Cultiver l’optimisme – Partie 3

Août 2014

Août 14Pour terminer cette série de bulletins sur l’optimisme, j’aimerais vous partager les deux principaux conseils que les experts nous donnent pour être une personne de plus en plus optimiste dans notre vie.

1. Sélection de l’attention (SA) ou la manière de regarder la vie
Le premier conseil que les experts nous donnent pour être une personne de plus en plus optimiste se résume à toujours diriger notre attention vers ce qui suscite du positif en nous, comme :

  • Fréquenter des personnes optimistes;
  • Remarquer les qualités et les points forts des personnes pessimistes au lieu de voir uniquement leur imperfection;
  • Choisir de nous concentrer chaque instant sur ce qui nous fait du bien. Par exemple, si en nous levant un certain matin, nous avons le choix entre diriger notre attention sur le chant des oiseaux, le bruit des enfants dans le salon, les nombreux dossiers qui attendent au bureau ou les rénovations de la maison, et que nous nous apercevons que c’est le chant des oiseaux qui nous fait du bien, nous déciderons alors de fixer notre attention à cet instant précis sur le chant des oiseaux;
  • Décider de nous attarder aux choses positives de la vie au lieu des choses négatives. Bien sûr, il y a les accidents, les maladies, les pannes, les tracasseries administratives, la pollution, mais il y a aussi les amis, la famille, le travail, la santé, notre niveau de confort. On le sait, plus nous nous concentrons sur du négatif, plus notre humeur chute et plus nous focalisons sur du positif, plus notre état d’esprit s’améliore.

Ceci me fait penser à la conférence de Patch Adams à laquelle j’ai assisté en mars dernier. Il disait que c’est à l’âge de 18 ans qu’il a décidé d’être une personne optimiste et heureuse chaque jour de sa vie. Et qu’à ce jour, à 69 ans, il avait tenu son pari. Il mentionnait qu’être optimiste ne veut pas dire ignorer les événements négatifs de la vie, mais agir malgré les difficultés. À une étudiante qui lui demandait comment prodiguer des soins humains dans le système de santé alors que le temps ne lui permettait pas toujours, il a répondu : « Posez-vous la question comment vous pourriez y arriver, faites confiance à votre créativité et passez à l’action! »

2. Interprétation positive (IP) ou la manière de faire face aux événements
Le deuxième conseil que nous prodiguent les experts pour piloter notre vie avec optimisme est de réaliser que, lorsque nous faisons face à un événement défavorable dans notre vie, l’important n’est pas l’événement en soi, mais bien la façon dont nous avons de percevoir cet événement.

Ainsi, une personne optimiste percevra l’événement défavorable non pas comme un danger, mais comme une opportunité qui se présentera et qui lui permettra de rebondir.

C’est ce que suggère la signification du mot Crise en chinois sur la photo de ce bulletin. Deux idéogrammes sont associés pour définir le mot Crise : un idéogramme pour danger et un idéogramme pour opportunité. Donc, il appartient à chacun de nous de percevoir l’événement défavorable comme un danger ou une opportunité.

Martin Seligman, psychologue de renommée internationale sur l’optimisme, a créé la méthode ABCDE pournous permettre de voir les opportunités derrière un événement défavorable :

A : adversité
Dans un premier temps, il s’agit de reconnaître les faits de la situation problématique. À titre d’exemple : « J’ai échoué à mon examen de promotion de l’automne dernier en gestion. »

B : beliefs (croyances)
Deuxièmement, il convient de nous interroger sur nos croyances actuelles concernant cette situation difficile. Est-elle de notre responsabilité ou reliée à des événements extérieurs, est-elle permanente ou temporaire, est-elle spécifique ou généralisée? Nous parlons ici de la partie 1 du bulletin sur l’optimisme.

C : conséquences négatives
Dans un troisième temps, nous pouvons commencer à nous interroger sur les conséquences négatives de la situation rencontrée. Quelles sont-elles? Quelle est la probabilité que ces conséquences surviennent? Dans l’exemple ci-dessus, les conséquences négatives peuvent être : « Mon plan de carrière est remis en question. » ou « Je n’aurai pas l’occasion de postuler pour un poste de gestion avant quatre ans. »

D : délégitimation (confrontation positive)
Puis vient le temps de la confrontation positive. Y aurait-il des effets positifs à cette situation? En quoi représenterait-elle une opportunité? Avons-nous une marge de manoeuvre pour reprendre les choses en main?

Dans l’exemple ci-dessus, cela pourrait être : « Un des effets positifs est que je consacrerai plus de temps à mon jeune garçon de trois ans au cours des prochaines années puisque ma promotion en gestion aurait occasionné beaucoup de voyages à l’extérieur du pays. » « Pour reprendre les choses en main cependant, je m’inscrirai de nouveau dans quatre ans à cet examen de promotion et entretemps, je commencerai un certificat en gestion qui est un prérequis à cette promotion. »

E : énergie
C’est le temps de la dynamisation. Il s’agit de prendre des décisions et de passer à l’action pour rebondir.

