La technique du «Un jour à la fois»

Décembre 2009

Le mois de décembre est le mois idéal pour réfléchir à l’année écoulée, pour regarder ce qui a bien fonctionné, pour décider des nouvelles occasions à saisir, pour adopter de nouvelles habitudes, bref, pour prendre des résolutions du Nouvel An.

Toutefois je ne vous apprends rien en vous mentionnant que, à la fin janvier, un grand nombre des résolutions que nous prenons tombent à l’eau. En effet, selon certaines études, 70% des gens briseraient leurs résolutions du Nouvel An dès la fin du premier mois et seulement 7% des gens réussiraient à tenir leurs résolutions au cours de l’année.

Il existe cependant une technique assez puissante pour appliquer une résolution ou atteindre un objectif: la technique du «un jour à la fois». Par exemple, si votre résolution est de marcher ou de faire du jogging tous les matins, ou de perdre cinq livres en vous abstenant de manger du dessert, ou encore de vous limiter à trois tasses de café par jour, vous pouvez le faire… un jour à la fois. En effet, abandonner les desserts, réduire votre consommation de café ou vous priver de toute autre chose que vous aimez est tout simplement trop écrasant si cela exige toute une vie d’abnégation. Toutefois si vous vous dites simplement que vous le ferez un jour à la fois, cela devient soudainement plus facile. Tout le monde peut décider de faire du jogging pour une matinée seulement. Tout le monde peut arrêter de manger des desserts pendant une journée seulement. Le lendemain devient alors un nouvel engagement pour réaliser ce changement, ce jour-là aussi. Finalement, au fil du temps, vous vous apercevez que de mauvaises habitudes ont été brisées, que de nouvelles habitudes ont été prises un jour à la fois… que de nouveaux objectifs ont été atteints un jour à la fois.

Néanmoins, il faut aussi avoir une raison pour changer une habitude ou atteindre un objectif puisque c’est cette raison qui vous motivera à agir un jour à la fois. Par exemple, je me souviens très clairement du jour où j’ai décidé d’arrêter de manger de la viande et de devenir végétarienne. Une forte raison sous-tendait cette décision : les tests médicaux que je venais de passer démontraient que mon niveau de cholestérol était assez élevé et je ne voulais pas recourir à des médicaments pour le faire diminuer. Les médecins m’ont mentionné que j’avais de bonnes chances de contrôler mon taux de cholestérol par ma seule alimentation. C’est ce que j’ai entrepris un jour à la fois. Non seulement je ne consommais plus de viande pour diminuer le gras dans mon alimentation, mais j’éliminais presque tous les gras. Bien sûr, cela m’a demandé de la volonté de manger moins gras, mais lorsque je voyais mon taux de cholestérol diminuer, cela me motivait à aller plus loin. Le petit succès que j’avais obtenu m’encourageait à continuer. Comme le dit le vieil adage, «le succès engendre le succès». Aujourd’hui, après 24 ans de ce régime, je suis toujours végétarienne, je consomme toujours le minimum de gras dans mon alimentation et je ne prends toujours pas de médicaments pour contrôler mon niveau de cholestérol.

J’ai suivi le même processus lorsque j’ai cessé de fumer. Je répétais toujours la même affirmation: «Aujourd’hui, j’arrête de fumer.» Quand les gens me demandaient si j’avais renoncé à fumer, je leur répondais: «Non, cela est trop difficile d’arrêter de fumer, mais, aujourd’hui, je ne fume pas.» Ce n’est que six mois après avoir cessé de fumer que je me suis sentie assez confiante pour dire: «J’ai arrêté de fumer.» D’autres personnes pourraient continuer à dire indéfiniment: «Aujourd’hui, j’arrête de fumer». L’important est de vous servir de la technique d’un jour à la fois, tant et aussi longtemps que vous en aurez besoin. Ce qui m’a toujours étonnée dans cette décision d’arrêter de fumer, c’est comment la raison pour renoncer à la cigarette m’est apparue. En fait, je me rendais chez le dentiste en bicyclette pour un nettoyage de dents avec un paquet de cigarettes à la main. Je me suis surprise à penser en enfourchant ma bicyclette: «Il est important pour moi d’avoir de belles dents blanches». C’est à ce moment que j’ai employé la première fois la technique du «Un jour à la fois». Aujourd’hui, 20 ans après, je ne fume toujours plus.

