Méditer au travail en six étapes

Avril 2015

avril15De plus en plus d’entreprises s’intéressent à la méditation. En effet, plusieurs études ont démontré que les bienfaits de la méditation se manifestent non seulement sur la diminution du stress des employés mais également sur leur productivité.

Une des dernières études a été réalisée par l’UQAM auprès d’employés travaillant dans un centre d’appels. Pendant trois semaines, chaque employé devait méditer pendant 10 minutes en arrivant le matin et 5 minutes après le dîner. Résultats? Le niveau de satisfaction de la clientèle qui avait affaire avec ces employés a augmenté  de 5 %. Quant aux employés, ils étaient moins stressés, moins anxieux, moins fatigués et affichaient moins de pensées négatives.

Mais comment méditer au travail? Voici une méthode en six étapes.

1. Choisir un endroit calme
Pratiquez votre méditation dans un environnement calme, silencieux, à l’abri des dérangements et où la température est agréable.

2. S’asseoir confortablement
Asseyez-vous sur une chaise à dos droit sans appuyer le dos si possible (afin de réduire le risque de somnolence), dans une posture qui incarne la dignité, la force tranquille, la paix, la sagesse. Déposez les mains sur les genoux, ou sur les cuisses, les paumes tournées vers le bas (les paumes tournées vers le bas incitent au regard intérieur, au recueillement, au retour à soi). Posez les pieds à plat, sans les croiser. Vous serez ainsi assis d’une manière détendue avec la juste dose d’énergie pour vous tenir droit. Rigueur sans rigidité.

3. Fermer les yeux
Fermez les yeux. Vous pouvez aussi les laisser ouverts et les diriger vers le bas, en adoptant un regard vague. Ne fixez surtout pas l’écran de votre ordinateur si l’image de veille bouge sans cesse.

4. Méditer
Méditer, c’est vous concentrer sur votre respiration. Ainsi, une fois l’endroit et la posture choisis, prêtez attention à votre souffle. N’essayez pas de modifier votre respiration, ni de la contrôler d’une façon ou d’une autre. Observez simplement votre souffle, tel qu’il est : ressentez votre inspiration, laquelle est suivie d’une pause brève, puis votre expiration, suivie d’une autre pause. Pour vous aider à rester concentré sur votre respiration, vous pourriez dire mentalement « J’inspire » lorsque vous inspirez et « J’expire » lorsque vous expirez.

5. Noter quand votre esprit s’égare
Quand vous constatez que votre esprit s’égare et que vous n’êtes plus concentré sur votre respiration, prenez-en simplement conscience en mentionnant intérieurement le mot « pensée » et revenez à votre souffle. Durant certaines sessions, il vous semblera que c’est tout ce que vous faites : noter que vous êtes égaré et revenir à votre souffle. Noter et vous ramener. Noter et revenir à votre souffle : avec douceur et fermeté. Voilà l’entraînement de la méditation.

6. Terminer par de grandes respirations
Avant de terminer votre séance de méditation (à chacun de choisir la durée qui lui convient – ce n’est pas tant la durée de la méditation que la régularité qui importe), prenez trois grandes respirations, ouvrez ensuite les yeux s’ils étaient fermés, étirez-vous et démarrez une nouvelle activité.

Vous constaterez assurément les effets positifs de la méditation sur votre stress et votre anxiété si vous méditez chaque jour. Cependant vous remarquerez également que cela vous permettra de ralentir et d’être davantage dans le moment présent.

Mais comment intégrer la méditation au travail? Voici quelques mesures simples. Installez des capsules audio directement à votre poste de travail, comme ce fut le cas pour l’étude faite auprès du centre d’appels. Encouragez-vous à prendre des pauses. La concentration optimale n’est pas possible huit heures de suite, si bien qu’il est bénéfique de s’accorder de petites pauses pour méditer. Prenez quelques minutes pour méditer avant une réunion. Cela vous permettra d’être frais et dispos pour la rencontre au lieu de traîner le stress des autres tâches effectuées au cours de la journée.

Le but ultime de la méditation vise le mieux-être des employés devant un monde du travail de plus en plus surchargé et effréné. Si, en prime, l’entreprise peut devenir plus performante, ce sera au bénéfice de tous!

Sur ce, je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous retrouver en mai pour le prochain bulletin.