Dans l’exemple ci-dessus, s’inscrire à un programme de certificat en gestion s’avérerait peut-être une solution.
En conclusion, l’optimisme est une manière de regarder la vie (SA) et une manière de faire face aux événements (IP) afin de percevoir toute chose comme une chose bonne. Certains experts appellent cette formule l’équation de l’optimisme durable :

O = SA + IP*

Sur ce, je vous souhaite un beau retour au travail et au plaisir de vous retrouver en septembre pour le prochain bulletin.


* Source : MANDEVILLE, Lucie. Le bonheur extraordinaire des gens ordinaires, Les Éditions de l’Homme, 2010, p. 211

Cultiver l’optimisme – Partie 2

Juin/Juillet 2014

Juin-Juillet 14L’optimisme a des effets inestimables sur l’être humain. Il permet une meilleure santé physique et mentale, une plus grande espérance de vie, une productivité accrue, un degré de bonheur plus élevé et davantage de chance, la chance étant définie comme un événement bénéfique inattendu.

Mais pourquoi les optimistes ont-ils plus de chance que les autres? Le Dr Richard Wiseman, professeur de psychologie, directeur du «Laboratoire de la chance» à l’Université de Hertfordshire (GB) et auteur d’un ouvrage sur le sujet, a découvert que ce n’est pas tant le hasard qui explique la chance à répétition des optimistes mais bien une série de comportements que ces optimistes adoptent dans leur vie de tous les jours.

Selon le Dr Wiseman, les optimistes apparaissent comme des «machines à fabriquer de la chance» pour quatre grandes raisons, qui sont autant de bons conseils pour attirer la chance:

  1. Les optimistes passent beaucoup de temps à «programmer» leur chance

    Les optimistes pensent en permanence à ce qu’ils aimeraient concrétiser et aux possibilités de réussite, qu’il s’agisse de buts, de projets, d’intentions ou de vagues aspirations.Ils mettent ainsi leur esprit dans une sorte de forme mentale, de structure psychologique favorable pour reconnaître et accueillir les opportunités qui ne manqueront pas de se présenter à eux dans l’avenir pour les aider à réaliser leurs aspirations.

  2. Les optimistes s’attendent à rencontrer des occasions favorables à la réalisation de leurs désirs

    Les optimistes sont plus attentifs que la moyenne des gens aux possibilités positives qui les entourent, parce qu’ils s’attendent à rencontrer des opportunités qui leur permettront de réaliser leurs désirs. On parle ici «d’anticipation positive» propre aux optimistes. En effet, ceux-ci sont certains que des occasions se présenteront, que des personnes géniales se pointeront sur leur route et que leur chance se poursuivra.

    Les optimistes sont conscients que les opportunités se présenteront sous trois formes principales : des rencontres futures avec d’autres personnes, des territoires encore inconnus à découvrir ou des demandes non encore exprimées.

    Les rencontres peuvent être inattendues, à la terrasse d’un café ou dans le métro, par exemple. Elles peuvent aussi provenir d’une mise en relation, par le biais d’une rencontre chez des amis communs ou d’un échange informel d’ordre professionnel. Mais dans tous les cas, les optimistes décident d’entrer en contact avec les autres. Ils sont capables d’anticiper tout ce que ces rencontres pourraient représenter de positif dans l’avenir.

    Les territoires inconnus sont des champs d’action nouveaux que les circonstances de la vie permettront d’explorer. Un voyage, un roman, un essai philosophique, un journal, un site Web, des études, etc. ouvrent des possibilités qui apparaîtront comme autant de «chances».

    Les demandes proviennent de l’entourage et peuvent concerner du soutien, des informations, des solutions, de la collaboration ou autres.

  3. Les optimistes se fient à leur intuition

    Les chanceux sont branchés en permanence sur leur intuition, sur leur petite «voix intérieure» et les optimistes s’entraînent à la développer en toutes circonstances.

  4. Les optimistes ont une capacité supérieure de rebondir face à la malchance

    Même en cas d’échec, les optimistes continuent de chercher des pistes et surtout à prendre des décisions dans le but de déboucher sur des solutions constructives. Ils refusent de ruminer en permanence leurs faiblesses, leurs échecs; ils évitent de revenir sur ce qui n’a pas été réalisé.

C’est une sorte de «savoir-faire-avec-les-difficultés», grâce auquel les optimistes entreprendront immédiatement la recherche d’opportunités nouvelles, sans doute cachées au coeur des difficultés.

En conclusion, si des événements bénéfiques imprévisibles arrivent plus fréquemment aux optimistes qu’à la majorité des gens, ce n’est pas parce qu’ils sont chanceux mais bien parce qu’ils « aident la chance » en la programmant et en restant attentifs aux opportunités.

Sur ce, je vous souhaite un bel été et de merveilleuses vacances, et au plaisir de vous retrouver en août pour le prochain bulletin, qui poursuivra sur le même sujet.

Cultiver l’optimisme – Partie 1

Mai 2014

Mai 14J’ai donné une conférence sur l’Art de cultiver l’optimisme en avril dernier. J’ai donc pensé vous livrer, au cours des prochains bulletins, quelques stratégies pour développer votre optimisme tant au travail que dans votre vie personnelle.