Ainsi, pour vos résolutions du Nouvel An, si vous désirez vous débarrasser d’une mauvaise habitude, développer une bonne habitude ou atteindre un objectif qui semble écrasant, essayez la technique «Un jour à la fois». Et n’oubliez pas la raison qui vous incite à prendre cette nouvelle résolution : c’est ce qui vous motivera à agir.

Sur ce, je vous souhaite de merveilleux moments pour la période des fêtes, et une bonne et heureuse année 2010.

Citation du mois
«Ce qu’il y a de bien, avec le futur, c’est qu’il n’arrive qu’un jour à la fois», Abraham Lincoln.

Préparez le retour de vos vacances

Juin/Juillet 2009

Lorsque je suis revenue de vacances l’an dernier, j’ai mis la main sur un article de La Presse (1) qui parlait de la difficulté à retourner au travail après les vacances. Cet article, tiré lui-même de la revue Psychology Today, donnait des conseils pour que le retour au travail se passe de manière moins abrupte. Voici donc l’essentiel de cet article, qui présente des moyens de faciliter la transition entre les vacances et le retour au travail.

  1. Planifiez votre retour. Dressez une liste des tâches prioritaires à effectuer au travail et à la maison. N’oubliez pas de prévoir une activité agréable, tel un barbecue avec des amis, pour vivre au moins une note positive malgré la mélancolie provoquée par la fin des vacances.
  2. Laissez au réfrigérateur, au congélateur ou dans le garde-manger le nécessaire à la préparation de repas simples pendant deux jours. Vous pourrez ainsi vous limiter à acheter du lait et du jus d’orange le soir de votre retour. Quoi de plus irritant que de constater qu’il ne reste plus de café le premier matin de votre retour au travail!
  3. Souhaitez-vous la bienvenue. Achetez-vous un livre que vous avez envie de lire et laissez-le sur la table de chevet comme si vous vous offriez un cadeau. Placez un sel de bain relaxant et des serviettes propres près du bain. Ainsi, le moment venu, vous ne les chercherez pas et vous n’aurez qu’à remplir la baignoire.
  4. Faites retenir le courrier et demandez une reprise seulement le lendemain de votre arrivée. Changez également votre message vocal au bureau, par exemple en indiquant la date de votre retour, pour éviter d’avoir une foule de messages à écouter. Nous pouvons facilement nous sentir assaillis quand le train-train quotidien nous tombe dessus d’un seul coup après quelques semaines de vacances.
  5. Ménagez-vous une zone tampon. Revenez le vendredi plutôt que le dimanche. Cela vous permettra de retourner progressivement à la routine durant la fin de semaine.
  6. Pensez aux aspects positifs du quotidien. Préparez une liste d’activités des plus agréables que vous appréciez dans votre quotidien. Pensez aux petits plaisirs qui vous ont manqué pendant les vacances : le jardinage, la dégustation d’un café avec un ami, la promenade du dimanche, le jogging, la méditation.
  7. Ne vous étonnez pas trop de retrouver le stress que vous avez quitté. Selon une étude, le personnel de bureau montrerait des signes de stress dès la quatrième journée après les vacances et, trois semaines plus tard, son niveau de stress serait semblable à ce qu’il était avant le départ.
  8. Comprenez la psychologie des vacances. Nous avons souvent l’impression que les vacances finissent trop rapidement. C’est une réaction normale. Les premières journées de vacances semblent plus longues parce que nous sommes confrontés à une foule de nouveautés, alors que les dernières passent plus rapidement parce que nous nous sommes installés dans une routine.

Bien appliquées, ces quelques suggestions favoriseront votre retour à la réalité du travail et vous éviteront les désagréments qui accompagnent trop souvent cette période de l’année.

Je vous souhaite donc de très agréables vacances et ce sera avec grand plaisir que je vous retrouverai en août pour le prochain bulletin.

Louise Manuri

(1) « La psychologie du retour de vacances », La Presse, 9 août 2008

Citation du mois
«Si j’étais médecin, je prescrirais des vacances à tous les patients qui considèrent que leur travail est important.», Bertrand Russell, mathématicien et philosophe anglais (1872-1970)

Respectez vos résolutions de la nouvelle année

Décembre 2008

Le début d’une nouvelle année représente souvent un moment propice pour jeter un regard sur les bienfaits que vous procure la vie et sur les résolutions que vous aimeriez prendre pour atteindre vos objectifs.

