Aidez vos employés à s’adapter au changement – La fin d’une étape (Partie 1 de 3)

Septembre 2017

Vous aimeriez aider vos employés à s’adapter au changement? Faisons d’abord la différence entre changement et transition. Le changement est situationnel, concret et objectif : un nouveau site, un nouveau PDG, la réorganisation des rôles de l’équipe, la nouvelle technologie en sont des exemples. En revanche, la transition est subjective et psychologique. C’est un processus à trois phases, une réorientation intérieure que les employés traversent au fur et à mesure qu’ils acceptent les détails de la nouvelle situation que le changement entraîne.

Il ne peut y avoir de changement réussi sans que les employés passent au travers du processus de transition. C’est pourquoi le rôle du gestionnaire consiste à aider ses employés à passer au travers de cette période de transition qui comporte trois phases : la fin d’une étape, la zone neutre et le nouveau départ. Nous verrons dans ce bulletin la première étape, soit la fin d’une étape. Les deux autres phases de transition suivront dans les prochains bulletins.

La fin d’une étape
La fin d’une étape, c’est le moment où quelque chose prend fin et où les employés font face aux pertes que le changement amène. À cette étape, les employés refusent la réalité, agissent comme si de rien n’était, se plaignent, ne veulent pas aller dans la nouvelle direction. Pour aider vos employés à franchir cette étape, sept stratégies s’offrent à vous :

    1. Aidez vos employés à passer au travers des étapes du deuil. Vos employés vivront toutes sortes d’émotions face aux pertes qu’ils subissent : colère, anxiété, tristesse, confusion… Rencontrez-les individuellement afin de mieux capturer leurs réactions. Au cours de ces rencontres, laissez les gens exprimer leurs émotions sans censure, pratiquez l’écoute active et l’empathie, répondez à leurs préoccupations, reflétez leurs émotions et encouragez-les à faire le deuil de ce qu’ils perdent et à gérer leurs émotions puisque cela les aidera à aller de l’avant et à accepter la situation.
    2. Compensez les pertes. Souvent, les efforts des gestionnaires pour faciliter la transition échouent parce que les personnes affectées n’éprouvent que de la peine. Bien sûr, l’organisation peut gagner, mais pour les employés, le changement peut représenter une grande perte. Leur parler uniquement de leurs émotions ne vous amènera nulle part… il faut trouver un moyen d’agir. La question à vous poser est la suivante : « Que puis-je leur donner, en échange de ce qui leur a été retiré de façon à rétablir l’équilibre : statut, territoire, adhésion, reconnaissance, rôles? » Si les employés pensent que le changement leur a enlevé un sentiment de contrôle, pouvez-vous trouver un moyen pour leur redonner ce sentiment?
    3. Donnez des informations aux employés et faites-le encore et encore! Cela mettra les employés à l’évidence du changement. Souvent, les gestionnaires cessent de communiquer parce qu’ils ont déjà parlé du changement aux employés. Cependant, il est important de continuer à communiquer parce que l’information menaçante est absorbée remarquablement lentement. Ainsi, trouvez différentes façons de parler du changement aux employés et utilisez différents médias : grandes réunions, rencontres individuelles, courriels, une histoire sur le site web de l’entreprise, etc. Une autre raison pour laquelle les gestionnaires cessent de communiquer est qu’ils n’ont aucune autre information à transmettre. Cependant, mieux vaut dire aux employés que vous n’avez pas d’informations additionnelles que de ne rien dire du tout sinon ils deviendront de plus en plus effrayés et irrités. Démontrez également la supériorité du changement sur le statu quo; les employés ont besoin d’être convaincus et de se faire montrer les bénéfices du changement pour eux.
    4. Définissez ce qui est terminé et ce qui ne l’est pas. Communiquez aux employés ce qui est terminé et ce qui ne l’est pas. Sinon, trois réactions sont possibles de la part des employés : ils n’oseront pas arrêter de faire quelque chose par eux-mêmes, ils prendront leur propre décision sur ce qu’ils peuvent garder et se débarrasser, ou ils rejetteront tout ce qui a été fait par le passé et jetteront le bébé avec l’eau du bain. Alors, pensez à tous les aspects du changement et dites précisément aux employés ce qui change et ce qui ne change pas dans leur travail. Expliquez-leur à quoi il faut s’attendre.
    5. Soulignez la fin. Ne parlez pas de ce qui est terminé, mais créez plutôt des actions ou des activités qui frappent l’imagination. Par exemple, un gestionnaire a constaté, à son arrivée dans l’entreprise, que toutes les opérations étaient couvertes par des règles. Il a voulu passer à une culture dans laquelle il y aurait seulement quelques grands principes universellement compris par l’ensemble des employés. Pour transmettre son point de vue, il a choisi l’action au lieu de la parole, en empilant sur la table de conférence d’un comité de direction tous les livres de règles qui formaient une pile de près de 2 pieds de hauteur. Ensuite, il les a jetés par terre et a montré aux participants de la réunion une seule feuille de papier dans laquelle les principes de l’entreprise étaient inscrits. « Voilà nos nouvelles règles », a-t-il dit.
    6. Traitez le passé avec respect. N’attaquez pas l’ancienne façon de faire les choses. Les employés s’identifient au passé et cela ne fait qu’augmenter leur résistance au changement. Reconnaissez plutôt à quel point leur contribution a été essentielle pour amener l’entreprise là où elle se situe actuellement, à l’aube d’un développement important. Honorez le passé pour ce qui a été accompli!
    7. Laissez les gens garder une partie du passé avec eux. Les fins se produisent plus facilement lorsque les gens peuvent conserver un peu de leur passé avec eux. Voici un exemple. Lors d’une fusion, une entreprise a constaté que les employés vivaient de l’anxiété au sujet de leur nouveau rôle dans l’organisation. Pour que les employés gardent un peu de leur passé avec eux, l’organisation a fait construire un « Mur de la renommée » dans la passerelle de verre qui reliait les deux bâtiments principaux des entreprises fusionnées. On y retrouvait des articles parus dans les médias, des prix, des photos prises au cours des années, des caquettes, des tasses, des T-shirts. Comme les employés traversaient cette passerelle quotidiennement, ils s’arrêtaient, se souvenaient et appréciaient leur histoire.