Définitions de l’optimisme

Voyons d’abord quelques définitions de l’optimisme :

  • Voir le verre d’eau à moitié plein au lieu d’à moitié vide.
  • Regarder le bon côté des choses.
  • Voir à travers une boule de cristal un avenir rempli de belles choses.
  • Pratiquer l’art de l’espérance.
  • Anticiper globalement un avenir positif, c’est-à-dire, avoir la certitude que l’on pourra atteindre ses objectifs d’une façon ou d’une autre et que les choses finiront par s’arranger en dépit des revers et des déconvenues.
  • Croire que l’on possède à la fois l’envie et les moyens d’atteindre les objectifs que l’on se fixe, quels qu’ils soient.

En résumé, une personne optimiste, c’est quelqu’un qui voit le bon côté des choses et qui est capable d’éprouver le sentiment que le dénouement d’une situation incertaine lui sera favorable, qu’il trouvera la solution, qu’il y a une issue et qu’elle sera positive pour lui.

Mais comment réussir à demeurer optimiste devant les événements négatifs qui arrivent dans nos vies? Une des stratégies réside dans la manière dont on a de nous expliquer nos difficultés. Selon Martin Seligman, psychologue de renommée internationale sur l’optimisme, nous avons tendance à utiliser trois dimensions pour expliquer nos difficultés.

Première dimension pour expliquer nos difficultés : la permanence

Par exemple, en réponse à une déception, comme le fait de ne pas avoir réussi un examen de promotion, une personne pessimiste verra dans ce revers un phénomène permanent qui persistera, qui sera toujours là pour lui empoisonner la vie. Elle aura recours à des mots comme « toujours » et « jamais » : « J’échoue toujours à mes examens. », « Je ne réussis jamais mes examens. »

Au contraire, une personne optimiste atténuera ses propos en parlant plutôt « d’aujourd’hui » et « de ces derniers temps » et mettra ainsi les difficultés sur le compte de conditions temporaires : « J’ai échoué à l’examen du printemps dernier. »

Par conséquent, pour développer une vision optimiste de nos difficultés, il est important de nous les expliquer en termes de difficultés temporaires et non de difficultés permanentes.

Mai-1 14

Deuxième dimension pour expliquer nos difficultés : la généralisation

Alors que la permanence a trait au temps, la généralisation a trait à l’espace dans lequel nous nous mouvons. Par exemple, devant le même fait d’avoir échoué à l’examen de promotion, la personne pessimiste généralisera et se comportera comme si la difficulté avait envahi la totalité de sa vie. Elle arrêtera, par exemple, de s’investir dans sa vie familiale et sociale, de faire son jogging, d’aller à des soirées. Elle s’effondrera plutôt et broiera du noir.

Au contraire, la personne optimiste parviendra à enfermer ses problèmes dans une case et à continuer de mener sa vie, même quand un élément capital de celle-ci – travail, amour – se détériore. Elle restera autant investie dans sa vie de couple, sa vie sociale suivra son cours habituel et elle continuera à s’entraîner trois fois par semaine, par exemple.

Par conséquent, pour développer une vision optimiste de nos difficultés, il est important de nous les expliquer en termes de difficultés spécifiques qui touchent une partie de notre vie seulement et non en termes de difficultés générales qui envahissent la totalité de notre vie.

Avril-2 14

Troisième dimension pour expliquer nos difficultés : la personnalisation

Il reste une dernière dimension que nous utilisons pour expliquer nos difficultés : la personnalisation. Les personnes pessimistes les attribuent à une déficience personnelle dont elles ne pourront jamais se défaire. Elles se jugent sans valeur et sans talent, ce qui débouche en général sur une perte d’estime de soi. Elles les intériorisent alors de cette façon : « Je suis bête. », « Je ne vaux pas un clou. »

À l’inverse, les personnes optimistes les extériorisent en rejetant sur des circonstances extérieures la responsabilité de leurs difficultés et ne se sentent pas dévalorisées par un échec : « Les conditions n’étaient pas favorables pour la réussite de cet examen. Je vivais une séparation et je manquais de sommeil. » ou « Je m’y suis mal pris pour compléter cet examen. »

Par conséquent, pour développer une vision optimiste de nos difficultés, il est important de considérer que ce sont des circonstances extérieures qui sont responsables de ces difficultés et non pas une déficience personnelle puisque cette attitude vous permettra de modifier votre approche la prochaine fois.

Avril-3 14

En conclusion, Martin Seligman mentionne qu’il est important d’avoir un débat intérieur positif avec nous-mêmes chaque fois que nous vivons des difficultés. Vous vous assurez ainsi de les expliquer en termes de difficultés temporaires, spécifiques et attribuables à des circonstances extérieures.

Sur ce, je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous retrouver en juin pour le prochain bulletin sur le sujet.

Soyez dans le flux

Avril 2014

Avril 14Dans les années 1960, le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi a découvert que les activités les plus susceptibles de vous rendre heureux et motivé au travail sont celles qui représentent un défi que vous êtes confiant de pouvoir relever et celles dans lesquelles vous pouvez utiliser vos talents. Lorsque vous travaillez sur ce type de tâches qui combinent défi et talent, vous vivez alors un état de flux ou une expérience optimale.

Lorsque vous êtes dans cet état de flux, vous vous retrouvez alors complètement absorbé et concentré sur la tâche à accomplir, au point que vous perdez toute notion du temps. Par exemple, pour une tâche réalisée dans un état de flux, vous pourriez avoir l’impression que celle ci ne vous a pris que cinq minutes de votre temps, alors que, en réalité, vous pourriez y avoir consacré jusqu’à cinq heures.