Toutefois, de nombreuses études ont démontré que les résolutions prises au début d’une nouvelle année s’estompent rapidement. Par exemple, dans son livre paru en 2006 et intitulé «This year I will», M.J. Ryan mentionne que seulement 7% des gens réussissent à tenir leurs résolutions. Pourtant, il est possible de le faire! Il s’agit simplement de choisir des résolutions qui vous motivent et de les transformer en objectifs précis.

Voici donc sept conseils pour transformer vos résolutions en objectifs:

  1. Prenez des résolutions précises et non vagues et nébuleuses. Des résolutions telles qu’écrire un livre, faire le ménage du sous-sol, manger cinq fruits ou légumes par jour, prendre congé les fins de semaine, épargner 500 $, se lever quand le réveil sonne, etc. sont des exemples d’objectifs précis puisqu’ils sont observables ou quantifiables.
  2. Écrivez vos résolutions. Le fait d’écrire vos résolutions permettra à votre cerveau de se mettre immédiatement au travail pour réaliser vos objectifs. Souvent, les gens qui écrivent leurs objectifs le font sur une petite carte qu’ils apportent partout avec eux et qu’ils lisent tous les jours.
  3. Décidez d’un échéancier et d’un plan d’action pour chaque objectif. Un échéancier vous donnera un sentiment d’urgence et un plan d’action vous aidera à mesurer vos progrès. De plus, si vous êtes prêt à prendre une résolution maintenant, pourquoi attendre le début de l’année? Commencez immédiatement; vous gagnez du pouvoir en agissant sans attendre!
  4. Soyez réaliste. Tenez compte des ressources dont vous disposez, incluant le temps et l’argent, et décidez des résolutions que vous pouvez vous fixer en fonction de vos
    ressources disponibles.
  5. Planifiez du temps à votre agenda pour travailler sur vos résolutions. Servez-vous de votre agenda pour planifier les activités nécessaires à l’atteinte de vos objectifs.
  6. Demeurez motivé. N’hésitez pas à parler à un ami ou à un être cher lorsque la motivation vous fait défaut.
  7. Persévérez. Souvent, les résolutions représentent de nouvelles habitudes. Comme cela peut prendre entre 7 et 21 jours pour acquérir une nouvelle habitude, assurez-vous de ne pas abandonner votre résolution et de persévérer pendant 21 jours.

Nous vous souhaitons un très joyeux temps des fêtes!

Citation du mois
«Il faut tenir à une résolution parce qu’elle est bonne, et non parce qu’on l’a prise.» François de La Rochefoucauld.

Vous désirez des vacances relaxantes! Alors, planifiez!

Juin 2008

Sans la planification, les vacances pourraient être plus épuisantes que le travail. Qui n’a pas vécu un jour la course de mettre les bagages dans l’auto avant la noirceur ou de parcourir son quota de kilométrage quotidien avant de chercher sans grand succès un hôtel aux dernières heures de la journée. Et pourtant, la dernière chose que l’on a besoin en vacances, c’est bien de courir. Voici donc quelques suggestions pour vous assurer que vos prochaines vacances soient relaxantes, reposantes et dépourvues de stress.

