Optimiser votre énergie au travail – Le sommeil

Avril 2016

Tony Schwartz et Catherine McCarthy ont fait une étude pendant 5 ans auprès de 12 000 travailleurs dans 73 pays pour aider les employés à augmenter leur énergie au travail. Leur étude, appelée « The Energy Project », vient à la conclusion que l’être humain a besoin de travailler sur quatre plans s’il désire optimiser son énergie : le plan physique, le plan émotionnel, le plan intellectuel et le plan spirituel (réalisation de soi).

Soixante-dix pour cent des travailleurs qui participaient à l’étude ont mentionné que les nouveaux comportements adoptés pour améliorer la gestion de leur énergie leur ont permis non seulement d’accroître leur performance au travail, mais également de bénéficier d’une vie personnelle plus riche et plus satisfaisante.

Au cours des prochains bulletins, je me propose donc de vous entretenir de quelques pistes de solutions pour augmenter votre vitalité au travail. Pour le présent bulletin, j’aborderai le sommeil, le point le plus important de l’aspect physique pour profiter d’une haute énergie.

En général, l’être humain a besoin de 7 à 8 heures par nuit de sommeil. Comment savoir si vous avez suffisamment dormi au cours de la nuit dernière? Il s’agit simplement de vous demander, lorsque vous vous levez le matin, si vous dormiriez une heure de plus. Si la réponse est non, c’est que vous avez dormi le nombre d’heures qu’il vous faut. Si la réponse est oui, c’est que vous n’avez pas assez dormi.

Pour les gens qui souffrent d’insomnie, le fait d’adopter un rituel pré-coucher vous aidera à vous endormir et à bénéficier du nombre d’heures de sommeil dont vous avez besoin. Voici en quoi consiste le rituel :

  • Adopter un horaire constant, c’est-à-dire, vous lever et vous coucher toujours à la même heure
  • Aérer la chambre 15 minutes avant de vous coucher
  • Diminuer la température de la pièce pour ne pas dormir dans une chambre trop chaude
  • Baisser les stores pour assombrir la chambre
  • Libérer votre esprit une heure avant de vous endormir : ni travail intellectuel ni télévision
  • Manger léger pour le souper
  • Éviter les stimulants quelques heures avant le coucher : cafés, sucres, chocolat

Les conséquences d’un manque de sommeil vont bien au-delà de la simple fatigue et d’une carence en énergie. Toutes les dimensions de notre vie sont affectées : baisse de la concentration, difficulté dans la prise de décisions, diminution de la mémoire à long terme, maladies, système immunitaire moins efficace, inaptitude à gérer les émotions, etc. Dans une étude de plus de 400 employés, les recherches ont démontré que dormir trop peu, c’est-à-dire, moins de six heures par nuit, est l’un des meilleurs indicateurs de l’épuisement professionnel.

Il est donc important de vous engager à dormir le nombre d’heures dont vous avez besoin pour optimiser non seulement votre énergie physique, mais également votre énergie mentale et émotionnelle. Comme le dit si bien le Dalaï-Lama : « Le sommeil est la meilleure des méditations ».

Créer des modèles

Mars 2016

Modèles

Créer des modèles est une technique importante pour augmenter votre efficacité puisqu’elle permet de gagner beaucoup de temps dans la rédaction de vos futurs documents.

Un modèle est un document-type (courriel, lettre, rapport) que vous utilisez quand vous en avez besoin et que vous pouvez modifier à votre guise sans que le modèle original soit changé.

C’est un outil idéal lorsque vous envoyez le même type de communication à des clients internes ou externes comme un mot de remerciement, une soumission, un contrat, une facture ou une publicité de vos services.

Par exemple, chez Manuri Formation, nous envoyons un mot de remerciement par courriel à chaque client qui demande de s’abonner à nos infolettres. Voici le modèle de courriel qui a été créé à cet effet :

Bonjour (Madame, Monsieur),

Il me fait plaisir de vous confirmer votre abonnement à nos infolettres, comme demandé.

Je vous remercie de votre intérêt envers Manuri Formation et vous souhaite une belle (journée)!

Ainsi, au lieu de composer le courriel à chaque fois que nous voulons envoyer un mot de remerciement, nous avons créé un modèle en indiquant, entre parenthèses, les informations qui changent d’un client à l’autre. Au moment d’envoyer le courriel, nous allons chercher le modèle, ajustons les informations entre parenthèses et en un tour de main, le courriel a été créé et envoyé.

Il existe des fonctions dans Word et dans Outlook pour créer et enregistrer des modèles de lettres, de rapports et de courriels.