En fait, si vous vous retrouvez dans cet état de flux, c’est que vous avez appliqué la clé suivante, soit celle de vous adonner à des activités à la hauteur de vos talents et de vos compétences.

À l’inverse, si vous pratiquez des activités qui ne présentent pas un défi pour vous et qui sont trop faciles compte tenu de vos talents, vous vous ennuierez. De même, si vous exercez des activités qui sont trop difficiles pour vous et qui dépassent vos compétences, vous vivrez de l’angoisse et du stress. L’état de flux consiste donc à vivre une expérience qui occupe le juste milieu entre l’ennui et l’angoisse, et dans laquelle la difficulté de la tâche et le niveau d’aptitude coïncident.

Augmenter le nombre de moments de flux au travail

Il a été prouvé que nous ressentons l’état de flux davantage au travail que durant les loisirs. Il est donc illusoire d’attendre la pause, la fin de la journée ou les vacances pour vivre un état de flux. Pour augmenter les moments de flux au travail, vous pourriez privilégier les stratégies suivantes :

  1. Lancez-vous des défis. Par exemple, les membres d’un service de nettoyage d’un petit hôpital se lançaient régulièrement des défis pour améliorer leur travail: trouver un moyen pour effectuer telle manoeuvre plus vite, de manière moins harassante; chercher le produit le plus efficace; s’interroger sur ce qui pourrait encore être amélioré.
  2. Demandez à votre gestionnaire de vous confier des tâches qui représentent un défi pour vous et qui vous permettraient d’utiliser vos compétences et votre savoir-faire.
  3. Si vous avez des défis à relever qui dépassent vos compétences, développez vos talents par de la formation, du coaching et/ou de la lecture. Cela peut s’avérer très motivant de cultiver vos talents dans les domaines que vous désirez exploiter.
  4. Prenez conscience de vos moments de flux en notant dans un calepin, au cours des prochains jours, les activités qui déclenchent en vous des moments de stress, de flux ou d’ennui. Demandez-vous, par la suite, quel type d’action vous pourriez privilégier pour vivre davantage de moments de flux. Voici quelques exemples à titre d’illustration :

Avril-1 14

En résumé, une façon d’être heureux et motivé au travail est de reconnaître vos talents et de les déployer. La théorie du flux vous invite à vous y lancer, puisque le plaisir que vous en retirerez sera durable et revigorant.

Sur ce, je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous retrouver en mai pour le prochain bulletin.

La tentation de la guimauve

Mars 2014

Mars 14Connaissez-vous le test de la guimauve? Durant les années 1960, un professeur de l’Université Stanford, Walter Mischel, a mené une étude auprès de 600 enfants de 4 ans dans le but de déterminer les effets de la gratification différée sur les enfants.

L’expérience se passait comme ceci. À tour de rôle, les enfants allaient dans une pièce. Une dame se présentait, plaçait une guimauve dans une assiette, devant l’enfant, puis lui disait qu’elle allait s’absenter pendant 15 minutes. Elle lui promettait que, s’il s’abstenait de manger la guimauve, elle lui en donnerait une deuxième à son retour. Les enfants réagirent différemment à cette expérience. Certains mangèrent la guimauve aussitôt que la chercheure eut fermé la porte derrière elle. D’autres (30 % des enfants) furent capables d’attendre le retour de la dame pour recevoir la deuxième guimauve et les manger toutes les deux. Bien qu’également soumis à la tentation, ils avaient trouvé une façon de résister.

Quelle signification tirer de cette expérience? Walter Mischel a suivi ces enfants pendant plusieurs années pour voir comment leur vie se déroulait.

  • D’un côté, il découvrit que les enfants qui avaient résisté à la tentation de manger la guimauve réussissaient mieux à l’école et, plus tard, dans leur carrière, dans leur mariage et dans la vie en général. Ils avaient de meilleures relations avec leurs pairs, géraient mieux le stress et possédaient les traits de caractère utiles au succès, telles la confiance, la persévérance et la capacité de composer avec la frustration.
  • D’un autre côté, les enfants qui avaient englouti la guimauve éprouvaient de la difficulté à subordonner leurs impulsions immédiates au profit d’objectifs à long terme. Par exemple, quand il était temps d’étudier pour un examen important, ils avaient tendance à se laisser distraire par une émission de télévision.

Mais qu’avaient fait les enfants qui avaient réussi pour résister à la tentation et attendre la deuxième guimauve? Les chercheurs ont examiné les enregistrements plusieurs années plus tard et ont constaté que les enfants qui avaient pu attendre 15 minutes avant de manger les guimauves avaient réussi à le faire parce qu’ils avaient tous contrôlé leur environnement pour s’éloigner des tentations. Certains s’étaient couverts les yeux, d’autres avaient joué à cache-cache sous le bureau, d’autres avaient chanté des chansons, d’autres s’étaient tournés dos aux guimauves, d’autres s’étaient levés pour écouter à la porte, d’autres avaient marché dans la pièce. Ils avaient fait quelque chose pour ne pas avoir à faire face à la tentation. Le désir n’avait pas été vaincu, il avait simplement été oublié.

