Soyez dans le flow

Avril 2014

Man writing in notebook at wooden desk with laptop, books, and coffee mug
Source de l’image : Jetpack AI

Dans les années 1960, le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi a découvert que les activités les plus susceptibles de vous rendre heureux et motivé au travail sont celles qui représentent un défi que vous êtes confiant de pouvoir relever et celles dans lesquelles vous pouvez utiliser vos talents. Lorsque vous travaillez sur ce type de tâches qui combinent défi et talent, vous vivez alors un état de flow ou une expérience optimale.

Lorsque vous êtes dans cet état de flow, vous vous retrouvez alors complètement absorbé et concentré sur la tâche à accomplir, au point que vous perdez toute notion du temps. Par exemple, pour une tâche réalisée dans un état de flow, vous pourriez avoir l’impression que celle ci ne vous a pris que cinq minutes de votre temps, alors que, en réalité, vous pourriez y avoir consacré jusqu’à cinq heures.

En fait, si vous vous retrouvez dans cet état de flow, c’est que vous avez appliqué la clé suivante, soit celle de vous adonner à des activités à la hauteur de vos talents et de vos compétences.

À l’inverse, si vous pratiquez des activités qui ne présentent pas un défi pour vous et qui sont trop faciles compte tenu de vos talents, vous vous ennuierez. De même, si vous exercez des activités qui sont trop difficiles pour vous et qui dépassent vos compétences, vous vivrez de l’angoisse et du stress. L’état de flow consiste donc à vivre une expérience qui occupe le juste milieu entre l’ennui et l’angoisse, et dans laquelle la difficulté de la tâche et le niveau d’aptitude coïncident.

Augmenter le nombre de moments de flow au travail

Il a été prouvé que nous ressentons l’état de flow davantage au travail que durant les loisirs. Il est donc illusoire d’attendre la pause, la fin de la journée ou les vacances pour vivre un état de flow. Pour augmenter les moments de flow au travail, vous pourriez privilégier les stratégies suivantes :

  1. Lancez-vous des défis. Par exemple, les membres d’un service de nettoyage d’un petit hôpital se lançaient régulièrement des défis pour améliorer leur travail: trouver un moyen pour effectuer telle manoeuvre plus vite, de manière moins harassante; chercher le produit le plus efficace; s’interroger sur ce qui pourrait encore être amélioré.
  2. Demandez à votre gestionnaire de vous confier des tâches qui représentent un défi pour vous et qui vous permettraient d’utiliser vos compétences et votre savoir-faire.
  3. Si vous avez des défis à relever qui dépassent vos compétences, développez vos talents par de la formation, du coaching et/ou de la lecture. Cela peut s’avérer très motivant de cultiver vos talents dans les domaines que vous désirez exploiter.
  4. Prenez conscience de vos moments de flow en notant dans un calepin, au cours des prochains jours, les activités qui déclenchent en vous des moments de stress, de flow ou d’ennui. Demandez-vous, par la suite, quel type d’action vous pourriez privilégier pour vivre davantage de moments de flow. Voici quelques exemples à titre d’illustration :
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En résumé, une façon d’être heureux et motivé au travail est de reconnaître vos talents et de les déployer. La théorie du flow vous invite à vous y lancer, puisque le plaisir que vous en retirerez sera durable et revigorant.

La tentation de la guimauve

Mars 2014

Source de l’image : Pexels.com

Connaissez-vous le test de la guimauve? Durant les années 1960, un professeur de l’Université Stanford, Walter Mischel, a mené une étude auprès de 600 enfants de 4 ans dans le but de déterminer les effets de la gratification différée sur les enfants.