À titre d’exemple, voici la façon de créer et d’utiliser des modèles de courriels dans Outlook avec la fonction Quick Part. Si vous utilisez un autre logiciel de messagerie, la méthode ci-dessous vous permettra de trouver l’équivalent.

Pour CRÉER un modèle de courriel dans Outlook avec Quick Part :
Ouvrir un nouveau courriel.
Taper le texte et le surligner.
Cliquer sur Insertion et Quick Part et choisir Enregistrer la sélection.
Nommer votre modèle et cliquer sur OK.
Votre modèle est maintenant enregistré dans Quick Part.

Pour UTILISER un modèle de courriel dans Outlook avec Quick Part :
Ouvrir un nouveau courriel ou répondre à un courriel.
Mettre votre curseur dans le corps du message.
Cliquer sur Insertion et Quick Part, choisir votre texte et cliquer sur ce texte.
Votre modèle se trouve maintenant dans le corps de votre courriel.
Ajuster les informations qui changent d’un client à l’autre.

Remercier un client ou envoyer une soumission est certes une activité importante, mais écrire chaque courriel n’est pas productif. Mieux vaut rédiger des modèles et les personnaliser par la suite.

Ainsi, lorsque vous vous retrouverez à écrire constamment les mêmes textes, arrêtez-vous et créez des modèles! Vos clients seront ravis par votre rapidité d’exécution et vous serez enchanté par votre efficience à envoyer un écrit dans un minimum de temps et d’efforts.

Regroupez vos tâches similaires!

Février 2016

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Savez-vous que si vous regroupez des tâches de même nature et que vous y travaillez en blocs de 30 à 90 minutes, ces tâches représenteront 20 % d’une journée de travail? Et qu’à l’inverse, si vous exécutez ces mêmes tâches, mais de façon non regroupée, c’est-à-dire, au fur et à mesure qu’elles se présentent, elles représenteront jusqu’à 50 % d’une journée de travail. C’est du moins ce que révèlent les études faites sur le sujet par l’Institute of Business Technology.

Pourquoi le rendement est-il plus grand lorsque vous regroupez des tâches similaires? Parce que vous économisez du temps au niveau de votre préparation physique (sortir les dossiers, aller chercher les informations…) et de votre préparation mentale. En effet, cela prend environ de 3 à 5 minutes pour vous concentrer mentalement sur une tâche. Si vous profitez de cette période de concentration pour continuer à accomplir les tâches de même nature, vous gagnerez ce temps de concentration nécessaire à chaque tâche.

Admettons, par exemple, que vous avez 10 appels de suivi à faire aujourd’hui auprès de vos clients. Si vous pratiquez le principe de regroupement de tâches, vous déciderez de vous allouer une période de temps en continu, supposons 90 minutes, pour appeler ces 10 clients les uns à la suite des autres. Vous aurez ainsi investi une seule fois le temps de préparation physique et le temps de concentration nécessaire pour exécuter ces appels. Au contraire, si vous décidez de traiter ces 10 appels en « miettes », étalés tout au long de la journée, cela vous prendra entre 3 et 5 minutes à chaque fois pour vous concentrer sur chacun des 10 appels.

Ainsi, le regroupement de tâches permet de diminuer le temps de préparation physique et mentale entre chacune des tâches. Voici quelques catégories d’activités qui se prêtent bien au regroupement : les courriels, les appels téléphoniques que vous voulez entreprendre aujourd’hui, le retour d’appels, les communications à l’interne, la lecture, les réunions, le classement, les suivis, le courrier, la comptabilité, la promotion, le développement des affaires, la prospection, les soumissions, la gestion, la préparation d’ordres du jour, le paiement des factures, la révision de votre matériel sur les sites des médias sociaux, les déplacements internes et externes, les photocopies, la préparation des repas, l’écriture, le ménage de votre espace de travail, la réflexion et les contacts sociaux.

Vous aimeriez peut-être compléter cette liste en ajoutant vos propres tâches. Passez en revue les tâches que vous accomplissez au cours d’une semaine de travail et inscrivez celles que vous pourriez regrouper.

Finalement, choisissez au moins trois catégories de tâches et commencez à y travailler de façon regroupée.Vous verrez que vous y gagnerez beaucoup en efficacité!

Le cerveau et la productivité

Janvier 2016

Productivité

Depuis de nombreuses années, une des techniques suggérées pour augmenter notre productivité au travail était de ne pas vérifier nos courriels la première chose le matin. Au lieu de ça, nous devions commencer à travailler sur nos tâches prioritaires et ignorer les distractions autant que possible.

Aujourd’hui, de récentes études sur le fonctionnement du cerveau suggèrent tout à fait le contraire. Nous devrions d’abord commencer à traiter nos courriels et autres petites tâches administratives pour ensuite nous concentrer sur nos priorités de la journée.

