L’importance de nommer vos émotions

Mars 2017

businesswoman talking and letters coming out of her mouthLes émotions au travail sont importantes pour notre performance. Quand nous sommes à notre meilleur, nous nous sentons positif, heureux, confiant, calme, concentré, enthousiaste, ouvert, optimiste. C’est à ce moment-là que nous sommes le plus productif et que nous nous entendons le mieux avec les autres.

À l’inverse, lorsque nous sommes à notre pire, nous vivons des émotions opposées. Nous nous sentons négatif, malheureux, impatient, irritable, pessimiste, indécis. Ces émotions négatives drainent notre énergie, causent des frictions dans nos relations et nous empêchent de penser clairement et objectivement.

Toute la journée, en fonction de ce qui se passe autour de nous, nous nous déplaçons le long du spectre entre notre meilleur et notre pire.

Que faire lorsque ces émotions négatives surgissent pour les empêcher de nuire à notre bien-être et à notre performance? Voici quelques pistes de solution.

  1. Prendre conscience de nos émotions
    Bien que notre état émotionnel influence profondément la qualité de notre travail, beaucoup d’entre nous ne sont pas conscients de ce que nous ressentons à un moment donné. En fait, seulement 36 % des individus seraient en mesure de cerner leurs émotions au moment précis où elles se manifestent en eux. Pourquoi? Parce que nous n’avons pas appris à prendre conscience de ce qui se passe dans notre corps au moment précis où nous vivons une émotion.

    Ce qu’il faut réaliser est que chaque état émotionnel a une manifestation physique. Par exemple, si vous ressentez de la tristesse, vous allez remarquer que cette tristesse se manifeste à un endroit précis dans votre corps. Serait-ce l’estomac, le plexus solaire? Peu importe. L’important est d’observer où se loge l’émotion dans votre corps puisque vous ne pouvez pas maîtriser une émotion que vous n’avez pas remarquée.

    Il s’agit simplement d’observer et non de changer cette manifestation physique, telle une curiosité sympathique. Cela vous permettra de prendre du recul et de choisir ce que vous ferez face à cette émotion une fois que vous l’aurez remarquée.

  1. Nommer l’émotion
    Les études le démontrent hors de tout doute. Nommer l’émotion que vous vivez, de vive voix ou par écrit, comme « Je suis triste », « J’ai peur », « Je suis en colère », a le pouvoir de vous calmer et de diminuer le fardeau créé par l’émotion.

    Le psychologue Dan Siegel a résumé cette approche par « Name it to Tame it » ou « Nommer pour calmer ». Il démontre que, lorsque le cerveau rationnel nomme l’émotion avec des mots, cela calme la tempête du cerveau émotionnel. Si vous preniez un scan de votre cerveau au moment où vous nommez l’émotion que vous vivez, vous verriez clairement le cerveau émotionnel se calmer par des neurotransmetteurs qui arrivent du cerveau rationnel. Regardez la vidéo suivante du Dr Siegel qui explique merveilleusement bien le rôle des deux parties du cerveau dans la gestion des émotions : https://www.youtube.com/watch?v=ZcDLzppD4Jc.

  1. Nommer l’émotion en mentionnant également sa manifestation physique
    Une autre étude a été menée par Mark Williams, professeur en psychologie à l’Université Oxford, où celui-ci demandait aux gens de nommer non seulement l’émotion vécue face à un événement mais également sa manifestation physique, comme « Je suis triste et je le sens dans mon plexus solaire ».

    Il a constaté que les gens étaient beaucoup plus positifs lorsqu’ils arrivaient à trouver des solutions pour résoudre le problème. En effet, leur position d’observateur de l’émotion vécue et de sa manifestation physique leur avait permis de moins ruminer et de moins ressasser le problème. Ils étaient moins envahis par des pensées et des images négatives et voyaient l’émotion sous un angle plus positif.

  1. Comment te sens-tu?
    Cependant, en tant qu’être humain, il est normal que nous vivions des occasions où les émotions négatives s’élèvent en nous en dehors de notre conscience. L’impact se manifestera vraisemblablement dans le ton de notre voix, nos gestes ou le choix de nos mots. Dans ce cas, pourquoi ne pas demander à nos collègues de nous aider et de nous dire, chaque fois qu’ils sentent que nous pourrions ressentir des émotions négatives, « Comment te sens-tu? ». Vous verrez que c’est généralement tout ce dont nous avons besoin pour remarquer nos émotions négatives et les gérer plus gracieusement.

Sur ce, je vous souhaite un joyeux printemps et au plaisir de vous retrouver en avril pour le prochain bulletin.

 

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