Ces stratégies peuvent également se transposer dans le milieu de travail. Il s’agit d’abord de déterminer le résultat, le projet, le rêve que vous désirez réaliser et d’identifier les tentations dont vous devrez vous éloigner pour atteindre votre objectif. Devant l’activité prioritaire à accomplir, il pourrait s’agir de fermer votre cellulaire, de filtrer vos appels, de désactiver les alertes de votre courriel, de fermer votre porte, d’enlever tout papier sur votre bureau, d’enlever les photos de famille de votre champs de vision, de faire face à un mur et non à une fenêtre. Il est facile de découvrir les tentations qui se présentent dans votre vie. Ce sont les activités qui vous donnent un plaisir immédiat (déguster la guimauve) mais qui vous privent d’avantages à plus long terme (savourer deux guimauves plus tard).

En fait, il vaut toujours mieux attendre pour obtenir ce que vous désirez vraiment : deux guimauves au lieu d’une seule. Pour cela, il suffit de retarder la gratification, c’est-à-dire sacrifier le plaisir immédiat de déguster la guimauve dans le but de savourer deux guimauves plus tard.

Le contrôle de votre impulsivité et le développement de saines habitudes, telles que la retenue, le focus, une vision à long terme et la priorisation, vous permettront de ne pas succomber à la tentation de la guimauve.

Sur ce, je vous souhaite un beau printemps et au plaisir de vous retrouver en avril pour le prochain bulletin.

Les profils de personnalité

Février 2014

Février 14Un des concepts les plus puissants que vous avez à votre disposition pour établir de belles relations interpersonnelles avec les membres de votre entourage, les motiver et les rendre à l’aise dans vos interactions est le concept des profils de personnalité. Plusieurs théories existent sur le sujet, mais elles visent toutes un seul et même objectif soit celui de s’adapter à l’autre.

Chez Manuri Formation, nous utilisons la théorie développée par Elias H. Porter, Ph. D. : « L’inventaire du déploiement des forces de la personnalité ». Elle mesure quatre grands profils de personnalité chez les individus ou quatre façons différentes de voir et d’interpréter le monde : l’altruiste/maternant, le fonceur/dirigeant, l’analytique/autonome et le flexible/unifiant.

Voici les principales caractéristiques de chacun des profils de personnalité.

L’altruiste/maternant

  • La motivation fondamentale de l’altruiste/maternant est l’humain. Il aime établir des rapports personnels avec les gens, aider ses semblables et soutenir leurs objectifs. Il préfère supporter plutôt que de diriger.
  • C’est une personne serviable, dévouée, attentionnée, coopérative,  énéreuse, chaleureuse, modeste et fidèle aux autres et à ses engagements.
  • Dans son désir d’aider, l’altruiste/maternant doit apprendre à s’affirmer et à dire « non » à ce qui ne le rapproche pas de ses objectifs. Il atteindra ainsi un meilleur équilibre entre sa propension à venir en aide et l’atteinte de ses buts.
  • Pour vous adapter à l’altruiste/maternant, misez sur l’humain  intéressez-vous à lui en tant que personne, soulignez les événements personnels, soyez gentil, restez calme et évitez les conflits.

Le fonceur/dirigeant

  • La motivation fondamentale du fonceur/dirigeant est l’atteinte de résultats. Il aime diriger les gens, le temps et les ressources à sa disposition et s’attaquer aux tâches sans délai. Il est à la recherche d’efficacité et de productivité.
  • C’est une personne sûre d’elle-même, entreprenante, dirigeante, compétitive, pressée, directe, ambitieuse, persuasive et organisatrice.
  • Dans son désir d’atteindre les résultats, le fonceur/dirigeant doit apprendre à écouter les conseils et à en tenir compte dans ses actions. Il atteindra donc un meilleur équilibre entre sa préoccupation pour les résultats et celle pour les sentiments d’autrui.
  • Pour vous adapter au fonceur/dirigeant, misez sur les résultats : allez droit au but, dites immédiatement pourquoi vous êtes là, parlez principalement des actions que vous allez poser pour obtenir les résultats voulus, procédez rapidement et soyez respectueux de son temps.

L’analytique/autonome

  • La motivation fondamentale de l’analytique/autonome est la recherche de qualité et de vérité. Il aime analyser toutes les possibilités et réaliser le travail systématiquement.
  • C’est une personne solitaire, réservée, autonome, méticuleuse, prudente, méthodique, juste, persévérante et qui adhère à certaines règles de bonne conduite en fonction de ses principes.
  • Dans son désir de faire les choses de manière impeccable, l’analytique/autonome doit apprendre à ne pas viser la perfection lorsque le travail à accomplir ne l’exige pas.
  • Pour vous adapter à l’analytique/autonome, misez sur la qualité : donnez-lui les faits, laissez-lui le temps de réfléchir, procédez d’une façon organisée, soyez ouvert aux questions et entendez-vous sur un échéancier.