Pourquoi? Selon le docteur et professeur en psychologie Daniel J. Levitin, ce sont les petites choses qui nous distraient et qui nous empêchent de nous concentrer pleinement sur les activités importantes. C’est ce qu’il explique dans son livre The Organized Mind.

En effet, ces petites tâches qui se trouvent sur notre liste de choses à faire, dans notre boîte de courriels ou dans notre boîte vocale, et que nous ne faisons pas parce que nous travaillons plutôt sur nos priorités, ne cessent de nous trotter dans la tête et nous créent ainsi une tension psychologique à force d’essayer de les tasser de notre conscience. Nous nous retrouvons alors à utiliser plus d’énergie mentale à ne pas faire ces petites tâches qu’à les faire.

L’auteur nous suggère donc de passer la première heure de la journée à traiter les courriels, la messagerie vocale et les messages texte, et d’y aller par ordre de priorités. Si, à la fin de cette première heure, il nous reste encore quelques menues tâches à accomplir, il conseille de les déléguer si possible ou de les noter afin de les effectuer plus tard au cours de la journée.

Nous sommes alors prêts à démarrer la première partie productive de notre journée et à nous assurer qu’elle reste productive. Ignorons les courriels, éteignons notre téléphone cellulaire, notons les idées qui se présentent à nous plutôt que d’agir sur elles tout de suite, et travaillons sans interruption pendant 90 minutes avant de prendre une pause complète. À la pause, nous pourrons traiter nos courriels de même que notre boîte vocale avant de lancer notre prochaine période productive de 90 minutes.

Notre cerveau aime travailler par tranches avec une heure de début et une heure de fin à chaque activité. Organisons donc notre journée de manière à maximiser l’efficacité de notre cerveau! Prenons l’habitude de réserver notre toute première heure de la journée à régler les petites tâches, et notre cerveau sera par la suite tout disposé à se concentrer davantage sur nos priorités pour un maximum de performance.

Méthode SAVOIR FAIRE SENTIR pour des communications claires

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Septembre 2015
Dans un monde de travail de plus en plus rapide, on constate souvent un manque de clarté dans nos communications que celles-ci soient faites au téléphone, en personne ou par courriel.

L’auteur Bill Jensen, dans son livre The Simplicity Survival Handbook, nous propose une méthode en trois temps pour préparer nos communications et nous assurer ainsi de leur clarté : SAVOIR, FAIRE, SENTIR.

En fait, cette méthode consiste à vous mettre dans la peau de votre interlocuteur et à vous préparer avant de communiquer en répondant aux trois questions suivantes :

1. SAVOIR : « Quelle est la chose que j’aimerais que mon interlocuteur sache (comprenne, apprenne ou questionne) à la fin de la communication? » Écrivez votre réponse en une phrase maximum.

2. FAIRE : « Quelle est l’action que j’aimerais que mon interlocuteur fasse à la fin de la communication? » Écrivez votre réponse en une phrase maximum.

3. SENTIR : « Quelle est l’émotion que j’aimerais que mon interlocuteur ressente à la fin de la communication? » Écrivez votre réponse en une phrase maximum. Il s’agit ici de montrer à votre interlocuteur que vous vous souciez de ses besoins. Bien que vous ne puissiez imposer la façon dont les gens se sentent, cela vous aide à vous préparer à l’impact émotionnel de vos mots, pour peut-être en changer la livraison.

Les auteurs ont demandé à 260 employés travaillant dans de petites, moyennes et grandes organisations de tester cette méthode. Voici les avantages qu’ils y ont relevés :

• La méthode est courte et facile à utiliser. Par exemple, les gestionnaires, juste avant leurs réunions, jetaient sur papier l’objectif de leurs communications.

• La méthode est efficace. Les employés confessaient que les fois où leurs communications manquaient de clarté étaient les fois où ils n’avaient pas utilisé la méthode.

• La méthode va directement au but et permet à vos interlocuteurs de connaître rapidement ce que vous attendez d’eux. Chaque jour, vous devez communiquer à des dizaines ou des centaines ou des milliers de personnes qui vont instantanément décider si elles adhèrent ou non à ce que vous dites, et si elles doivent agir. La plupart ne vous donneront que quelques secondes pour attirer leur attention et les convaincre.

• La méthode considère l’interlocuteur comme un preneur de décision. Comme l’être humain accepte une idée tant avec sa logique qu’avec son ressenti, la méthode vous incite à formuler votre communication pour que votre interlocuteur saisisse autant la logique de votre communication (le SAVOIR de la méthode) que les sentiments reliés au message (le SENTI de la méthode).