«Une des plus importantes raisons pour laquelle le changement échoue dans les organisations est que personne n’a pensé aux fins d’étape et à leur impact sur les gens», souligne William Bridges, auteur du livre Managing Transitions. Nous oublions que si la première tâche de la gestion du changement est de voir comment arriver au résultat désiré, la première tâche de la gestion de la transition est de convaincre les employés de quitter la maison.

Suggestion de lecture
Bridges, William, Managing Transitions, DaCapo Lifelong Books, 2016

Développer votre résilience… avec le modèle PERMA

Août 2017

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La résilience est notre capacité à rebondir face aux difficultés. Certaines personnes la possèdent plus que d’autres. Heureusement, elle se développe!

Prenons, par exemple, Yannick et Pierre, deux diplômés universitaires qui ont été licenciés par leur entreprise il y a 18 mois. Les deux étaient tristes, indécis et anxieux au sujet de leur avenir. Cependant, pour Yannick, cette situation était transitoire. Après deux semaines, il s’est dit : « Ce n’est pas de ma faute, c’est l’économie qui ralentit actuellement. Je suis bien dans ce que je fais, et il y aura sûrement un marché pour mes compétences ». Il a mis à jour son curriculum vitae et l’a envoyé à une douzaine d’entreprises qui l’ont rejeté. Il l’a ensuite fait parvenir à six entreprises dans une autre ville et a finalement obtenu un poste. Pierre, par contre, était désespéré : « J’ai été congédié parce que je ne peux pas fonctionner sous pression, pensa-t-il. Je ne suis pas doué pour les finances. L’économie prendra des années à se redresser ». Même si le marché s’est amélioré, il n’a pas cherché un autre emploi; Il est retourné vivre avec ses parents.

Yannick et Pierre se situent aux deux extrêmes quant à leurs réactions. Les Yannick de ce monde rebondissent après une brève période de malaise. Dans un délai d’un an, ils ont grandi grâce à leur expérience. Au contraire, les Pierre passent de la tristesse à la détresse à une peur paralysante du futur et voient leur carrière bloquée.

Pourtant, l’échec est une partie presque inévitable du travail, et ce sont des gens comme Yannick qui arrivent au sommet et que les organisations doivent recruter et conserver afin de réussir. Mais peut-on distinguer les Yannick des Pierre dans la vie? Aussi, est-ce qu’un Pierre peut devenir un Yannick? La capacité de résilience peut-elle être enseignée?

La réponse à ces trois questions est « oui ». Le psychologue américain Martin Seligman a passé les 30 dernières années à étudier la résilience afin de comprendre pourquoi certaines personnes se remettent d’un revers et pourquoi d’autres éprouvent un sentiment d’impuissance. Avec son équipe de l’Université de Pennsylvanie, il a créé le programme de résilience Penn. Ensemble, ils donnent une formation en matière de résilience pour réduire le nombre d’employés qui ont du mal à affronter l’adversité et pour augmenter le nombre de ceux qui s’épanouissent.

Son programme de résilience se base sur son modèle PERMA. Martin Seligman a passé de nombreuses années à développer une théorie du bonheur. Il voulait identifier des blocs de bien-être. Il a élaboré un modèle de bien-être à cinq dimensions appelé le modèle PERMA. Ensemble, ces cinq dimensions forment le fondement solide sur lequel nous pouvons construire une vie heureuse et florissante :

P : émotions positives (« positive emotion »)
E : engagement (« engagement »)
R : relations (« relationships »)
M : sens (« meaning »)
A : accomplissement (« accomplishment »)

Ainsi, son programme de résilience parle de l’importance :

  • de l’optimisme et des pensées réalistes pour engendrer des émotions positives;
  • de l’utilisation de nos forces pour être engagé et concentré à 100 % dans le moment présent;
  • de relations interpersonnelles de qualité pour bénéficier d’un réseau de soutien dans les difficultés;
  • du sens donné à son travail en contribuant au bien-être des autres;
  • de l’accomplissement et de buts à atteindre pour être motivé au travail.

Citation du mois
« Nos habitudes de pensée ne sont pas permanentes. Une des découvertes les plus importantes en psychologie dans les 20 dernières années est que les individus peuvent choisir leur façon de penser. » – Martin Seligman

Optimiser votre énergie au travail – Partie 4 : Les pauses

Juin 2017

Nous aimerions aborder, dans ce bulletin, la partie 4 de notre série sur « Optimiser votre énergie au travail », qui traite de l’importance d’incorporer des pauses dans notre travail pour être heureux et performant. Comme les vacances arrivent à grands pas, nous trouvons que le sujet est bien à propos. La partie 1 de notre série traitait du sommeil, la partie 2 de l’alimentation et la partie 3 de l’exercice physique.

Mais qu’entend-on par pauses ? On parle de toute activité qui permet une récupération de notre énergie après un effort : sommeil, sieste, activité physique, vacances, courts moments de repos de 15 minutes, etc.

