuper que d’une seule chose, qu’est-ce que je ferais?» Il y a de fortes chances que les activités qui vous viennent alors à l’esprit soient vos plus grandes priorités.

La loi du 20/80 dans la délégation
Si vous êtes gestionnaire et que vous pouvez déléguer des tâches à vos collaborateurs, posez-vous la question suivante lorsque vous planifiez votre journée: «Un de mes collaborateurs serait-il capable d’exécuter la tâche aussi bien que moi à 80 %?» Si oui, confiez-lui cette tâche. Vous pourrez ainsi consacrer votre temps et votre énergie à des tâches que vous seul êtes en mesure d’accomplir.

Citation du mois
«Un bon plan résolument mis en œuvre tout de suite vaut mieux qu’un plan parfait exécuté la semaine prochaine.» Général George S. Patton.

Gérez vos interruptions

Novembre 2008

Une étude récente a révélé que les gens au travail sont interrompus en moyenne toutes les 11 minutes. Si vous subissez de tels arrêts, il vous sera évidemment difficile de vous montrer efficace. Voici donc quelques suggestions pour vous aider à gérer ces interruptions lorsque vous aurez besoin de vous concentrer.

  1. Fermez la porte de votre bureau ou choisissez un endroit tranquille pour travailler, par exemple un bureau inoccupé, une salle de réunion ou même la cafétéria (sauf à l’heure du dîner).
  2. Placez sur votre porte, votre paravent ou votre surface de travail une affiche sur laquelle on lira un texte tel que : «S.V.P. ne pas déranger», «De retour à 14 h», «Heure de concentration», etc.

  3. Filtrez vos appels téléphoniques et abstenez-vous de prendre vos courriels.
  4. Pensez à utiliser un système d’horaire flexible. Par exemple, si vous arrivez au bureau avant vos collègues de travail et avant que le téléphone ne commence à sonner, vous pourrez travailler sans interruptions.
  5. Dîner plus tôt ou plus tard qu’aux heures habituelles. Ainsi, vous ferez face à moins
    d’interruptions, puisque la majorité des gens seront partis manger.
  6. Si les stratégies mentionnées ci-dessus ne fonctionnent pas, demandez à un de vos collègues de prendre vos appels téléphoniques pendant une heure. Lorsque l’heure est terminée, occupez-vous des appels à votre tour pour permettre à l’autre personne de travailler sans être dérangée.
  7. Si votre bureau se situe dans une aire ouverte, aménagez-le de façon qu’il soit le plus privé possible en ajoutant des paravents ou des plantes. Placez également votre bureau pour éviter de faire face aux allées et venues des gens. Ainsi, vous ne capterez pas du regard les personnes qui circulent et celles-ci seront moins tentées d’entrer dans votre bureau.
  8. Surveillez les moments où vous avez tendance à vous interrompre vous-même pour régler une situation non urgente. Le fait de diminuer vos moments d’interruptions vous permettra de travailler et de demeurer concentré sur vos priorités. Toutefois, il faut prêter attention à ce que ces stratégies ne nuisent pas à votre service à la clientèle. Ainsi, si vous occupez un poste de service à la clientèle et que vous vous apprêtez à travailler sur vos priorités pour quelques heures, il est important que quelqu’un soit disponible dans votre service pour accueillir les clients, tant externes et qu’internes.

Citation du mois
«Quand une interruption survient, évaluez rapidement son degré d’importance pour l’atteinte de vos objectifs.» Nancy Stephens

Trucs de productivité – Partie 8

Octobre 2008

Utilisez la technique « pile ou face » dans vos décisions
Si vous hésitez sur la décision à prendre par rapport à une situation, Mark McCormack suggère, dans son livre «What they don’t teach you at Harvard Business School», de ne pas s’acharner à travailler sur sa liste de «pour et contre» mais plutôt d’utiliser la technique «pile ou face». Cette technique consiste à lancer une pièce de monnaie en l’air en pariant sur le résultat : par exemple, «pile», vous le faites; «face», vous ne le faites pas. L’important ici n’est pas tant le résultat obtenu (pile ou face) que les sentiments que vous ressentez à l’instant où la pièce de monnaie se trouve en l’air. Faites-en l’expérience et demandez-vous par la suite ce que vous espériez à ce moment-là : que la pièce tombe sur «pile» ou plutôt sur «face»? L’auteur affirme que ce sont bien souvent les sentiments ressentis par rapport à une situation qui nous aident à prendre la bonne décision.