L’expérience se passait comme ceci. À tour de rôle, les enfants allaient dans une pièce. Une dame se présentait, plaçait une guimauve dans une assiette, devant l’enfant, puis lui disait qu’elle allait s’absenter pendant 15 minutes. Elle lui promettait que, s’il s’abstenait de manger la guimauve, elle lui en donnerait une deuxième à son retour. Les enfants réagirent différemment à cette expérience. Certains mangèrent la guimauve aussitôt que la chercheure eut fermé la porte derrière elle. D’autres (30 % des enfants) furent capables d’attendre le retour de la dame pour recevoir la deuxième guimauve et les manger toutes les deux. Bien qu’également soumis à la tentation, ils avaient trouvé une façon de résister.

Quelle signification tirer de cette expérience? Walter Mischel a suivi ces enfants pendant plusieurs années pour voir comment leur vie se déroulait.

  • D’un côté, il découvrit que les enfants qui avaient résisté à la tentation de manger la guimauve réussissaient mieux à l’école et, plus tard, dans leur carrière, dans leur mariage et dans la vie en général. Ils avaient de meilleures relations avec leurs pairs, géraient mieux le stress et possédaient les traits de caractère utiles au succès, telles la confiance, la persévérance et la capacité de composer avec la frustration.
  • D’un autre côté, les enfants qui avaient englouti la guimauve éprouvaient de la difficulté à subordonner leurs impulsions immédiates au profit d’objectifs à long terme. Par exemple, quand il était temps d’étudier pour un examen important, ils avaient tendance à se laisser distraire par une émission de télévision.

Mais qu’avaient fait les enfants qui avaient réussi pour résister à la tentation et attendre la deuxième guimauve? Les chercheurs ont examiné les enregistrements plusieurs années plus tard et ont constaté que les enfants qui avaient pu attendre 15 minutes avant de manger les guimauves avaient réussi à le faire parce qu’ils avaient tous contrôlé leur environnement pour s’éloigner des tentations. Certains s’étaient couverts les yeux, d’autres avaient joué à cache-cache sous le bureau, d’autres avaient chanté des chansons, d’autres s’étaient tournés dos aux guimauves, d’autres s’étaient levés pour écouter à la porte, d’autres avaient marché dans la pièce. Ils avaient fait quelque chose pour ne pas avoir à faire face à la tentation. Le désir n’avait pas été vaincu, il avait simplement été oublié.

Ces stratégies peuvent également se transposer dans le milieu de travail. Il s’agit d’abord de déterminer le résultat, le projet, le rêve que vous désirez réaliser et d’identifier les tentations dont vous devrez vous éloigner pour atteindre votre objectif. Devant l’activité prioritaire à accomplir, il pourrait s’agir de fermer votre cellulaire, de filtrer vos appels, de désactiver les alertes de votre courriel, de fermer votre porte, d’enlever tout papier sur votre bureau, d’enlever les photos de famille de votre champs de vision, de faire face à un mur et non à une fenêtre. Il est facile de découvrir les tentations qui se présentent dans votre vie. Ce sont les activités qui vous donnent un plaisir immédiat (déguster la guimauve) mais qui vous privent d’avantages à plus long terme (savourer deux guimauves plus tard).

En fait, il vaut toujours mieux attendre pour obtenir ce que vous désirez vraiment : deux guimauves au lieu d’une seule. Pour cela, il suffit de retarder la gratification, c’est-à-dire sacrifier le plaisir immédiat de déguster la guimauve dans le but de savourer deux guimauves plus tard.

Le contrôle de votre impulsivité et le développement de saines habitudes, telles que la retenue, le focus, une vision à long terme et la priorisation, vous permettront de ne pas succomber à la tentation de la guimauve.

Quelles sont vos politiques personnelles?

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Tout comme les entreprises développent des politiques qui leur permettent d’exprimer leur philosophie et de prendre de bonnes décisions (par exemple, Satisfaction garantie ou argent remis ou Le client a toujours raison, etc.), chacun de nous a également intérêt à établir des politiques personnelles pour guider sa vie.