Malheureusement, la nécessité de récupérer est souvent considérée comme une preuve de faiblesse plutôt que comme partie intégrante de la performance soutenue. Le résultat est que nous ne donnons presque aucune attention à renouveler nos réserves d’énergie. Pourtant un nombre croissant de recherches démontre que le renouvellement stratégique de notre énergie augmente la productivité, le rendement au travail et, bien sûr, la santé.

Lorsque nous vivons des vies où nous dépensons plus d’énergie que nous en récupérons, cela a pour conséquence de nous brûler, de nous épuiser, de nous atrophier, de nous faire perdre notre passion et de nous rendre malade. Travailler plus d’heures ne se traduit pas par un travail ou une productivité de qualité supérieure, surtout si cela implique de sauter des repas, de perdre du sommeil ou de laisser des jours de vacances inutilisés. C’est en fait tout le contraire.

Voici quelques idées pour que les pauses fassent partie intégrante de notre vie.

Prenez une pause de 15 minutes après chaque tranche de travail de 90 minutes
En fait, nous sommes au sommet de notre forme lorsque nous bougeons rythmiquement entre les dépenses et le renouvellement de l’énergie. Chaque système dans notre corps suit un rythme : nous respirons et expirons, notre cœur bat et se repose, nos muscles se contractent et se détendent. C’est la même chose avec nos tâches : travailler par tranches de 90 minutes, puis prendre le temps de nous ravitailler avec de courtes pauses de 15 minutes, nous permet d’imiter les rythmes naturels du corps, ce qui permet une performance optimale. Cela peut être des tranches de temps différentes, comme prendre une pause de 5 minutes toutes les 25 minutes (voir notre bulletin sur la technique Pomodoro). La durée de la pause est moins importante que la qualité. Le but est de nous désengager du travail que nous sommes en train d’accomplir.

Une étude a démontré que les employés qui prennent des pauses intermittentes tout au long de la journée ont une meilleure concentration de 28 % et un niveau de santé et de bien-être supérieur de 30 % comparativement aux employés qui ne prennent pas de pauses.

Deux types de pauses s’offrent à vous :

  • Des pauses actives : monter et descendre des marches, faire de l’exercice, marcher, etc.
  • Des pauses passives : écouter de la musique, lire un roman, faire la sieste, méditer, etc.

Prenez du temps libre le soir ou les fins de semaine
Tous les petits moments de temps libre semblent avoir des effets très positifs sur la performance et le bien-être. Deux professeurs de l’Université Harvard ont entrepris un projet avec des consultants du groupe Boston Consulting. Les consultants ont été invités à décrocher de tout travail un soir par semaine – pas un jour, mais un soir.

Étonnamment, l’expérience a rencontré une résistance considérable des consultants eux-mêmes. La notion de ne pas prendre leurs appels téléphoniques, de ne pas consulter leurs courriels et de ne pas être disponibles pour leurs clients, même un soir par semaine, suscitait des inquiétudes et de l’anxiété. Mais six mois plus tard, les consultants qui ont réussi à décrocher du travail un soir par semaine ont déclaré une plus grande satisfaction au travail, une communication plus ouverte, un meilleur équilibre travail/vie personnelle et une plus grande probabilité qu’ils resteraient dans l’entreprise comparativement aux consultants qui n’ont pas pris de moment de repos au cours de la semaine.

Prenez toutes vos vacances
Tout comme nous produisons mieux avec plusieurs courtes pauses tout au long de la journée et avec des moments libres au cours de la semaine, nous sommes plus productifs également lorsque nous prenons régulièrement des vacances.

En effet, les employés qui prennent fréquemment des vacances sont plus productifs et plus heureux que les vacanciers qui en prennent peu. Une étude faite par le cabinet comptable Ernst & Young en 2006 a même démontré que plus les employés prenaient de vacances plus ils étaient productifs. Plus précisément, il a été constaté que, pour chaque période de 10 heures de vacances supplémentaires, les notes de performance de fin d’année des superviseurs s’étaient améliorées de 8 %. Les vacanciers fréquents étaient également beaucoup moins susceptibles de quitter l’entreprise.

Ainsi, utilisez toutes les vacances qui vous sont allouées dans votre entreprise et essayez de ne pas travailler pendant vos vacances. Laissez votre ordinateur portable à la maison. Ne consultez pas votre téléphone ou votre courrier électronique. Si vous devez travailler, désignez une heure ou deux le matin pour vous y consacrer, et passez le reste de la journée à vous détendre et à vous renouveler.

En résumé, que l’on parle de courtes pauses au cours de la journée à des intervalles de 90 minutes, de temps libre le soir ou les fins de semaine, ou de vacances plus fréquentes et plus régulières, les études prouvent incontestablement que notre santé, notre productivité et notre bien-être sont renforcés par le mouvement rythmique entre le travail et le repos.

Les méthodes de travail augmentent la productivité

Mai 2017

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En 2016, l’Université de Bologne en Italie a réalisé une étude, intitulée « Managing the Workload : an Experiment on Individual Decision Making and Performance », pour démontrer l’importance d’adopter des méthodes de travail pour les tâches à accomplir si nous désirons être performants.

L’étude consistait à faire passer un examen d’admission de 45 minutes à l’université à des étudiants. Ceux-ci savaient qu’ils pouvaient empocher une somme d’argent importante si leur note finale était bonne. Cet examen était composé de 17 questions et les étudiants étaient répartis en trois groupes. Le 1er groupe d’étudiants ne recevait aucune consigne quant à la façon de répondre aux questions. Le 2e groupe s’est vu demander de répondre aux questions à raison de 2 minutes et demie par question. Le 3e groupe devait répondre aux questions dans l’ordre qu’elles étaient présentées, soit les questions de logique d’abord, de compréhension verbale par la suite et de mathématique en dernier.