Au début, cela pourrait vous prendre de 1 à 10 minutes pour compléter les trois étapes. Avec la pratique cependant, uniquement 45 secondes seraient nécessaires.

La méthode au téléphone
Prenons un exemple où vous auriez à préparer une communication téléphonique. Les mots peuvent être différents, bien sûr, mais voici l’essentiel du message :

SAVOIR : « Bonjour Yannick, voici ce que j’aimerais que vous sachiez… »
FAIRE : « Yannick, voici ce que j’aimerais que vous fassiez… »
SENTIR : Au téléphone, c’est avec le ton de votre voix que vous réussirez à faire ressentir à votre interlocuteur ce que vous désirez qu’il ressente. Par exemple, si vous aimeriez qu’il soit enthousiaste, vous adopterez un ton énergique et enjoué. Si vous désirez qu’il apporte une action correctrice, vous adopterez un ton de préoccupation.

La méthode en réunion
Voici un exemple de préparation d’une communication pour l’organisation d’une réunion :

SAVOIR : À la fin de la réunion, j’aimerais que mes interlocuteurs « comprennent les particularités du nouveau projet et sa contribution au succès de l’entreprise ».
FAIRE : À la fin de la réunion, j’aimerais que « les employés participent à une journée de formation sur le nouveau projet ».
SENTIR : À la fin de la réunion, j’aimerais que « mes collaborateurs soient excités par ce nouveau projet ».

Le monde du travail est ponctué d’urgences et vous n’avez souvent tout au plus que quelques minutes, voire quelques secondes, pour organiser vos pensées et formuler un message clair auprès de vos interlocuteurs. Vous devez donc trouver le plus court chemin entre ce qui est dans votre tête et ce que les autres vont voir ou entendre. La méthode SAVOIR, FAIRE, SENTIR vous aidera en ce sens.

Entraîner votre cerveau – Partie 2

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Août 2015

Dans le dernier bulletin de juin/juillet, nous vous décrivions de quelle façon vous pouviez entraîner votre cerveau pour créer la vie que vous désirez en vous adonnant à une séance de réflexion de 15-20 minutes chaque matin. Dans ce bulletin, nous aimerions vous expliquer pourquoi cette séance de réflexion est importante.

Dans leur livre The Winner’s Brain, deux éminents experts sur le cerveau, Dr Jeff Brown et Dr Mark Fenske, expliquent que notre cerveau est conditionné pour le succès et qu’il est ainsi doté de cinq grandes catégories de compétences pour nous aider à créer la vie que nous voulons, soit : saisir les opportunités, connaître notre niveau de tolérance face aux risques, focaliser sur nos objectifs, avancer malgré les obstacles et reconnaître nos talents.

Chaque individu possède l’ensemble de ces cinq compétences cognitives, mais à différents degrés. Les auteurs nous invitent donc à les développer pour avoir un cerveau performant dans lequel toutes les parties travaillent ensemble pour créer des pensées, des émotions et des actions gagnantes.

Revenons maintenant à notre bulletin précédent et voyons comment cet exercice de réflexion rend notre cerveau plus efficace.

  1. D’abord, l’exercice de méditation en soi rend le cerveau plus puissant. En aussi peu que huit semaines, selon les auteurs, des effets bénéfiques se font déjà sentir sur le stress, l’attention, la mémoire et les autres parties du cerveau.
  2. En démontrant de la gratitude pour les bienfaits de notre vie, nous concentrons ainsi notre attention sur nos talents et nos ressources physiques, spirituelles et émotionnelles.
  3. En pardonnant à toute personne qui nous a blessé, nous gérons la colère, l’agressivité, la frustration et la déception qui nuisent à notre bien-être et à l’atteinte de nos objectifs. Nous dirigeons donc nos émotions de manière productive.
  4. En offrant nos bons vœux à au moins trois personnes par jour, nous développons notre empathie et élargissons nos horizons.
  5. En entretenant des pensées positives envers tous nos projets d’avenir, nous développons notre compétence à avancer malgré les obstacles et à chercher des opportunités derrière les défis qui se présentent.
  6. En nous demandant comment nous passerons la première heure de chaque journée, nous nous concentrons sur nos priorités et nous donnons le ton à toutes les autres heures à suivre. Nous planifions par conséquent les activités importantes d’abord, soit celles qui ajoutent un sens à notre vie et à la réalisation de nos objectifs.