Des politiques personnelles, ce sont des principes, des déclarations, des énoncés, des lignes directrices qui correspondent à votre philosophie et à ce qui vous importe dans la vie et qui orientent vos actions.

L’essentiel consiste à mettre ces politiques par écrit, de façon que vous puissiez les regarder chaque jour, jusqu’à ce que chacune d’elles devienne une habitude. Elles peuvent être inscrites à la première page de votre agenda, enregistrées dans votre agenda électronique, énumérées sur un petit carton ou accrochées au mur.

Voici quelques exemples de politiques personnelles :

1. Il y a quelques années, quand Pierre Péladeau est décédé, le Journal de Montréal relatait, dans un article, les cinq règles d’or de Pierre Péladeau :
• se présenter toujours à l’heure à un rendez-vous;
• rappeler chaque personne qui lui laissait un message;
• garder constamment un agenda devant lui;
• tout noter;
• respecter la parole donnée.
Ces cinq règles d’or représentaient les politiques personnelles de Pierre Péladeau.

2. Un autre article, cette fois-ci dans la revue « HEC Montréal Mag » de l’automne 2011, mentionnait que le professeur Taieb Hafsi plaçait bien en vue sur sa porte la citation suivante, inspirée d’un texte de Mahatma Gandhi : « L’étudiant est notre plus important visiteur. Il n’interrompt pas notre travail, il en est l’objet. Nous ne lui faisons pas une faveur en le servant, il nous en offre le privilège. » Cette citation traduisait bien l’essentiel de la philosophie qui a nourri l’enseignant tout au cours de sa carrière et fournit un autre exemple de politique personnelle.

3. Le dernier exemple dont j’aimerais vous entretenir se trouve dans la lettre d’adieu de Jack Layton. Je vous rappelle comment se termine sa lettre d’adieu, puisque vous avez sûrement eu l’occasion de la lire : « Mes amis, l’amour est 100 fois meilleur que la haine. L’espoir est meilleur que la peur. L’optimisme est meilleur que le désespoir. Alors, aimons, gardons espoir et restons optimiste. Et nous changerons le monde. » Dans ce texte et dans le reste de la lettre de Jack Layton, nous voyons clairement se dessiner les principes que Jack Layton a choisis pour gouverner sa vie : améliorer l’état des choses, aimer, garder espoir et rester optimiste.

4. Voici d’autres exemples de politiques personnelles susceptibles de vous inspirer pour énoncer les vôtres :
• Faire une seule chose à la fois.
• Ne pas être toujours à la course.
• Traiter les autres de la même façon dont j’aimerais être traité.
• Discuter avec ma famille des décisions qui l’affectent.
• Toujours me lever à 6 h.
• Arrêter de travailler les fins de semaine.
• Prendre congé le dimanche.
• M’interdire de travailler le soir.
• Travailler seulement deux soirs par mois.
• Épargner 10 % de mon salaire.
• M’abstenir de manger entre les repas.
• M’améliorer constamment.
• Rendre service aux autres.
• Avoir une vie équilibrée et passer suffisamment de temps dans chacun des aspects importants de ma vie.
• Avoir du plaisir.
• Éviter d’être la personne après qui l’on attend lorsqu’il y a un travail à remettre ou une information à donner.
• Établir mes priorités professionnelles autour de mes priorités personnelles.
• Être généreux.
• Cultiver la paix de l’esprit.
• Etc.

Assurez-vous de discuter de vos politiques avec toutes les personnes qui sont touchées par elles. En dialoguant, vous vous retrouverez peut-être dans l’obligation de modifier un peu vos politiques. L’important est de vous assurer que celles-ci reflètent toujours vos valeurs et vos croyances, et non celles des autres.