Quels ont été les résultats de l’étude?

  1. Les étudiants les plus performants ont été ceux qui possédaient déjà une méthode de travail pour répondre aux questions et qui ont été libres de l’appliquer. Leur donner une technique de travail à laquelle ils n’étaient pas habitués nuisait à leur performance.


  2. Les méthodes de travail proposées (2 minutes et demie par question ou répondre aux questions dans un ordre prédéfini) se sont avérées utiles pour les étudiants qui n’avaient pas de méthode de travail pour répondre aux questions. Leur donner une technique de travail a augmenté leur performance à l’examen.

Ainsi, lorsque nous déléguons une tâche, mieux vaut ne donner aucune méthode de travail aux collaborateurs qui sont déjà organisés et les laisser agir à leur guise si nous voulons maximiser leur performance. À l’inverse, pour les collaborateurs qui se demandent comment aborder la réalisation d’une tâche ou d’un projet, mieux vaut s’entendre sur une méthode de travail précise puisque cela les rendra plus productifs.

L’importance de nommer vos émotions

Mars 2017

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Les émotions au travail sont importantes pour notre performance. Quand nous sommes à notre meilleur, nous nous sentons positif, heureux, confiant, calme, concentré, enthousiaste, ouvert, optimiste. C’est à ce moment-là que nous sommes le plus productif et que nous nous entendons le mieux avec les autres.

À l’inverse, lorsque nous sommes à notre pire, nous vivons des émotions opposées. Nous nous sentons négatif, malheureux, impatient, irritable, pessimiste, indécis. Ces émotions négatives drainent notre énergie, causent des frictions dans nos relations et nous empêchent de penser clairement et objectivement.

Toute la journée, en fonction de ce qui se passe autour de nous, nous nous déplaçons le long du spectre entre notre meilleur et notre pire.

Que faire lorsque ces émotions négatives surgissent pour les empêcher de nuire à notre bien-être et à notre performance? Voici quelques pistes de solution.

  1. Prendre conscience de nos émotions

    Bien que notre état émotionnel influence profondément la qualité de notre travail, beaucoup d’entre nous ne sont pas conscients de ce que nous ressentons à un moment donné. En fait, seulement 36 % des individus seraient en mesure de cerner leurs émotions au moment précis où elles se manifestent en eux. Pourquoi? Parce que nous n’avons pas appris à prendre conscience de ce qui se passe dans notre corps au moment précis où nous vivons une émotion.

    Ce qu’il faut réaliser est que chaque état émotionnel a une manifestation physique. Par exemple, si vous ressentez de la tristesse, vous allez remarquer que cette tristesse se manifeste à un endroit précis dans votre corps. Serait-ce l’estomac, le plexus solaire? Peu importe. L’important est d’observer où se loge l’émotion dans votre corps puisque vous ne pouvez pas maîtriser une émotion que vous n’avez pas remarquée.


    Il s’agit simplement d’observer et non de changer cette manifestation physique, telle une curiosité sympathique. Cela vous permettra de prendre du recul et de choisir ce que vous ferez face à cette émotion une fois que vous l’aurez remarquée.

  2. Nommer l’émotion

    Les études le démontrent hors de tout doute. Nommer l’émotion que vous vivez, de vive voix ou par écrit, comme « Je suis triste », « J’ai peur », « Je suis en colère », a le pouvoir de vous calmer et de diminuer le fardeau créé par l’émotion.

    Le psychologue Dan Siegel a résumé cette approche par « Name it to Tame it » ou « Nommer pour calmer ». Il démontre que, lorsque le cerveau rationnel nomme l’émotion avec des mots, cela calme la tempête du cerveau émotionnel. Si vous preniez un scan de votre cerveau au moment où vous nommez l’émotion que vous vivez, vous verriez clairement le cerveau émotionnel se calmer par des neurotransmetteurs qui arrivent du cerveau rationnel. Regardez la vidéo suivante du Dr Siegel qui explique merveilleusement bien le rôle des deux parties du cerveau dans la gestion des émotions : https://www.youtube.com/watch?v=ZcDLzppD4Jc.

  3. Nommer l’émotion en mentionnant également sa manifestation physique

    Une autre étude a été menée par Mark Williams, professeur en psychologie à l’Université Oxford, où celui-ci demandait aux gens de nommer non seulement l’émotion vécue face à un événement mais également sa manifestation physique, comme « Je suis triste et je le sens dans mon plexus solaire ».

    Il a constaté que les gens étaient beaucoup plus positifs lorsqu’ils arrivaient à trouver des solutions pour résoudre le problème. En effet, leur position d’observateur de l’émotion vécue et de sa manifestation physique leur avait permis de moins ruminer et de moins ressasser le problème. Ils étaient moins envahis par des pensées et des images négatives et voyaient l’émotion sous un angle plus positif.

  4. Comment te sens-tu?

    Cependant, en tant qu’être humain, il est normal que nous vivions des occasions où les émotions négatives s’élèvent en nous en dehors de notre conscience. L’impact se manifestera vraisemblablement dans le ton de notre voix, nos gestes ou le choix de nos mots. Dans ce cas, pourquoi ne pas demander à nos collègues de nous aider et de nous dire, chaque fois qu’ils sentent que nous pourrions ressentir des émotions négatives, « Comment te sens-tu? ». Vous verrez que c’est généralement tout ce dont nous avons besoin pour remarquer nos émotions négatives et les gérer plus gracieusement.

La technique Pomodoro

Février 2017

Avez-vous de la difficulté à vous concentrer sur une tâche sans vous laisser distraire par vos propres interruptions ou celles des autres?