Le flexible/unifiant

  • La motivation fondamentale du flexible/unifiant est la recherche du travail d’équipe et du consensus. Il est un grand rassembleur qui aime entraîner et inspirer les autres dans la réalisation de ses rêves et de ses projets. Il voit grand, a des plans d’envergure et souhaite vivre différentes expériences.
  • C’est une personne enthousiaste, stimulante, entraînante, sociable, colorée, curieuse, souple, tolérante et réceptive aux changements.
  • Dans son désir d’expérimenter divers projets, le flexible/unifiant doit apprendre à terminer ce qu’il entreprend au lieu de passer rapidement d’une idée à l’autre.
  • Pour vous adapter au flexible/unifiant, misez sur le travail d’équipe : faites-le parler de ses projets, apportez-lui des idées stimulantes, soyez enthousiaste, ouvert et flexible et occupez-vous des détails.

Pour établir des liens harmonieux avec les membres de votre entourage, identifiez leur profil de personnalité et adaptez-vous! Vous constaterez ainsi votre professionnalisme à entretenir des relations interpersonnelles de qualité avec tous.

Sur ce, je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous retrouver en mars pour le prochain bulletin.

L’art d’atteindre un objectif : flexibilité et rigidité

Janvier 2014

Janvier 14Une étude fort intéressante a été menée récemment concernant la meilleure façon d’atteindre un objectif comportant plusieurs étapes. Les auteurs de cette étude intitulée « The unexpected positive impact of fixed structures on goal completion » se posaient la question s’il valait mieux ordonner les étapes et les effectuer les unes après les autres (rigidité) ou bien s’il valait mieux effectuer les étapes dans n’importe quel ordre (flexibilité) pour atteindre un objectif.

Pour répondre à cette question, les chercheurs ont procédé à quatre expériences assez concluantes. Voici en quoi consistait l’une d’entre elles.

On a demandé à 149 étudiants chinois de remplir une tâche simple mais fastidieuse. Il fallait recopier à la main sur une feuille de papier un texte de cinq paragraphes qui apparaissait sur un écran d’ordinateur. La difficulté résidait dans le fait que chaque paragraphe était écrit dans une langue étrangère. Seuls les étudiants n’ayant commis aucune erreur de transcription seraient récompensés financièrement. Les étudiants avaient été placés à leur insu dans des conditions de travail différentes :

Rigidité : Certains étudiants devaient transcrire les paragraphes dans un ordre déterminé (arabe, canara, mongol, ouïgour et kazakh).

Flexibilité : Les autres pouvaient transcrire les paragraphes dans l’ordre de leur choix.

Également, on a demandé aux étudiants d’indiquer s’ils avaient toujours envie de participer à l’expérience après s’être fait expliquer l’objectif à atteindre.

Les résultats ont été les suivants :

  • Les étudiants qui ont été contraints à la rigidité n’ont été que 40,5 % à confirmer qu’ils avaient toujours envie de participer à l’expérience contre 64,1 % pour ceux qui avaient la liberté d’agir à leur guise.
  • 75 % de ceux qui ont été contraints à la rigidité ont atteint l’objectif comparativement à 51,4 % pour ceux qui bénéficiaient de la flexibilité.

Autrement dit, plus on bénéficie de flexibilité, plus on a envie de se mettre au travail avec la ferme intention de réussir. Mais plus on est contraint à la rigidité, plus on atteint l’objectif.

Voici donc une magnifique astuce pour motiver un collaborateur à atteindre un objectif et maximiser ses chances de l’atteindre. Il s’agit de procéder toujours en deux temps :

  1. Expliquez l’objectif à atteindre à votre collaborateur et laissez-lui le soin de décider de la meilleure façon de procéder.
  2. Incitez votre collaborateur à se faire un plan d’action étape par étape, et assurez-vous que ce plan est rigoureusement suivi.

Sur ce, je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous retrouver en février pour le prochain bulletin.


Source : Journal Les Affaires, numéro du 7 septembre 2013, « Rigidité ou flexibilité : laquelle est la plus efficace? ».

Maximiser son bonheur

November 2013

Novembre13Dans une étude réalisée en 2012-2013 avec l’aide de trois autres chercheurs, Kelly Goldsmith, professeure adjointe de marketing à la Kellogg School of Management, a découvert qu’il est possible d’optimiser ses chances d’être heureux en observant de très près ses progrès.

Au cours de cette étude, 350 participants issus de 7 entreprises du Fortune 500 ont reçu chaque jour par courriel l’une des trois questions abordées dans l’étude. Une première visait à mesurer le bonheur : «Dans quelle mesure avez-vous été heureux aujourd’hui?» Une variante misait plutôt sur le comportement : «Avez-vous fait de votre mieux aujourd’hui pour être heureux?» Une dernière servait de question de contrôle et ne faisait aucunement allusion au bonheur.

Les chercheurs ont constaté que les participants encouragés à demeurer attentifs à leur bonheur pendant quelques semaines s’étaient sentis légèrement plus heureux que les participants qui n’avaient pas été invités à le faire. Les personnes qui avaient éprouvé le plus de bonheur figuraient parmi celles à qui on avait demandé : «Avez-vous fait de votre mieux aujourd’hui pour être heureux?»

Mais pourquoi le fait de recevoir une question par jour sur le bonheur nous rend-il plus heureux? D’abord, parce que cette question nous incite à faire un exercice d’introspection dans un train-train quotidien souvent envahissant et, ensuite, parce que cela nous permet d’adopter des comportements visant à développer notre capacité d’être plus heureux.