Les auteurs mentionnent que le succès n’a rien à voir avec des facteurs tels le quotient intellectuel, les circonstances, l’argent et le réseau de contacts. Rodin, par exemple, cet illustre sculpteur français qui a créé la sculpture Le Penseur, provenait d’une famille pauvre et a été rejeté à trois reprises par l’école des arts. En dépit des rejets constants, il a rebondi maintes et maintes fois, en utilisant chaque échec et chaque déception comme une opportunité pour alimenter ses talents et ses passions. Il a développé des qualités telles la résilience et la motivation qui lui ont permis de focaliser sur ses objectifs et d’avancer malgré les obstacles.

Telle est la force du cerveau, et l’exercice de méditation proposé se veut un outil pour optimiser son fonctionnement.

Entraîner votre cerveau – Partie 1

Juin/Juillet 2015

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Pour créer la vie que vous voulez, vous devez d’abord entraîner votre cerveau. C’est ce que vous faites, entre autres, lorsque vous éliminez les pensées indésirables qui ont le pouvoir de vous garder constamment préoccupé et distrait.

Une façon d’entraîner votre cerveau est de vous livrer, à chaque matin après vous être habillé, à une séance de 15-20 minutes, dont le but est de nettoyer votre esprit de toutes informations nuisibles.

Donc, après avoir complété vos obligations matinales (petit déjeuner, préparation des enfants pour l’école…), asseyez-vous confortablement dans votre fauteuil préféré, et procédez, dans l’ordre, aux six étapes suivantes :

  1. Détendez-vous, fermez les yeux et respirez profondément.
  2. Dites merci pour tous les bienfaits présents et passés de votre vie. L’idée ici n’est pas d’énumérer tous vos bienfaits, mais de penser à ceux qui vous viennent à l’esprit spontanément.
  3. Pardonnez à toute personne qui vous a blessé ou offensé.
  4. Offrez vos bons vœux à au moins trois autres personnes chaque jour.
  5. Entretenez des pensées positives pour tous vos projets d’avenir, pour tous vos efforts et pour toutes les opportunités qui se présentent à vous.
  6. Décidez comment vous allez passer la prochaine heure. Cela peut être une activité déjà prévue à votre agenda ou une autre tout à fait différente.

La raison pour laquelle il est important de vous adonner à ces six étapes, matin après matin, sera expliquée dans le prochain bulletin. Toutefois, il est fort probable que vous en découvrirez vous-même la raison au fil de vos séances.

Entre-temps, vous pouvez vous inspirer de la sculpture Le Penseur de Rodin, illustrée dans ce bulletin, qui est un parfait symbole de la façon dont le cerveau peut devenir votre atout le plus précieux pour créer la vie que vous désirez.

Si vous regardez de près ce célèbre homme musclé en profonde réflexion, vous constaterez qu’il est loin d’être un personnage passif. Au contraire, il prend en charge de manière proactive son esprit : il est penché vers l’avant, appuyant son poing contre ses dents, ses orteils autour du rocher, son corps tout entier engagé activement dans l’effort de la contemplation. Il est puissant et plein d’intentions. Il est sur le point de mettre ses idées en mouvement. Rodin lui-même faisait remarquer ceci au sujet de sa sculpture : « La pensée fertile se développe lentement au sein de son cerveau. Il n’est plus un rêveur, il est un créateur. »

Tout comme Le Penseur de Rodin, les six étapes ci-dessus vous permettent de nettoyer et de prendre en charge votre cerveau, et ce faisant, de passer d’un état de contemplation à un état de création, transformant ainsi vos idées errantes en intentions et en actions décisives.

L’invisible gorille

Mai 2015

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Tout le monde a expérimenté ce curieux phénomène où on ne voit pas un objet pourtant situé juste sous nos yeux. Cette cécité attentionnelle ou ce manque d’attention a été étudié par deux professeurs en psychologie, Daniel J. Simons de l’université de l’Illinois et Christopher Chabris de l’université Harvard.

Ces deux psychologues ont développé un test de l’attention où on vous demande, dans une vidéo, de compter le nombre de passes de ballon que font les joueurs en chandails blancs d’une équipe de basketball. Si vous n’avez pas déjà passé ce test, je vous invite à arrêter votre lecture ici et à aller regarder cette vidéo.

Vidéo de Daniel J. Simons : https://www.youtube.com/watch?v=T6ntrT22gQs

C’est fait? Vous avez passé ce test? Ainsi, vous avez visionné une vidéo où une équipe de basketball se lançait un ballon dans les airs et vous avez compté le nombre de fois où les joueurs de l’équipe avec les chandails blancs avaient le ballon entre les mains. Durant les échanges, une femme déguisée en gorille a traversé la scène en se tapant la poitrine. Avez-vous vu le gorille?