Si oui, la technique Pomodoro est pour vous! Cette technique consiste à travailler sur une tâche par intervalles de 25 minutes à la fois, sans interruption, suivie d’une pause de 5   minutes.

La technique Pomodoro est une technique de gestion du temps qui a été développée par Francesco Cirillo à la fin des années 1980 pour ses études universitaires. Depuis, l’efficacité de cette technique a fait ses preuves dans le monde du travail. Pomodoro veut dire «   tomate   » en italien. La raison de ce nom est qu’il est nécessaire d’utiliser un minuteur pour pratiquer cette technique et que celui utilisé par Francesco Cirillo avait l’air d’une tomate.

L’efficacité de la méthode vient du fait qu’elle vous permet d’appliquer les principes d’une bonne gestion du temps, c’est-à-dire, vous concentrer sur une seule tâche à la fois (au lieu de faire du multitâche), gérer les interruptions pendant que vous travaillez sur cette tâche et prendre des pauses régulièrement pour refaire le plein d’énergie et continuer à être productif.

Voici en quoi consistent les cinq étapes de cette méthode.

  1. Décidez de la tâche à effectuer. Prenez la tâche la plus importante sur votre liste de choses à faire pour la journée dans votre agenda. Si vous n’utilisez pas un système de gestion des priorités, prenez simplement une feuille de papier et un crayon, écrivez les tâches que vous désirez réaliser aujourd’hui et choisissez la plus importante.

  2. Réglez le minuteur à 25   minutes. Enclenchez maintenant un minuteur pendant 25   minutes. Plusieurs applications de la technique Pomodoro sont disponibles gratuitement sur Internet tant pour les téléphones intelligents que pour les ordinateurs de bureau. Personnellement, j’ai installé sur mon IPhone l’application Pomodoro One.

  3. Concentrez-vous sur la tâche pendant 25   minutes. Immergez-vous complètement dans la tâche pendant 25   minutes. Vous ne devez, en aucun cas, être dérangé. Si vous réalisez soudainement que vous avez autre chose à faire bientôt, notez-le simplement sur une feuille de papier. Déconnectez-vous d’Internet, fermez votre cellulaire, filtrez vos appels. Avertissez les gens susceptibles de vous interrompre que vous ne devez pas être dérangé au cours des 25&nbs&nbs p;p;prochaines minutes.

    Vous arrêterez de travailler sur la tâche uniquement lorsque vous entendrez la sonnerie de votre minuteur. Mettez alors un X à côté de la tâche comme quoi elle est terminée. Chaque période de travail de 25   minutes s’appelle un «   Pomodoro   » ou une «   Tomate   ».

  4. Prenez une courte pause de 5   minutes. Après avoir travaillé sur votre tâche pendant 25   minutes, prenez une pause d’exactement 5   minutes. Éloignez-vous de votre bureau, ne pensez pas au travail et faites une activité ne nécessitant aucune concentration comme regarder par la fenêtre, faire une mini-promenade, nettoyer quelque chose, aller aux toilettes, vous étirer, faire des respirations, méditer.

    L’idéal serait de ne pas être en contact avec un écran étant donné qu’il est très probable que vous ayez passé les 25   minutes précédentes devant votre ordinateur. Privilégiez l’activité physique, la méditation et la respiration pendant ces périodes de repos puisque cela améliore la concentration et la productivité.


    Pendant la pause, ne pensez pas au Pomodoro que vous venez de terminer ou au prochain Pomodoro sur lequel vous travaillerez après votre 5   minutes de pause. Votre cerveau a besoin de relaxer et de faire le point sur ce que vous venez de terminer.


    Au retour de votre pause, vous déciderez si vous continuez à travailler sur la tâche ou si vous en commencez une nouvelle. Une tâche peut comporter plusieurs Pomodoros; ainsi, vous pourriez continuer à travailler sur la tâche déjà entamée si d’autres activités plus urgentes ne se sont pas présentées. Sinon, vous prendrez la deuxième tâche la plus importante sur votre liste de choses à faire et vous commencerez cette nouvelle tâche. Que faire si cette deuxième activité dure moins de 25   minutes? Vous continuerez simplement votre Pomodoro   avec une autre activité tant et aussi longtemps que vos 25   minutes ne se sont pas écoulées. C’est donc dire que si vous avez plusieurs petites tâches à accomplir, vous les regroupez à l’intérieur d’un seul Pomodoro.

  5. Après 4   cycles de 25   minutes, prenez une pause de 15-30   minutes. Lorsque vous aurez complété 4   Pomodoros de 25   minutes (au total 100   minutes de travail avec 15   minutes de pause), vous pourrez alors prendre une pause plus longue. Cette pause est idéale pour vous consacrer à des activités de routine, telles que lire vos courriels, nettoyer votre bureau, faire du classement ou autres. Vous pourriez simplement prendre une pause pour refaire le plein d’énergie avant d’entreprendre une nouvelle tâche.

Voilà pour les cinq étapes de la technique. Quant aux applications que vous trouverez sur Internet pour cette technique, vous remarquerez qu’elles sont toutes programmées avec 25   minutes de travail suivies d’une pause de 5   minutes et d’une plus longue pause variant de 15 à 30   minutes après 4 Pomodoros. Si cela vous convient davantage, vous pourriez programmer d’autres ratios tels que 60   minutes de concentration pour 15   minutes de pause (60/15), 90   minutes de concentration pour 15   minutes de pause (90/15), 40   minutes de concentration pour 5   minutes de pause (40/5), 15   minutes de concentration pour 2   minutes de pause (15/2) ou tout autre ratio. Essayez d’abord les ratios programmés (25/5) pendant une semaine. Vous constaterez vos préférences que vous pourrez programmer par la suite.