Finalement, les politiques sont des lignes directrices et non des règles, dans le sens qu’elles doivent rester flexibles en fonction de la situation. Par exemple, même si votre politique est de ne travailler que le jour, rien ne vous empêche de travailler le soir, à l’occasion. Toutefois, si vous êtes constamment confrontés à travailler le soir, vous devrez soit changer votre politique personnelle, soit trouver un emploi qui laisse vos soirées libres. L’important est de réaliser que nous ne pouvons pas aller à l’encontre de nos valeurs personnelles sans en payer le prix. Si vous le faites, vous augmenterez votre stress, vous diminuerez votre estime de vous-même et vous aurez finalement moins de plaisir.

Ainsi, prenez le temps de définir vos politiques personnelles, de les mettre par écrit et de les lire chaque jour. Elles vous serviront à atteindre vos objectifs, à prendre des décisions, à dire « non », à éviter de vous impliquer dans des activités incompatibles avec vos convictions, à développer de l’autodiscipline dans les domaines de votre vie où vous constatez certains points à améliorer et surtout à vivre une vie en conformité avec vos valeurs.

Citation du mois
« À tout principe se rattachent des conséquences. Elles se révèlent positives lorsque nous vivons en harmonie avec ces principes, mais négatives lorsque nous les transgressons. » – Stephen R. Covey

Aiguisez vos compétences décisionnelles

Mars 2010

On a parfois de la difficulté à prendre une décision. Quelquefois on est trop lent à se décider et on perd du temps. D’autres fois, on agit sur l’inspiration du moment, sans trop réfléchir, et on se retrouve ensuite dans l’obligation de réparer des erreurs qui peuvent être coûteuses. Cependant la pire chose que l’on puisse faire par rapport à une prise de décision, c’est d’éviter de prendre une décision. Napoléon Hill, auteur du livre «Réfléchissez et devenez riche», a réalisé une étude auprès de gens à succès et il a découvert que tous, sans exception, étaient des personnes qui ne retardaient pas sans cesse le moment de leur prise de décisions. Alors si l’indécision vous guette plus souvent qu’à votre tour, voici quelques moyens susceptibles de vous tirer d’embarras.