Cette vidéo a été créée en 1999 et, depuis, plusieurs personnes l’ont visionnée. Résultat? Toutes les fois, au moins 50 % des gens ne voient pas le gorille. Pourquoi? L’explication est que les gens sont tellement concentrés à calculer le nombre de passes qu’ils deviennent aveugles à tout autre événement inattendu même si celui-ci est aussi évident qu’un gorille.

Pourquoi certains voient-ils les événements inattendus (le gorille) et d’autres non? Les auteurs ont découvert que cela n’a rien à voir avec l’intelligence, la personnalité ou le sexe. Cela dépend plutôt du type d’événement inattendu que vous rencontrez et de votre expérience.

À titre d’illustration, les auteurs ont fait une autre étude dans le métro de Washington où ils ont demandé à un violoniste renommé, Joshua Bell, gagnant de plusieurs prix, de jouer de la musique classique. Ainsi, un vendredi matin, durant les heures d’affluence, Joshua Bell se plaça à une sortie de métro près d’un escalier roulant, sortit son violon Stradivarius de 3 millions de dollars, déposa l’étui du violon à ses pieds, y déposa un peu de monnaie et commença à jouer. Au cours de sa performance de 45 minutes, plus de 1 000 personnes sont passées à quelques pieds de lui, mais seulement 7 d’entre elles se sont arrêtées et ont donné un total de 32,17 $.

Pourquoi ce musicien de renommée internationale est-il passé inaperçu? Parce que les gens se concentraient à se rendre au travail (tout comme vous étiez concentré à compter le nombre de passes de ballon) et non à rencontrer un violoniste de renommée internationale (un gorille dans le test des ballons). Parmi les 7 personnes qui ont remarqué le violoniste, certains avaient assisté à son concert trois semaines auparavant et les autres étaient violonistes eux-mêmes. Par conséquent, la situation (le fait d’avoir assisté à un concert du violoniste) et leur expertise du violon ont fait que ces 7 personnes ont été en mesure de diriger leur attention vers cet événement inattendu (le gorille dans le test des ballons).

Si vous êtes de ces personnes qui ont vu le gorille, cela ne veut pas dire que vous êtes à l’abri de la cécité attentionnelle et que vous verrez toujours les événements inattendus. Cela dépendra toujours de la situation et de votre expertise.

Que pouvons-nous donc faire face à la cécité attentionnelle? D’abord, prendre conscience que lorsque nous concentrons notre attention sur quelque chose, inévitablement, il y aura des événements inattendus qui nous échapperont. C’est la façon dont notre cerveau fonctionne. Par exemple, tenir une conversation sur notre cellulaire au volant prend une partie de notre attention (comme compter le nombre de passes de ballon) et diminue nos capacités à faire face à un événement inattendu qui se présenterait sur la route (tel le gorille).

Ensuite, une autre façon de faire face à la cécité attentionnelle est de prendre des mesures pour ne pas voir uniquement ce qu’on s’attend à voir. Par exemple, dans la majorité des accidents de la route entre voitures et deux-roues, quand on interroge la personne qui était au volant de la voiture, elle expliquera qu’elle n’a pas vu la moto (ou le vélo) et que le deux-roues est sorti de nulle part. En fait, c’est le même principe que la vidéo : la personne au volant s’attend à voir des voitures sur la route et son attention est focalisée là-dessus (compter le nombre de passes). La moto ou le vélo, c’est le gorille, et le cerveau n’a même pas « perçu » ce deux-roues alors qu’il était pourtant aussi visible que ce gorille au milieu du groupe qui joue au ballon.

La cécité attentionnelle, c’est aussi les opportunités qui se présentent dans notre quotidien et que nous ne voyons pas parce que nous sommes trop concentrés sur autre chose. Prendre des mesures pour ne pas voir uniquement ce qu’on s’attend à voir, c’est également se placer dans un état de réceptivité pour remarquer les perceptions des autres, les opportunités et les défis dans son équipe.

Finalement, au travail, la cécité attentionnelle veut dire que si vous focalisez votre attention sur une tâche qui vous intéresse (compter le nombre de passes), cela sera beaucoup plus facile d’ignorer les distractions (le gorille), tels un environnement bruyant et des gens qui circulent autour de votre aire de travail.

Suggestion de lecture
The Invisible Gorilla, Christopher Chabris et Daniel Simons, 2009.

Méditer au travail en six étapes

Avril 2015

avril15De plus en plus d’entreprises s’intéressent à la méditation. En effet, plusieurs études ont démontré que les bienfaits de la méditation se manifestent non seulement sur la diminution du stress des employés mais également sur leur productivité.