Le but de la technique Pomodoro est de permettre à votre cerveau d’être frais, concentré et productif. Essayez-la! Vous verrez qu’elle est facile à utiliser et que des résultats sont atteints dès la première ou deuxième journée d’utilisation.

Comment Barack Obama gère-t-il son temps?

Octobre 2016

Source de l’image : Pexels.com

Michael Lewis, journaliste à la revue Vanity Fair, a passé six mois à la Maison-Blanche avec Barack Obama en 2012 pour connaître ses trucs d’efficacité. Il a publié un article par la suite pour nous présenter un portrait détaillé de la façon dont ce président moderne gère son travail. Ryan Lizza du New Yorker a fait de même avec les centaines de pages de notes de la Maison-Blanche qu’il a pu consulter. Une fois tissées ensemble, elles ont donné une image de ce à quoi pouvait ressembler le flux de travail présidentiel. Voici quelques conseils de productivité particulièrement utiles de ce président dont nous pouvons tous tirer parti.

1. Commencer sa journée la veille au soir
La journée de Barack Obama commence la veille au soir. Ainsi quand il se réveille à 7 h le matin, il a déjà commencé à travailler sur ses priorités la veille.

Donc, à 22 h, après que sa famille se soit retirée pour la nuit, il se penche sur ses tâches prioritaires pendant trois heures, jusqu’à 1 h. Ces heures lui fournissent ainsi ce qu’il ne trouve nullement au cours de la journée : du temps ininterrompu de travail. L’absence d’interruptions lui permet d’entrer profondément dans la tâche à accomplir et de réaliser le meilleur travail possible. Parmi ses tâches nocturnes, il règle les petits détails laissés en suspens au cours de la journée et regarde les documents que son personnel lui a demandé de passer en revue.

2. Faire de l’exercice

Barack Obama s’assure de faire suffisamment d’exercice. Chaque matin, de 7 h 30 à 8 h 30, il s’entraîne dans son centre de conditionnement physique personnel, situé au 3e étage de sa résidence, à faire du cardio un jour et de la musculation le lendemain. Sa logique : le reste de son temps sera plus productif s’il s’entraîne. « Vous devez faire de l’exercice physique, dit-il à Vanity Fair, sinon, à un certain point, vous vous écroulerez. » Aussi, de temps à autre, il joue une partie de basketball avec des amis qui ont tous une solide expérience de ce jeu.

3. Protéger son temps personnel

Barack Obama a trois moments dans son agenda qui sont incontestablement sacrés : sa séance d’entraînement du matin, son souper avec ses filles et le temps qu’il consacre à son travail quand sa famille s’endort à 22 h. Chaque bloc de temps sert un rôle différent pour Barack Obama : l’exercice physique garde son corps en bonne santé, le travail du soir l’aide à rattraper le retard sur ses priorités et le souper est le temps particulièrement sacré qu’il dédie à ses filles.

4. Limiter la fatigue reliée à la prise de décisions

Prendre des décisions, grandes et petites, ça fatigue! « Le simple fait de prendre une décision affaiblit notre capacité à prendre des décisions plus tard. Les psychologues appellent ce phénomène la fatigue décisionnelle », dit-il.

C’est pourquoi Barack Obama a décidé d’en réduire le nombre. «Je ne veux pas prendre de décisions sur ce que je vais manger ou ce que je vais porter comme vêtements, dit-il à Michael Lewis, parce que j’ai beaucoup d’autres décisions à prendre.»

Il ajoute : «Vous devez concentrer votre énergie reliée à la prise de décisions. Vous devez systématiser, établir des routines, des habitudes pour réduire le nombre de décisions à prendre. C’est ainsi que j’ai décidé de ne porter que des complets gris ou bleus.»

Cette pratique de systématisation ne s’applique pas uniquement à sa garde-robe, mais aussi aux notes qui se rendent à sa table de travail pour une prise de décisions. Il préfère qu’elles soient accompagnées dans le bas de trois cases à cocher : d’accord, en désaccord, pour discussion.

Quoique la décision puisse être complexe, créer les trois cases au bas de la note est efficace puisque cela accélère la rétroaction.

5. Être confiant

Inspirez-vous de cette citation de Barack Obama lorsque vous ferez face à une restructuration, à un lancement de produits ou à une décision dont vous n’êtes pas complètement certain : «Il n’y a rien qui arrive à mon bureau qui soit facile à résoudre. Sinon quelqu’un d’autre avant moi aurait déjà réglé le problème. C’est ainsi que vous vous retrouvez à jouer avec des probabilités puisque toute décision que vous prendrez aura alors une probabilité de 30 % à 40 % qu’elle ne fonctionne pas. Vous devez en être conscient et vous sentir confortable avec la façon dont vous prendrez vos décisions. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être paralysé par le fait que cela pourrait ne pas fonctionner. En plus de cela, après que vous avez pris votre décision, vous devez feindre une certitude totale à ce sujet. Les gens que vous dirigez ne veulent pas penser en termes de probabilités.»

Barack Obama aura occupé pendant huit ans un des postes les plus complexes au monde. Nous pouvons tous nous en inspirer pour réaliser notre travail avec brio.

15 Techniques de Gestion du Temps pour Booster Votre Productivité

Septembre 2016

Bulletin Septembre 2016

Quelles sont les techniques de gestion du temps qui ont le plus d’impact sur votre productivité? C’est ce qu’a voulu vérifier l’auteur Kevin Kruse en 2015 dans son livre 15 Secrets Successful People Know about Time Management. Il a interviewé 7 billionnaires, 239 entrepreneurs à succès, 13 athlètes olympiques et 29 étudiants qui n’obtiennent que des A dans leurs travaux et leurs examens.