  1. Planifiez d’avance. Bloquez au moins six mois à l’avance dans votre agenda le moment de vos vacances. Ouvrez-vous une chemise pour noter les places que vous aimeriez visiter, les activités que vous aimeriez faire et les vêtements à apporter. Faites vos réservations d’avion et d’hôtel et sélectionnez les excursions que vous aimeriez faire.
  2. Utilisez des listes de contrôle. Faites une liste de contrôle de toutes les choses que vous avez à faire avant de quitter la maison, telles qu’annuler la livraison des journaux quotidiens, prévoir le ramassage du courrier, ajuster le thermostat, fermer les robinets de la laveuse. Faites également une liste de contrôle de toutes les choses que vous avez à faire au travail, telles qu’assigner des tâches, aviser certaines personnes de votre absence, informer de la localisation de vos dossiers. Faites finalement une liste de contrôle de toutes les choses que vous aimeriez apporter dans vos bagages, incluant les effets personnels, la lecture, les vêtements, le passeport, les médicaments et l’argent en devise étrangère.
  3. Ne partez pas pour les vacances avant que toutes vos activités soient bien organisées. Vous profiterez beaucoup plus de vos vacances si vous avez bien organisé vos activités avant de quitter. Débarrassez-vous de votre travail en retard autant à la maison qu’au travail. Organisez vos dossiers et faites une liste des priorités que vous devrez vous occuper dès votre retour. Bloquez la première journée de votre retour pour vous occuper du travail qui se sera accumulé pendant vos vacances. Ne planifiez aucune rencontre pour le jour de votre retour; mentionnez à votre patron et à vos collègues que vous serez disponible uniquement le lendemain de votre retour officiel des vacances.
  4. Ne surchargez pas vos vacances d’activités. Laissez-vous de la place pour vous adonner à des activités spontanées et pour relaxer. Ceci est particulièrement important si vous planifiez d’explorer un pays étranger ou de visiter un parc d’attractions, tel que Disneyland. Et si vous faites des excursions ou des visites, arrangez-vous pour les faire le matin, là où les journées sont plus fraîches, la foule moins grande et votre énergie à son meilleur.
  5. Faites de votre trajet une partie de vos vacances. Si vous conduisez, ne le percevez pas uniquement comme un moyen de vous rendre à destination. Sinon, vous vous retrouverez vite à vouloir trop faire de kilométrage dans une journée et à vous fatiguer inutilement. Au contraire, planifiez de visiter les monuments et les curiosités des villes qui se situent sur votre route. Arrêtez également de conduire tôt dans la journée pour pouvoir admirer les paysages de la région et profiter des divertissements et des activités sportives qu’offre votre lieu de séjour. Ne vous fixez pas d’échéances lorsque vous êtes en vacances.
  6. Souvenez-vous que vos vacances sont pour vous. Ne vous précipitez pas à voyager avec des amis ou des connaissances à moins que vos goûts, habitudes et tempéraments soient semblables. Testez votre compatibilité à voyager avec ces personnes en prenant d’abord des mini-vacances avec elles, comme une longue fin de semaine. Essayez de ne partager qu’une partie de vos vacances avec les autres (mis à part votre famille immédiate). Ne gâchez pas vos vacances en faisant des choses que les autres veulent faire si cela ne vous tente pas. Les vacances sont bien souvent le seul moment dans l’année où vous avez vraiment l’opportunité de relaxer.
  7. Ne remettez pas vos vacances. Nous sommes souvent portés à remettre nos vacances pour les prendre à un moment où nous serons moins occupés. Pourtant, il semble que nous serons toujours occupés. Ne remettez donc pas vos vacances. Planifiez-les et tenez-vous-y. C’est lorsque nous sommes bien occupés que nous avons le plus besoin de vacances!
  8. Ne contactez pas le bureau. Pour que les vacances soient un vrai repos, il faut une
    coupure totale avec le bureau. Fermez donc votre cellulaire et votre BlackBerry; vous ne serez ainsi pas tenté de prendre vos messages téléphoniques et de répondre à vos courriels pendant vos vacances.

Citation du mois
«Je ne donnerais pas mes heures de loisir pour tout l’or du monde.» Mirabeau.

Comment arrêter de courir et ralentir le rythme de la vie

Mai 2008

À l’occasion de la «Semaine antistress» qui se déroule du 5 au 11 mai 2008, nous avons pensé vous offrir dans ce bulletin des moyens pour arrêter de courir et pour ralentir le rythme de la vie. Ainsi, pour ne pas être constamment à la course et voir un peu plus le temps s’écouler, voici quelques suggestions.