Demeurez motivé
Quand vous quittez le bureau en fin de journée, concentrez-vous sur tout ce que vous avez accompli au cours de la journée plutôt que sur toutes les tâches qu’il vous reste à réaliser.

Sortez pour dîner
Notre horloge biologique s’appuie sur une exposition à la lumière pour bien fonctionner. C’est pourquoi un dîner à l’extérieur est beaucoup plus bénéfique à notre bien-être et à notre productivité qu’un repas pris à la cafétéria.

Écrivez des messages électroniques précis
Prêtez attention à la précision de vos messages électroniques lorsque vous les rédigez. Par exemple, ne dites pas «aujourd’hui» ou «demain», puisque vous ignorez à quel moment votre destinataire recevra ou lira votre message. Dites plutôt : «demain, mardi» ou «demain, mardi, 14 octobre». En spécifiant le jour et/ou la date, vous vous assurez ainsi de ne créer aucune ambiguïté.

Notez immédiatement les informations relatives à vos suivis
Lorsque vous inscrivez une date de suivi à votre agenda, prenez l’habitude de noter immédiatement le numéro de téléphone de la personne auprès de qui vous effectuerez le suivi. Inscrivez également l’information dont vous aurez besoin au cours de l’appel. Cela prend moins de temps de noter immédiatement ces informations que de les rechercher plus tard au moment du suivi.

Organisez-vous avant de conduire
Avant de prendre la route, assurez-vous que votre automobile est en bonne condition, que le plein d’essence est fait et que l’itinéraire a été planifié. Écoutez les nouvelles sur la circulation. Apportez tout le matériel nécessaire à votre voyage : cartes routières, monnaie pour les parcomètres, documents de travail prioritaires pour vous occuper si vous subissez des moments d’attente en cours de route, cellulaire et ordinateur portable. Finalement, allouez-vous plus de temps que nécessaire pour vous rendre à destination; si vous arrivez tôt, vous pourrez toujours travailler sur vos dossiers.

Citation du mois
«L’ancêtre de toute action est une pensée.», Ralph Waldo Emerson

Quinze trucs pour augmenter votre productivité au téléphone

Septembre 2008

Le temps passé au téléphone peut vous faire économiser beaucoup de temps mais il peut aussi vous en faire perdre beaucoup si vous ne gérez pas votre temps d’appel avec efficacité. Voici donc quinze trucs pour maximiser votre temps au téléphone.