Bien sûr, il n’y a personne qui gère son temps de la même façon. Cependant l’auteur a identifié des thèmes communs, utilisés par l’ensemble de ces individus, et en a dégagé 15 techniques. Voici les habitudes que ces gens ont acquises.

1. Ils se concentrent sur les minutes. Ils sont conscients que le temps est leur ressource la plus précieuse et se concentrent sur les 1 440 minutes qu’ils ont à leur disposition chaque jour pour atteindre leurs objectifs.

2. Ils se fixent des priorités chaque jour. Chaque matin, ils consacrent deux heures à leurs priorités.

3. Ils utilisent un agenda. Ils ne font pas de listes de choses à faire. Ils programment plutôt toutes leurs activités à l’agenda.

4. Ils ne procrastinent pas. Ils connaissent leurs priorités de la semaine et s’assurent de ne pas les remettre à plus tard.

5. Ils prennent leur repas du soir à la maison. Ils ne s’épuisent pas au travail sachant qu’il y a et qu’il y aura toujours des choses à faire lorsqu’ils quitteront le bureau le soir. Ils planifient ainsi soigneusement leurs priorités personnelles et quittent le bureau sans culpabilité.

6. Ils utilisent un cahier de notes. Ils mettent tout par écrit pour libérer leur cerveau.

7. Ils traitent leurs courriels trois fois par jour au maximum. Ils s’assurent ainsi de consacrer le temps nécessaire à leurs priorités.

8. Ils évitent à tout prix les réunions. S’ils ont à tenir des réunions, ils le font debout et dans un court laps de temps.

9. Ils disent non à presque tout. Ils disent non à tout ce qui ne se rapproche pas de leurs objectifs.

10. Ils appliquent la loi du 20/80. 20 % des activités rapportent 80 % des résultats. Ils se concentrent ainsi sur ces activités et délaissent les autres.

11. Ils délèguent ou sous-traitent la plupart de leurs activités. Ils ont identifié leur unique talent, l’utilisent et délèguent tout le reste.

12. Ils ont des thèmes pour chaque journée de la semaine. Ils regroupent leurs activités. Par exemple, ils pourraient s’occuper du marketing le mardi et de l’administration le mercredi.

13. Ils ne touchent aux papiers et aux objets qu’une seule fois. Si une tâche demande moins de 10 minutes à accomplir, ils la font immédiatement.

14. Ils ont un rituel matinal. Ils se lèvent tôt et investissent les 60 premières minutes de leur journée à renouveler leur énergie physique, mentale et spirituelle.

15. Ils ne pensent pas au temps mais à leur énergie. Pour maximiser leur productivité, ils maximisent leur énergie. Ils se concentrent donc sur leur sommeil, une saine alimentation, l’exercice et de courtes pauses tout au long de la journée.

Plusieurs études ont été réalisées au travers des décennies pour démontrer l’efficacité des techniques de gestion du temps. La richesse de cette étude est de démontrer que ces techniques ont franchi l’épreuve du temps et qu’elles permettent toujours de nos jours de se démarquer pour atteindre le succès désiré.

Essayez-les! Vous constaterez qu’une seule de ces techniques pourrait vous propulser davantage vers l’atteinte de vos objectifs.

Optimiser votre énergie au travail – Partie 3 : L’exercice physique

Juin et juillet 2016

Juin-Juillet 16

Nous savons tous que l’exercice physique est bon pour notre santé physique, psychologique et mentale. De nombreuses études l’ont démontré.

En effet, pour ne nommer que quelques bienfaits, l’activité physique donne 25 % plus d’énergie à chaque instant qui passe, contrôle les maladies chroniques (cholestérol, diabète, pression sanguine), renforce le système immunitaire, aide à surmonter le stress et la tension, favorise la maîtrise des émotions, améliore la concentration, la mémoire, la créativité et la prise de décisions.

Au niveau organisationnel, les employés qui s’entraînent régulièrement ont un taux d’absentéisme moins élevé, font moins d’erreurs, sont moins fatigués, entretiennent de meilleures relations avec les autres, sont plus patients, plus alertes, plus enjoués et plus productifs.

Mais comment mettre plus d’exercices dans notre vie? Les experts nous recommandent un programme d’activités physiques composé d’aérobie et de musculation.

L’aérobie
L’aérobie, qui consiste à hausser notre rythme cardiaque, augmente la capacité de notre corps à traiter l’oxygène. On parle ici d’exercices, tels que le jogging, la marche rapide, la natation et la bicyclette stationnaire, pratiqués au moins trois fois par semaine, de 20 à 30 minutes continues à chaque fois, à une fréquence cardiaque variant de 65 % à 85 % de notre capacité maximale. Une étude faite au Danemark pendant plus de 35 ans a démontré qu’un programme composé de trois séances d’aérobie par semaine, pour un total variant de 1 à 2 ½ heures, augmenterait la vie de 6 ½ ans.

L’entraînement par intervalles à haute intensité est aussi une forme d’aérobie qui apporte d’excellents résultats. Prenons l’exemple de la marche rapide. Au lieu de marcher à la même vitesse pendant toute la durée de la marche, l’entraînement par intervalles consiste à marcher de toutes vos forces pendant
20 secondes, par exemple, puis à adopter ensuite un rythme plus léger pendant 40 secondes et ainsi de suite jusqu’à la fin de votre marche par intervalles qui ne doit pas dépasser 20 minutes par séance, de trois à quatre fois par semaine.