Voici, par ordre d’importance, les comportements que les participants ont adoptés pendant cette étude pour augmenter leur niveau de bonheur.

Se concentrer davantage sur les événements positifs de leur vie (38 % des participants)
À titre d’exemple, voici le commentaire d’un des participants à l’étude : «La question quotidienne me permettait de me focaliser davantage sur les événements positifs qui arrivaient dans ma vie, même si cela n’était que pour quelques instants.»

Entretenir des interactions positives avec autrui (16 % des participants)
Un participant à l’étude mentionne : «Me faire demander chaque jour si j’avais fait de mon mieux pour être heureux me permettait de faire le maximum en ce sens. Je me suis alors efforcé d’interagir plus amicalement avec mes collègues de travail et avec mes amis.»

Entreprendre des tâches productives et riches de sens (9 % des participants)
Un participant mentionne : «Oui, mon comportement semble avoir changé ou du moins ma façon d’aborder chaque journée. Je prêtais particulièrement attention à la réalisation de tâches qui non seulement me permettaient de me réaliser mais qui me faisaient plaisir également. Aussi, à la maison, j’ai entrepris plusieurs projets sur lesquels je ne cessais de procrastiner et que j’ai eu beaucoup de satisfaction à terminer.»

Se faire moins de soucis et relaxer davantage (9 % des participants)
Un participant mentionne : «J’ai fait un effort pour relaxer davantage. Je ne suis pas certain que cette attitude peut avoir un effet significatif sur le degré de bonheur, mais je crois que cela peut avoir un certain effet. Par exemple, je suis assez stressé lorsque je cuisine le souper pour ma famille, mais aujourd’hui j’ai essayé de ne pas trop m’inquiéter.»

Fait intéressant, ces quatre comportements adoptés par les participants correspondent aux quatre comportements qui conduisent au bonheur, selon les différents chercheurs.

Notons également un autre fait important. Une question quotidienne ne stimule pas que le bonheur mais toutes autres questions portant sur le comportement, telles que : «Ai-je fait de mon mieux aujourd’hui pour avoir des interactions positives avec autrui?», «Ai-je fait de mon mieux aujourd’hui pour fixer mes priorités?», «Ai-je fait de mon mieux aujourd’hui pour progresser vers l’atteinte de mes objectifs?» Cela devrait intéresser les entreprises qui souhaitent améliorer l’engagement et la productivité de leurs employés. Plutôt que de demander aux employés tous les six mois jusqu’à quel point ils sont engagés au sein de l’entreprise, un gestionnaire pourrait leur envoyer chaque jour une question du genre : «Avez-vous fait de votre mieux aujourd’hui pour vous investir au sein de l’entreprise?»

Mais comment pouvons-nous ajouter cette introspection quotidienne dans nos vies  Différentes options s’offrent à vous :
un post-it sur l’ordinateur;
un coaching, par un collaborateur, un superviseur ou un ami, qui s’engage à vous envoyer un courriel avec une question par jour;
le site web http://askmeevery.com/, développé en collaboration avec Kelly Goldsmith et les autres chercheurs de l’étude, où vous pouvez choisir une question. Un courriel vous sera envoyé tous les jours et vos réponses seront enregistrées de façon que vous puissiez suivre votre progrès.

Ainsi, si vous désirez maximiser votre bonheur, questionnez-vous chaque jour pour augmenter vos chances d’atteindre cet objectif.

Sur ce, je vous souhaite une belle continuation et au plaisir de vous retrouver en décembre pour le prochain bulletin.

Citation du mois
«J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé.» Voltaire.

Quand doit-on privilégier le téléphone, la rencontre ou le courriel?

Septembre 2013

Septembre13-1Souvent il nous arrive d’hésiter entre le courriel, le téléphone ou la rencontre individuelle pour communiquer des informations à un client, à un collègue, à un collaborateur ou à un patron. Voici quelques principes qui devraient vous guider pour choisir le bon moyen de communication.

Le téléphone
Le téléphone est idéal pour informer les gens de changements de dernière minute ou pour leur communiquer des informations urgentes. À titre d’exemple, s’il est 9 h du matin et que vous désirez aviser les participants à une réunion que celle-ci se tiendra à 14 h au lieu de 13 h, il est préférable de privilégier le téléphone au lieu du courriel, puisque plusieurs personnes risquent de ne pas lire leur courriel à temps.

Le courriel
Le courriel est idéal dans les situations suivantes :

  • pour avoir un document écrit qui vous sert de preuve;
  • pour transmettre des documents non confidentiels;
  • pour envoyer un message à de nombreux destinataires;
  • pour rejoindre quelqu’un à l’autre bout de la planète.

De façon générale, si l’information dont vous avez besoin peut vous être donnée à l’intérieur du cycle de communication par courriel représenté ci-dessous, vous gagnez à utiliser le courriel.

Septembre13

Voici un exemple d’échanges de courriels respectant ce cycle de communication :

  • Seriez-vous libre cette semaine pour une rencontre? Je suis disponible mardi et jeudi pour le dîner et l’après-midi. (Courriel envoyé)
  • Je serais libre cette semaine. Cependant je ne suis pas libre pour le dîner ces deux jours-là. Est-ce que jeudi, 14 h, vous conviendrait? (Lecture de la réponse reçue)
  • Oui, j’irai vous rencontrer à votre bureau. (Réponse envoyée)

Ainsi, le cycle de communication d’un courriel implique tout au plus deux courriels, c’est-à-dire un courriel envoyé et un courriel reçu.