  • Imaginez les pires conséquences de votre future décision et demandez-vous si vous pourriez les supporter. Si la réponse est «oui», allez-y! On ne peut pas chaque fois être certain à 100%. Le général américain George Patton, célèbre par ses victoires au cours de la Seconde Guerre mondiale, avait coutume de dire que si l’on atteint 80% de certitude, il ne faut pas hésiter une seconde.
  • Prenez rapidement les décisions mineures. Ainsi dosez votre temps selon l’importance de la décision. Par exemple, limitez le temps que vous prendrez à décider du menu de la fête de Noël, mais prévoyez le temps nécessaire pour choisir une nouvelle gamme de produits pour l’entreprise.
  • Inspirez-vous de la méthode de Benjamin Franklin, éminent inventeur, politicien et philosophe du XIIIe siècle. Pliez une feuille de papier en deux. D’un côté, notez toutes vos raisons de prendre une décision et, de l’autre, toutes les raisons qui s’y opposent. Comparez ensuite les deux colonnes. En principe, le choix à effectuer vous apparaîtra clairement.
  • Mettez la décision de côté pendant un certain temps. Si vous vous enlisez dans votre processus de prise de décision et que la lenteur de votre progrès vous frustre, il est souvent plus rapide à long terme de mettre le problème de côté pour un certain temps. Travaillez sur d’autres activités pendant quelques heures ou quelques jours et ensuite revenez au problème. Le changement de rythme revitalisera votre pensée. Toutefois ne remettez à plus tard qu’une seule fois, sinon vous serez tenté de procrastiner.
  • Tenez une séance de remue-méninges. Lorsque les décisions requièrent un processus de résolution de problèmes, n’hésitez pas à consulter les gens concernés pour trouver des solutions.
  • Ne consultez que les personnes dont les opinions sont essentielles à la prise de décision. Avoir trop de personnes engagées dans le processus décisionnel ralentit celui-ci.
  • Déléguez. Certaines décisions gagneront à être prises par les gens qui sont directement visés sur une base quotidienne. N’hésitez donc pas à déléguer.
  • Utilisez la technique «pile ou face». Si vous hésitez toujours sur la décision à prendre par rapport à une situation, Mark McCormack suggère, dans son livre «What they don’t teach you at Harvard Business School», de ne pas s’acharner à travailler sur sa liste de «pour et contre» mais plutôt d’utiliser la technique «pile ou face». Cette technique consiste à lancer une pièce de monnaie en l’air en pariant sur le résultat : par exemple, «pile», vous le faites; «face», vous ne le faites pas. L’important ici n’est pas tant le résultat obtenu (pile ou face) que les sentiments que vous ressentez à l’instant où la pièce de monnaie se trouve en l’air. Faites-en l’expérience et demandez-vous par la suite ce que vous espériez à ce moment-là: que la pièce tombe sur «pile» ou plutôt sur «face»? L’auteur affirme que ce sont bien souvent les sentiments ressentis par rapport à une situation qui nous aident à prendre la bonne décision.
  • Prenez une décision par jour. Si vous souffrez d’indécision, donnez-vous un petit devoir, soit celui de prendre une décision par jour et d’analyser par la suite si celle-ci a été profitable. Vous vous apercevrez que beaucoup de choix ont été profitables et vous gagnerez ainsi en confiance dans la prise de décisions.
  • N’ayez pas peur de prendre des décisions: nous apprenons de nos erreurs. La littérature nous fait découvrir plusieurs personnes qui ont fait de mauvais choix dans leur parcours. Pourtant elles sont presque toujours arrivées à leurs fins. Aussi ne perdez pas de temps sur les décisions passées. Au lieu de dire «Si seulement j’avais fait telle ou telle chose…», dites «La prochaine fois, je…». L’important est de tirer une leçon d’une mauvaise décision et de passer à autre chose.
  • Prenez plus de trois secondes… pour une juste prise de décision. Dans son livre «Gagner en efficacité», le docteur Patrick M. Georges suggère de répondre moins vite aux questions importantes que l’on vous pose. Il mentionne que, si l’on prend moins de trois secondes entre la question et la réponse, c’est une erreur assurée. «On est plus intelligent, dit-il, lorsqu’on laisse suffisamment de temps entre la question et la réponse.» Il conseille donc de se donner du temps de réflexion pour se décider, ce qui minimise ainsi les risques d’erreur.
  • Prenez toujours vos décisions à court terme en gardant à l’esprit vos objectifs à long terme. Ne vous précipitez pas pour prendre une décision qui résoudrait uniquement le problème à court terme mais qui, à long terme, vous créerait d’autres problèmes.

Il y a certes plusieurs causes à l’indécision : le manque d’informations, la peur de se tromper, l’abondance de choix, l’intolérance à l’incertitude, etc. Il est tout à fait normal que vous puissiez faire face à l’indécision passagère, le temps de prendre une décision réfléchie. Toutefois, si après mûre réflexion l’indécision vous guette toujours, les quelques conseils ci-dessus pourront vous aider à aiguiser vos compétences décisionnelles.

Citation du mois
«Ne crains pas d’avancer lentement, crains seulement de t’arrêter.» Sagesse chinoise.

Comment arrêter de courir et ralentir le rythme de la vie

Mai 2008

Pour ne pas être constamment à la course et voir un peu plus le temps s’écouler, voici quelques suggestions.