  • Ayez toujours un but. S’il y a plusieurs points dont vous aimeriez discuter au cours de l’appel, mettez-les par écrit avant de faire votre appel, de façon à ne rien oublier. En effet, les statistiques démontrent que l’on perdrait deux heures par semaine à rappeler une deuxième fois une personne à qui on a oublié de dire quelque chose la première fois. Également, commencez toujours à discuter des points les plus importants en premier. Ainsi, si la conversation téléphonique devait s’écourter, vous vous serez acquitté de vos priorités.
  • Regroupez vos appels. Ne faites pas vos appels de façon sporadique tout au long de la journée. Au contraire, concentrez vos appels durant certaines périodes seulement, telles que de 9h00 à 9h30, 11h30 à 12h00 et 15h30 à 16h00.
  • Faites vos appels prioritaires tôt le matin. Vous verrez que vous aurez beaucoup plus de succès à rejoindre les gens tôt le matin puisque bon nombre d’entre eux passent au bureau avant de se rendre à leurs réunions ou à leurs rendez-vous. Et si vous n’êtes pas en mesure de rejoindre votre interlocuteur, vous constaterez que vous recevrez un retour d’appel rapidement puisque les appels sont souvent retournés selon leur ordre d’arrivée.
  • Prenez des notes pendant l’appel. Si l’appel nécessite une action de votre part, notez-la immédiatement par écrit lorsque vous êtes au téléphone. Vous vous assurez ainsi de ne rien oublier.
  • Munissez-vous d’un casque d’écoute. Si vous avez à prendre des notes régulièrement lorsque vous êtes au téléphone, un casque d’écoute vaut vraiment l’investissement. C’est ainsi que vous serez capable de faire plusieurs choses à la fois, telles qu’écrire, taper un texte et/ou vous lever pour aller chercher un dossier dans vos classeurs. Vous serez aussi beaucoup plus à l’aise et vous vous éviterez des tensions musculaires.
  • Ne vous laissez pas interrompre en tout temps. Ne vous sentez pas obligé de répondre au téléphone en tout temps, à moins que vous occupiez un poste de service à la clientèle. Sinon, vous ne réussirez jamais à faire tout ce que vous avez à faire et à travailler sur vos priorités. Répondez uniquement si vous n’êtes pas en train de travailler sur une tâche importante. Mais aussitôt la tâche importante terminée, retournez vos appels de façon à donner un bon service à vos clients internes et externes.
  • Laissez des messages complets. Quand vous laissez un message dans la boîte vocale de la personne que vous tentez de joindre, laissez l’objet de votre appel. Si vous n’êtes pas à votre bureau au moment où la personne retourne votre appel, elle sera quand même en mesure de donner des éléments de réponses à votre message. Également, pour augmenter les chances de parler à votre interlocuteur de vive voix, mentionnez-lui les moments où il peut vous rejoindre.
  • Déléguez. Si votre adjointe ou un autre de vos collaborateurs prend vos appels alors que vous n’êtes pas disponible, demandez-leur d’offrir de l’aide à l’interlocuteur. De cette façon, l’interlocuteur sera satisfait puisqu’il aura obtenu l’information qu’il cherchait et quant à vous, vous n’aurez pas à retourner l’appel. De façon générale, essayez de déléguer vos appels lorsque cela est possible.
  • Faites prendre des messages complets. Former vos collaborateurs à prendre des messages complets, c’est-à-dire, le nom de la personne et de l’organisation, le numéro de téléphone ainsi que le poste téléphonique, la raison de l’appel et le meilleur moment pour retourner l’appel. En prenant soin de noter le poste téléphonique, cela vous permettra d’accéder plus rapidement à la personne lorsque l’entreprise fonctionne par boîtes vocales. Et en connaissant la raison de l’appel, vous pourrez mieux vous préparer et être ainsi plus efficace.
  • Considérez d’utiliser le courriel ou le télécopieur. Demandez-vous toujours si l’appel est nécessaire. Souvent, l’envoi d’un courriel ou d’une télécopie est plus approprié. Le message est souvent plus court et va droit au but sans compter que cela n’interrompt pas l’autre personne.
  • Accumulez vos questions. Lorsque vous communiquez plusieurs fois par jour avec une personne, demandez-vous si vous ne pouvez pas accumuler vos questions et ne communiquer qu’une seule fois avec la personne au cours de la journée. Vous éviterez ainsi de vous interrompre dans votre travail et d’interrompre l’autre personne.
  • Fixez des rendez-vous téléphoniques. Si cela est possible, planifiez un rendez-vous téléphonique au lieu d’une rencontre. Vous économisez ainsi votre temps de déplacement.
  • Faites vos appels debout. Si vous trouvez que vous parlez trop longtemps au téléphone, essayez de faire vos appels debout. Vous remarquerez que vos appels ont tendance à être plus courts si vous ne vous asseyez qu’une fois l’appel terminé.
  • Profitez des moments d’attente. Gardez-vous de petites tâches sur lesquelles vous pourrez travailler si jamais on vous met en attente.
  • Concluez poliment. Lorsque vous sentez que le but de l’appel a été atteint, résumez ce que vous avez compris de la situation à votre interlocuteur et mentionnez la prochaine étape s’il y a lieu: «Avant de te quitter, Pierrette, si je comprends bien…» Ainsi, après l’appel, chaque personne saura les prochaines étapes à franchir pour donner suite à la conversation.