  1. Modérez votre comportement de Type A. De nos jours, environ 80% des gens adoptent un comportement de Type A, c’est-à-dire, qu’ils sont toujours pressés et dans un état d’urgence. Si tel est votre cas, modifiez votre comportement en résistant à la tentation de vous battre constamment contre la montre, de faire deux choses à la fois, de passer à un feu jaune, etc. Faites plutôt un effort conscient pour marcher plus lentement, conduire plus lentement, parler plus lentement et écouter plus longtemps. Une personne qui vague à ses activités quotidiennes d’une façon posée n’est pas moins efficace qu’une personne de Type A. Au contraire, à long terme, elle est souvent plus efficace puisqu’elle est moins épuisée.
  2. Commencez votre journée lentement. Si vous vous levez de bonne heure et commencez votre journée lentement, il est certain que ce rythme posé se reflétera sur vous le reste de la journée. Au contraire, si vous commencez votre journée en vous dépêchant à faire une multitude de choses, ce rythme frénétique vous accompagnera tout au long de la journée. Pour vous aider à débuter votre journée lentement, planifiez la veille au soir pour le lendemain matin. Par exemple, mettez la table pour le petit déjeuner, faites le lunch des enfants pour l’école, écrivez la note au professeur.
  3. Pratiquez la patience. Laissez la sécheuse faire son cycle complet, résistez à la tentation d’ouvrir le four à micro-ondes avant que la sonnerie se fasse entendre, laissez vos enfants finir leurs phrases avant de répondre à leurs questions, prenez les escaliers au lieu de prendre les ascenseurs, empruntez la route la plus longue mais la plus panoramique, restez quelques minutes assis dans votre auto avant d’entrer à la maison.
  4. Vivez votre vie dans le moment présent au lieu d’être constamment à la poursuite d’objectifs. Dans ce monde de performance, nous avons tendance à nous projeter dans le futur et à chercher constamment à atteindre des objectifs au lieu d’apprécier ce que nous avons déjà accompli. Ne soyez pas obsédé par les objectifs; prenez le temps de vivre dans le présent. Les enfants ont bien compris ce principe puisque la vie semble passer plus lentement pour eux. Cela peut être dû au fait qu’ils ont un schème de référence plus court puisqu’ils ont vécu une plus courte période de temps. Mais cela peut être dû au fait que les enfants ne sont pas préoccupés par le futur et qu’ils vivent le moment présent. Soyez donc plus comme un enfant. Utilisez les objectifs comme un outil, mais n’en faites pas une façon de vivre.
  5. N’essayez pas de tout faire dans une journée. Il y a un mythe qui circule en gestion du temps à savoir qu’une bonne utilisation du temps consiste à faire le plus de choses possibles au cours de la journée. Cela est faux. Accomplir trop de choses dans une journée peut vous mettre simplement dans un mode d’urgence où vous vous pressez d’une tâche à l’autre pour tout faire entrer dans l’horaire. Au lieu de vous battre contre la montre, reconnaissez que vous ne pouvez pas tout faire immédiatement. Étalez le travail à faire sur toute la semaine et acceptez le fait que certaines activités ne pourront simplement pas être faites au cours de la semaine. Si tel est le cas, arrangez-vous pour que cela soit les activités les moins importantes.
  6. Prévoyez de consacrer du temps à vos activités privilégiées. Si vous êtes de ces personnes qui courez toute la journée et qui, en plus, avez l’impression que rien d’important ne se fait, identifiez les activités qui sont importantes pour vous et décidez d’y consacrer du temps.
  7. Choisissez votre rythme de vie. Il y a des situations dans la vie qui exigeront de vous que vous procédiez à toute vitesse alors que d’autres exigeront que vous procédiez avec lenteur. Votre rythme de vie est donc une question d’équilibre; il s’agit de décider à quelle vitesse vous désirez aller, dans tel ou tel contexte. Si aujourd’hui, vous avez envie d’aller vite, vous allez vite; si vous avez envie d’aller lentement, vous allez lentement. Mais attention, allez lentement ne veut pas dire «aller au ralenti»; cela veut dire agir efficacement en restant calme et lent à l’intérieur.

Citation du mois
«Pour vous soulager rapidement du stress, essayez la lenteur.» Lily Tomlin, actrice américaine.

Gestion de soi

Novembre 2007

Êtes-vous une personne «workaholic»?
Pour certaines personnes, le travail peut prendre une place disproportionnée dans leur vie. Il y aurait alors lieu de se demander s’il n’y aurait pas là une tendance à être une personne «workaholic».

D’abord, mentionnons que les personnes qui sont «workaholic» peuvent représenter des modèles de productivité pour elles-mêmes et pour l’organisation. En effet, on voit toujours ces personnes accomplir une bonne quantité de travail et atteindre beaucoup de résultats. On les reconnaît par leur très grande capacité à s’auto-motiver, par leur vif intérêt au travail et par leur désir constant de réussir et de performer. Elles détestent perdre leur temps.

Alors, quel est donc le problème avec les personnes «workaholic»? Le problème survient lorsque ces personnes ressentent un besoin tel de réussir et de performer que le travail occupe la très grande partie de leurs soirées, de leurs fins de semaine et de leurs vacances. Comme elles travaillent de longues heures, cela affecte négativement leur santé, leurs relations familiales et leur équilibre de vie.

Répondez aux six questions ci-dessous et évaluez si vous avez tendance à être une personne «workaholic»:

  1. Passez-vous régulièrement une partie de votre fin de semaine à faire du travail de bureau?
  2. Apportez-vous du travail avec vous lorsque vous partez en vacances?
  3. Appelez-vous le bureau dans les deux heures qui suivent votre arrivée dans un lieu de vacances?
  4. Vos amis proches proviennent-ils majoritairement de votre milieu de travail ou de l’extérieur du bureau?
  5. Lors de vos rencontres sociales, est-ce que la très grande partie de vos conversations tourne autour du travail?
  6. Apportez-vous votre cellulaire avec vous lorsque vous sortez en famille ou lors de vos loisirs?