  1. Modérez votre comportement de Type A. De nos jours, environ 80% des gens adoptent un comportement de Type A, c’est-à-dire, qu’ils sont toujours pressés et dans un état d’urgence. Si tel est votre cas, modifiez votre comportement en résistant à la tentation de vous battre constamment contre la montre, de faire deux choses à la fois, de passer à un feu jaune, etc. Faites plutôt un effort conscient pour marcher plus lentement, conduire plus lentement, parler plus lentement et écouter plus longtemps. Une personne qui vague à ses activités quotidiennes d’une façon posée n’est pas moins efficace qu’une personne de Type A. Au contraire, à long terme, elle est souvent plus efficace puisqu’elle est moins épuisée.
  2. Commencez votre journée lentement. Si vous vous levez de bonne heure et commencez votre journée lentement, il est certain que ce rythme posé se reflétera sur vous le reste de la journée. Au contraire, si vous commencez votre journée en vous dépêchant à faire une multitude de choses, ce rythme frénétique vous accompagnera tout au long de la journée. Pour vous aider à débuter votre journée lentement, planifiez la veille au soir pour le lendemain matin. Par exemple, mettez la table pour le petit déjeuner, faites le lunch des enfants pour l’école, écrivez la note au professeur.
  3. Pratiquez la patience. Laissez la sécheuse faire son cycle complet, résistez à la tentation d’ouvrir le four à micro-ondes avant que la sonnerie se fasse entendre, laissez vos enfants finir leurs phrases avant de répondre à leurs questions, prenez les escaliers au lieu de prendre les ascenseurs, empruntez la route la plus longue mais la plus panoramique, restez quelques minutes assis dans votre auto avant d’entrer à la maison.
  4. Vivez votre vie dans le moment présent au lieu d’être constamment à la poursuite d’objectifs. Dans ce monde de performance, nous avons tendance à nous projeter dans le futur et à chercher constamment à atteindre des objectifs au lieu d’apprécier ce que nous avons déjà accompli. Ne soyez pas obsédé par les objectifs; prenez le temps de vivre dans le présent. Les enfants ont bien compris ce principe puisque la vie semble passer plus lentement pour eux. Cela peut être dû au fait qu’ils ont un schème de référence plus court puisqu’ils ont vécu une plus courte période de temps. Mais cela peut être dû au fait que les enfants ne sont pas préoccupés par le futur et qu’ils vivent le moment présent. Soyez donc plus comme un enfant. Utilisez les objectifs comme un outil, mais n’en faites pas une façon de vivre.
  5. N’essayez pas de tout faire dans une journée. Il y a un mythe qui circule en gestion du temps à savoir qu’une bonne utilisation du temps consiste à faire le plus de choses possibles au cours de la journée. Cela est faux. Accomplir trop de choses dans une journée peut vous mettre simplement dans un mode d’urgence où vous vous pressez d’une tâche à l’autre pour tout faire entrer dans l’horaire. Au lieu de vous battre contre la montre, reconnaissez que vous ne pouvez pas tout faire immédiatement. Étalez le travail à faire sur toute la semaine et acceptez le fait que certaines activités ne pourront simplement pas être faites au cours de la semaine. Si tel est le cas, arrangez-vous pour que cela soit les activités les moins importantes.
  6. Prévoyez de consacrer du temps à vos activités privilégiées. Si vous êtes de ces personnes qui courez toute la journée et qui, en plus, avez l’impression que rien d’important ne se fait, identifiez les activités qui sont importantes pour vous et décidez d’y consacrer du temps.
  7. Choisissez votre rythme de vie. Il y a des situations dans la vie qui exigeront de vous que vous procédiez à toute vitesse alors que d’autres exigeront que vous procédiez avec lenteur. Votre rythme de vie est donc une question d’équilibre; il s’agit de décider à quelle vitesse vous désirez aller, dans tel ou tel contexte. Si aujourd’hui, vous avez envie d’aller vite, vous allez vite; si vous avez envie d’aller lentement, vous allez lentement. Mais attention, allez lentement ne veut pas dire «aller au ralenti»; cela veut dire agir efficacement en restant calme et lent à l’intérieur.

Citation du mois
«Pour vous soulager rapidement du stress, essayez la lenteur.» Lily Tomlin, actrice américaine.