Ainsi, lorsqu’on rédige un courriel, il faut faire en sorte de le rédiger pour ne recevoir qu’un seul courriel de
réponse. Si cela prend plus de deux courriels pour obtenir le résultat souhaité, mieux vaut opter pour une communication plus interactive, comme la rencontre ou le téléphone.

La rencontre ou le téléphone
Vous devez privilégier un mode interactif (rencontre ou téléphone) et éviter le courriel dans les situations suivantes :

  • Les informations que vous voulez partager sont sujettes à interprétation.
  • Le sujet dont vous désirez vous entretenir avec la personne nécessite une discussion.
  • Les propos dont vous voulez discuter sont confidentiels.
  • Vous désirez entendre la voix de votre interlocuteur ou voir la personne pour observer ses réactions face à votre discussion.
  • Le courriel est trop difficile à rédiger. Dans ce cas, cela indique bien souvent qu’un mode plus interactif est nécessaire pour aborder le sujet dont vous désirez vous entretenir.
  • Vous devez échanger plusieurs informations avec un collègue. Il est préférable alors de privilégier une seule rencontre pour partager toutes ces informations plutôt que d’aller voir la personne ou d’envoyer un courriel chaque fois.

Choisir le bon moyen de communication vous fera gagner beaucoup en efficacité. Il faut simplement se demander quel est le mode de communication qui vous servira le mieux, vous et votre destinataire, pour atteindre le résultat souhaité.

Sur ce, je vous souhaite un bel automne et au plaisir de vous retrouver en octobre pour le prochain bulletin.

La cohérence cardiaque… un outil inespéré pour gérer votre stress

Août 2013

Août13Avez-vous récemment entendu parler de la cohérence cardiaque et, plus particulièrement, de la méthode 365 du Dr David O’Hare? À l’heure actuelle, c’est un sujet bien à la mode.

Julie Snyder, dans l’émission télévisée Accès illimité de mars dernier, mentionnait qu’elle avait commencé à pratiquer la méthode 365 de la cohérence cardiaque du Dr O’Hare pour réduire son anxiété.

Ginette Reno, à la première page de la revue La Semaine du 16 août, révèle : « La cohérence cardiaque a changé ma vie. » Elle raconte que non seulement la méthode 365 du Dr O’Hare l’a aidée à mieux gérer son stress mais aussi qu’elle lui procure un « bien-être jamais ressenti auparavant ».

En quoi consiste la cohérence cardiaque exactement? Cette dernière est une pratique personnelle de prise en charge du stress et de la gestion optimale des émotions. Dans son livre Cohérence cardiaque 365, le Dr O’Hare mentionne qu’il a accompagné, pendant plus de 10 ans, des milliers de personnes dans l’entraînement de la cohérence cardiaque et qu’il n’a jamais vu une personne motivée et constante échouer.

La méthode 365
La méthode 365 consiste dans le fait que le coeur et les poumons sont synchronisés pour plus d’efficacité. Lorsqu’on respire six fois par minute, cette synchronisation est alors à son maximum. Le niveau de stress baisse, les émotions sont maîtrisées et une prise de distance s’installe par rapport au stress.

Voici comment faire les respirations :
Le chiffre 3 : trois fois par jour
Le chiffre 6 : six respirations par minute
Le chiffre 5 : cinq minutes durant

Attention! Il ne s’agit pas de respirer le plus lentement possible. Il s’agit de faire six respirations par minute. Pour cela, pour chaque respiration, comptez cinq secondes d’inspiration et cinq secondes d’expiration.

Au début, vous aurez besoin d’une aide pour réussir à respirer à la fréquence de six respirations par minute. Par exemple, vous pourriez compter les secondes ou les respirations en vous servant d’une montre, d’une minuterie ou d’un guide respiratoire pour la cohérence cardiaque. Vous trouverez facilement ce guide sur Internet. Après quelques jours de cet exercice, vous serez en mesure de pratiquer sans aucune aide.

Comme les effets de la cohérence cardiaque durent quatre heures, il faut pratiquer la méthode 365 régulièrement pour récolter des résultats à long terme. Ainsi, le Dr O’Hare suggère de pratiquer la méthode 365 trois fois par jour : le matin au lever; quatre heures après, en avant-midi; et quatre heures après, en après-midi.

La méthode est simple mais pas nécessairement facile. Beaucoup de discipline s’avère nécessaire pour se conformer aux trois séances proposées. Cependant si, à partir d’aujourd’hui, vous prenez le temps de respirer six fois par minute pendant cinq minutes, trois fois par jour, vous vous munirez d’un outil redoutablement efficace pour la gestion du stress.

Si vous désirez en connaître davantage sur le sujet, une session publique de formation sur La gestion du stress par la cohérence cardiaque sera animée par le Dr David O’Hare le 24 octobre, à Québec, et le 31 octobre, à Montréal.

D’ici là, nous vous souhaitons une bonne pratique de la cohérence cardiaque, et ce sera avec plaisir que nous vous retrouverons en septembre pour le prochain bulletin.