Les 6 clés de la productivité

Février 2008

Dans notre bulletin d’août 2007, nous vous mentionnions que faire de l’ordre dans ses classeurs, son bureau et son ordinateur constituait le premier pas pour quiconque désirait être plus productif. Dans notre bulletin de janvier 2008, nous vous mentionnions que le deuxième pas pour augmenter sa productivité consistait à se débarrasser de son travail en retard.

Si vous désirez faire un pas de plus sur ce chemin de la productivité, voici 6 clés qui vous y guideront au jour le jour:

  1. Avant de quitter le bureau, faites toujours une liste de choses à faire pour le lendemain. Faites cette liste dans votre agenda ou sur une fiche que vous garderez sur vous ou près de vous. Ne mettez pas trop d’activités sur cette liste et laissez-vous de la place pour les imprévus.
  2. Consacrez toujours la première heure de la journée à vos tâches prioritaires. Trop souvent, les gens commencent leur journée par des tâches faciles et routinières se gardant ainsi les tâches importantes et souvent plus complexes à la fin de la journée. Cela n’est pas très productif puisque les gens sont majoritairement plus en forme le matin. Consacrez donc la toute première heure de votre journée à travailler sur la tâche la plus importante de votre liste de choses à faire.
  3. Quand vous vous concentrez sur une tâche, laissez votre boîte vocale prendre le relais. Si vous n’êtes pas dans un poste de service à la clientèle, vous pouvez vous permettre d’utiliser cette stratégie. Ainsi, lorsque vous travaillez sur une tâche prioritaire, mentionnez dans votre message d’accueil téléphonique, à quel moment vous serez en mesure de rappeler l’interlocuteur. Et, aussitôt votre tâche prioritaire terminée, prenez vos messages pour pouvoir retourner les appels rapidement.
  4. Quand vous vous concentrez sur une tâche, gérez les interruptions de vos collègues. Selon un sondage mené en 2005 auprès de 800 employés par la firme-conseil en productivité IBT (Institute for Business Technology), chaque employé consacrerait 6,3 heures par semaine à gérer des interruptions du style «As-tu deux minutes?». Ainsi, lorsque vous travaillez sur une tâche prioritaire, apprenez à gérer les interruptions de vos collègues en leur offrant de les rencontrer plus tard. Vous remarquerez qu’il est beaucoup plus facile de s’affirmer dans de telles situations lorsque vos priorités pour la journée sont clairement établies (point 1 ci-dessus).
  5. Ne laissez pas les courriels vous envahir. Il est vrai qu’on ne peut plus se passer des courriels mais le problème survient lorsqu’on vérifie constamment ses messages et que cela nous empêche de se concentrer sur une tâche. Que faire alors? D’abord, désactivez le signal sonore ou visuel qui vous avise de l’arrivée d’un courriel. Ensuite, faites preuve de retenue et ne prenez vos courriels qu’à heures fixes, trois ou quatre fois par jour, par exemple.
  6. Ne faites pas tout. Souvent, on se retrouve à faire le travail de quelqu’un d’autre alors que nos propres dossiers ne sont pas encore réglés. Apprenez alors à dire non; vous vous en porterez beaucoup mieux puisque vous travaillerez à la réalisation de votre mission et de vos objectifs dans l’organisation. Aussi, pour les gens qui peuvent déléguer, apprenez à ne pas tout faire vous-même. Vous serez surpris de constater à quel point d’autres personnes sont capables de faire le travail aussi bien que vous et, en prime, vous vous retrouverez avec plus de temps pour vous adonner à ce qui est important pour vous.

Appliquez ces 6 clés et vous vous retrouverez non seulement avec plus de résultats mais également avec moins de stress.

Citation du mois
«Le résultat le plus précieux de toute éducation est peut-être cette capacité à vous imposer de faire les choses que vous devez faire, quand il est nécessaire de les faire, que cela vous plaise ou non.» Thomas Huxley.