Si vous avez répondu oui aux six questions ci-haut, vous avez tendance à être une personne «workaholic». Si vous désirez vous améliorer, essayez de cultiver des intérêts et des passe-temps non compétitifs autres que le travail. Passez plus de temps avec votre famille et vos amis. Et bloquez ce temps dans votre agenda pour vous engager à faire ces activités.

Ce n’est pas l’argent mais le temps qui fait le bonheur
Selon un sondage CROP – La Presse, effectué en septembre 2007, 28% des québécois estiment que pour être plus heureux, il leur faudrait plus de temps. C’est le facteur qui a le plus d’importance pour les québécois pour leur bonheur. Les autres personnes aimeraient avoir une meilleure santé (22%), plus d’argent (16%), plus d’amis (6%) ou même plus d’amour (8%).

Ce manque de temps ne semble pas être lié nécessairement à la course folle de parents de jeunes enfants. Il semble être plutôt relié à l’importance générale accordée au travail dans la vie. Ainsi, on observe que 40% des 18-34 ans aimeraient avoir plus de temps mais qu’aussi 34% des 35-54 ans désireraient avoir plus d’heures dans leurs semaines.

Citation du mois
«Il y a pour l’homme trois événements: naître, vivre et mourir. On ne se sent pas naître, nous avons peur de mourir et nous oublions de vivre». Jean de La Bruyère

Le temps des vacances…pour un équilibre travail/famille

Mai/Juin 2007

Il n’est pas rare, de nos jours, de voir des employés garder le contact avec leur organisation pendant les vacances, question de ne pas être envahis de travail à leur retour. C’est ainsi qu’on voit ces employés se promener avec leur cellulaire pendant les vacances, répondre à leurs courriels et travailler une heure ou deux par jour sur certains projets.

Pourtant, il faut se poser la question si cette stratégie est juste pour notre famille qui se trouve encore à partager notre attention avec le travail pendant les vacances. Et aussi, si cela est sain pour nous-mêmes qui avons indéniablement besoin de nous ressourcer quelques semaines par année.

Pourtant, il est possible d’équilibrer travail/famille et de prendre des vacances tout à fait libres de travail, si vous le désirez. Il suffit d’abord d’adopter des lignes de conduite qui pourraient ressembler à la liste suivante:

  • prendre un minimum de deux semaines de vacances par année;
  • ne pas contacter le bureau de quelque façon que ce soit pendant les vacances;
  • garder son cellulaire fermé;
  • laisser au bureau son portable, son porte-documents, son agenda;
  • ne pas prendre ses messages téléphoniques;
  • ne pas répondre à ses courriels;
  • ne pas initier aucun travail au cours de cette période.

Une fois que vous aurez développé vos lignes de conduite, il suffit ensuite de planifier à l’avance vos vacances de façon à:

  • minimiser l’impact négatif que vos lignes de conduite pourraient avoir sur l’organisation;
  • diminuer le travail qui pourrait vous attendre à votre retour.

Par exemple, vous pourriez:

  • former d’autres personnes à prendre une partie de votre travail pendant vos vacances;
  • donner du travail en sous-traitance;
  • suspendre quelques rapports ou activités;
  • informer vos clients, fournisseurs et autres personnes, suffisamment à l’avance, que vous serez absent;
  • décider des personnes-ressources à contacter dans le cas de situations urgentes;
  • laisser un message d’absence sur votre boîte vocale en mentionnant le moment de votre retour et la personne à contacter en cas d’urgence;
  • programmer une réponse automatique d’absence sur votre courriel en mentionnant la date de votre retour et la personne à contacter en cas d’urgence;
  • anticiper les situations qui pourraient arriver pendant vos vacances et donner des instructions pour que la personne qui vous remplace puisse s’en acquitter;
  • compléter les tâches prioritaires avant votre départ pour les vacances.

Et, si vous pensez qu’aucune de ces actions n’est possible, imaginez ce qui arriverait si soudainement vous étiez hospitalisé. Au moins, avec les vacances, vous avez la possibilité de planifier votre absence et de faire en sorte de revenir au travail avec beaucoup plus d’énergie et de vigueur.

Citation du mois
«Une liberté de vacances, des moments libres…Toute vie organisée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre.» Marguerite Yourcenar