Une des dernières études a été réalisée par l’UQAM auprès d’employés travaillant dans un centre d’appels. Pendant trois semaines, chaque employé devait méditer pendant 10 minutes en arrivant le matin et 5 minutes après le dîner. Résultats? Le niveau de satisfaction de la clientèle qui avait affaire avec ces employés a augmenté  de 5 %. Quant aux employés, ils étaient moins stressés, moins anxieux, moins fatigués et affichaient moins de pensées négatives.

Mais comment méditer au travail? Voici une méthode en six étapes.

1. Choisir un endroit calme
Pratiquez votre méditation dans un environnement calme, silencieux, à l’abri des dérangements et où la température est agréable.

2. S’asseoir confortablement
Asseyez-vous sur une chaise à dos droit sans appuyer le dos si possible (afin de réduire le risque de somnolence), dans une posture qui incarne la dignité, la force tranquille, la paix, la sagesse. Déposez les mains sur les genoux, ou sur les cuisses, les paumes tournées vers le bas (les paumes tournées vers le bas incitent au regard intérieur, au recueillement, au retour à soi). Posez les pieds à plat, sans les croiser. Vous serez ainsi assis d’une manière détendue avec la juste dose d’énergie pour vous tenir droit. Rigueur sans rigidité.

3. Fermer les yeux
Fermez les yeux. Vous pouvez aussi les laisser ouverts et les diriger vers le bas, en adoptant un regard vague. Ne fixez surtout pas l’écran de votre ordinateur si l’image de veille bouge sans cesse.

4. Méditer
Méditer, c’est vous concentrer sur votre respiration. Ainsi, une fois l’endroit et la posture choisis, prêtez attention à votre souffle. N’essayez pas de modifier votre respiration, ni de la contrôler d’une façon ou d’une autre. Observez simplement votre souffle, tel qu’il est : ressentez votre inspiration, laquelle est suivie d’une pause brève, puis votre expiration, suivie d’une autre pause. Pour vous aider à rester concentré sur votre respiration, vous pourriez dire mentalement « J’inspire » lorsque vous inspirez et « J’expire » lorsque vous expirez.

5. Noter quand votre esprit s’égare
Quand vous constatez que votre esprit s’égare et que vous n’êtes plus concentré sur votre respiration, prenez-en simplement conscience en mentionnant intérieurement le mot « pensée » et revenez à votre souffle. Durant certaines sessions, il vous semblera que c’est tout ce que vous faites : noter que vous êtes égaré et revenir à votre souffle. Noter et vous ramener. Noter et revenir à votre souffle : avec douceur et fermeté. Voilà l’entraînement de la méditation.

6. Terminer par de grandes respirations
Avant de terminer votre séance de méditation (à chacun de choisir la durée qui lui convient – ce n’est pas tant la durée de la méditation que la régularité qui importe), prenez trois grandes respirations, ouvrez ensuite les yeux s’ils étaient fermés, étirez-vous et démarrez une nouvelle activité.

Vous constaterez assurément les effets positifs de la méditation sur votre stress et votre anxiété si vous méditez chaque jour. Cependant vous remarquerez également que cela vous permettra de ralentir et d’être davantage dans le moment présent.

Mais comment intégrer la méditation au travail? Voici quelques mesures simples. Installez des capsules audio directement à votre poste de travail, comme ce fut le cas pour l’étude faite auprès du centre d’appels. Encouragez-vous à prendre des pauses. La concentration optimale n’est pas possible huit heures de suite, si bien qu’il est bénéfique de s’accorder de petites pauses pour méditer. Prenez quelques minutes pour méditer avant une réunion. Cela vous permettra d’être frais et dispos pour la rencontre au lieu de traîner le stress des autres tâches effectuées au cours de la journée.

Le but ultime de la méditation vise le mieux-être des employés devant un monde du travail de plus en plus surchargé et effréné. Si, en prime, l’entreprise peut devenir plus performante, ce sera au bénéfice de tous!

Sur ce, je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous retrouver en mai pour le prochain bulletin.

Présenter des excuses sincères

Mars 2015

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Source de l’image : Jetpack IA

Une étude réalisée par trois chercheurs japonais a démontré que des excuses, même bien formulées, ne réussiront pas à rétablir l’harmonie si elles ne sont pas sincères et si elles ne parviennent pas à toucher le cœur de la personne blessée.

L’art de s’excuser ou le shazai est très pratiqué par les Japonais en matière de management et de ressources humaines. Les Japonais croient que des excuses sincères permettent de nous réconcilier et non pas de nous déchirer, comme nous avons trop tendance à le faire lors d’un différend.

Dans son livre On apology, Aaron Lazare, ex-doyen et professeur de psychiatrie à la faculté de médecine de l’Université du Massachusetts, présente les quatre étapes à suivre pour formuler des excuses sincères.

  1. Reconnaissance

Il s’agit d’abord de reconnaître non seulement les torts causés par notre faute, mais aussi la personne qui en est victime.

L’une des principales raisons pour lesquelles nos excuses ne donnent pas les résultats escomptés, c’est qu’elles sont énoncées de façon trop vague à la personne qui a été offensée, telles que : « Je suis désolé pour ce qui est arrivé hier » ou « Je vous demande pardon pour ce qui est arrivé ».

Au contraire, les excuses que nous présentons à la personne blessée doivent être précises, telles que : « Je suis désolé si je vous ai embarrassé devant les autres » ou « Je suis désolé d’avoir brisé votre vase ». En étant précis dans nos excuses, nous donnons ainsi la possibilité à la personne de s’exprimer et de nous confirmer si cela représente bel et bien une offense pour elle.

2.  Regret

Deuxièmement, il faut exprimer nos plus profonds regrets à la personne offensée et lui montrer à quel point nous sommes nous-mêmes blessés par ce qui est arrivé. C’est comme si, pour paraître authentiques, nos excuses auraient besoin d’être accompagnées de regrets.

S’excuser est un acte d’humilité puisque nous reconnaissons avoir commis une erreur avec nos plus profonds regrets. C’est justement cette humilité qui permet à la personne offensée de retrouver sa dignité.

Des expressions telles que « Les mots ne suffisent pas pour exprimer à quel point je suis désolé… » ou « Si j’étais capable de revenir en arrière et d’effacer ce qui a été fait, je le ferais ».

3.  Explication

Troisièmement, il ne faut pas tenter de nous justifier, mais plutôt expliquer les véritables raisons qui nous ont poussés à commettre une faute.

En effet, les personnes blessées perçoivent souvent les excuses comme insatisfaisantes si elles ne sont pas accompagnées d’explications. À la limite, les excuses sans explications peuvent même représenter une insulte supplémentaire. En comprenant pourquoi la faute a été commise, les personnes blessées peuvent alors arrêter de spéculer sur ce qui est arrivé.

Par exemple, si vous êtes invité à un souper pour 18 h et que vous ne vous y êtes pas présenté, dites alors à la personne ce qui est arrivé comme : « J’ai voulu faire une sieste juste avant de me rendre chez toi et comme j’avais passé la nuit debout la veille pour prendre soin de ma fille malade, j’ai passé tout droit et je ne me suis réveillé qu’en fin de soirée ». L’hôtesse a ainsi pu réaliser que l’absence de son invité n’était pas due à un manque de considération de sa part, mais bien au fait qu’il était épuisé et qu’il ne s’est pas réveillé de sa sieste.

L’auteur nous invite également à prêter attention aux explications inadéquates que nous pourrions être tentés d’utiliser dans le but de diminuer notre responsabilité : « J’étais trop stressé », « J’étais préoccupé », « Je suis humain », « Je n’ai pas une bonne mémoire », « Je n’étais pas moi-même », « J’étais en colère après quelqu’un d’autre », « Je ne pensais pas correctement », etc. Lorsqu’il n’y a pas d’explications à une offense, ce simple mot pourrait suffire : « Je suis désolé, je suis responsable et je le regrette sincèrement. Je n’ai aucune excuse. » La personne blessée voit alors votre sincérité et perçoit que vous n’essayez pas de vous dérober de vos responsabilités.

4.  Réparation

Il faut finalement réparer les dégâts, autant que faire se peut. En effet, offrir une réparation montre à l’autre que nous prenons l’offense au sérieux et que nous sommes prêts à poser une action pour compenser. Quand une réparation est possible et que nous ne passons pas à l’action pour arranger les choses, le fait de présenter des excuses sincères aux étapes précédentes ne donnera pas de résultats et ne permettra pas une réconciliation.

La réparation peut consister à remplacer un vase que nous avons brisé, une caméra que nous avons perdue, un vêtement que nous avons taché, etc. Lorsque l’offense est intangible, telle qu’une insulte ou une humiliation, nous pourrions la réparer de façon symbolique, par exemple, en invitant la personne à dîner ou en lui offrant des billets pour un spectacle. Si rien ne nous vient à l’esprit, nous pourrions simplement demander à la personne : « Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour réparer? »

Présenter des excuses a pour but de rétablir l’harmonie au sein d’une relation ou au sein d’un groupe où règne la discorde. Pour qu’elles donnent des résultats cependant, les excuses doivent être sincères, c’est-à-dire, qu’elles doivent venir du cœur et parvenir à toucher celui de la personne blessée.