Vous pouvez varier la longueur des intervalles à votre guise à l’intérieur d’une séance. Vous pourriez décider de marcher de toutes vos forces pendant 1 minute et de ralentir pendant 3 minutes, de marcher ensuite de toutes vos forces pendant 2 minutes et de ralentir pendant 4 minutes, jusqu’à ce que votre séance de 20 minutes soit complétée. Du moment que les poussées à haute intensité sont suivies de périodes de récupération au moins aussi longues, vous suivez les préceptes de l’entraînement par intervalles.

L’important est de ne pas commencer l’entraînement par intervalles sans avoir consulté un médecin ou un professionnel de la santé puisqu’il faut être en forme et en santé pour pratiquer ce genre d’exercices.

La musculation
La musculation est aussi importante que l’aérobie pour nous maintenir en forme et plein d’énergie. En effet, après l’âge de 40 ans, nous perdons en moyenne près d’une demi-livre de masse musculaire par année en l’absence d’un programme régulier de musculation de deux à trois séances par semaine.

Il ne s’agit pas ici de devenir un culturiste aux muscles saillants, mais simplement de faire des exercices de musculation pour conserver notre masse musculaire et garder la forme.

Quelques trucs pour bouger davantage
Martin Seligman, psychologue de renommée internationale sur l’optimisme, a démontré que nous devrions marcher idéalement l’équivalent de 10 000 pas par jour (et pas moins de 5 000 pas par jour) si nous désirons nous maintenir en forme et en santé. C’est pourquoi il est important de trouver des façons de bouger davantage. Voici quelques idées.

Faites de l’exercice avec quelqu’un d’autre. Une étude a démontré que le facteur no 1 de succès pour réussir à intégrer l’exercice physique dans notre vie quotidienne est de le faire avec quelqu’un d’autre. Dressez donc une liste de personnes dont vous appréciez la compagnie, qui ont les mêmes capacités physiques que vous et avec qui vous pourriez marcher sur l’heure du dîner, par exemple. Vous allierez l’utile à l’agréable, et vous constaterez que le fait que quelqu’un d’autre compte sur vous pour faire de l’exercice vous motivera à tenir votre engagement à vous entraîner.

Dérangez-vous! La technologie fait en sorte que, si nous n’y prenons garde, nous pourrions bouger de moins en moins. Nous n’avons qu’à penser à tous les petits gestes que nous faisions auparavant et qui ne sont plus nécessaires. Par exemple, nous rendre dans une institution financière pour déposer les chèques n’est plus nécessaire puisque nous pouvons le faire sur notre cellulaire à même une application mobile. De même, nous déplacer dans une épicerie n’est plus indispensable puisque nous pouvons commander nos emplettes en ligne.

Il est donc primordial de nous déranger de façon à bouger davantage. Nous déranger peut vouloir dire de monter et de descendre les marches au lieu de prendre l’ascenseur, de nous stationner loin de notre lieu de destination pour pouvoir marcher plus, de prendre la bicyclette au lieu de prendre l’auto, etc.

Pratiquez vos sports préférés. Faites une liste de vos sports préférés. Vous combinerez alors plaisir et exercices.

Combinez réunions et marche. Avant de tenir vos réunions ou vos rencontres dans votre bureau, demandez-vous si vous ne pourriez pas tenir ces rencontres en marchant. Vous ferez alors d’une pierre deux coups, c’est-à-dire, vous maintenir en forme et tenir votre réunion.

Il n’y a rien de plus puissant que l’activité physique pour vous donner de l’énergie. C’est un médicament miracle… tout à fait gratuit et sans aucun effet secondaire nuisible!

Optimiser votre énergie au travail – Partie 2 : L’alimentation

Mai 2016

Juin 16

Comme je le mentionnais dans le bulletin précédent, Tony Schwartz et Catherine McCarthy ont fait une étude pendant 5 ans auprès de 12 000 travailleurs dans 73 pays pour aider les employés à augmenter leur énergie au travail. Leur étude, appelée « The Energy Project », en vient à la conclusion que l’être humain a besoin de travailler sur quatre plans s’il désire optimiser son énergie : le plan physique, le plan émotionnel, le plan intellectuel et le plan spirituel (réalisation de soi).

Pour le présent bulletin, j’aborderai l’alimentation, le 2e point le plus important de l’aspect physique. Voici les cinq recommandations des auteurs pour accroître votre énergie dans ce domaine.

1. Manger des aliments avec un faible index glycémique
Savez-vous que les cellules de votre corps ont besoin de deux éléments pour créer de l’énergie : le glucose à partir de la nourriture que vous mangez et l’oxygène à partir de l’air que vous respirez? Il est donc crucial de privilégier un mode d’alimentation qui vous donnera suffisamment de glucose tout au long de la journée, soit des aliments avec un faible index glycémique.

Les aliments avec un faible index glycémique sont ceux qui sont absorbés lentement par l’organisme et qui mettent de 4 à 10 heures à être digérés. Ils apportent ainsi un flux constant de glucose dans l’organisme. La plupart des fruits et des légumes frais, les fruits secs, les légumineuses, les noix et les grains entiers sont des aliments avec un faible index glycémique qui procurent une énergie durable.

À l’inverse, les aliments avec un fort index glycémique sont absorbés rapidement par l’organisme et mettent 30 minutes à être digérés. L’organisme est alors en manque flagrant de glucose et d’énergie. Les muffins, les bagels, les biscuits, les gâteaux, les tartes, les crémages, les crèmes glacées, les gelées, les confitures, les boissons gazeuses, les pâtes, les pizzas, les patates, les sucres et le pain blanc sont des exemples d’aliments à fort index glycémique. Ils sont faits à base de cassonade, de sirop, de farine blanche, de fécule de maïs et représentent une faible source d’énergie.

2. Déjeuner
Quand vous vous réveillez le matin, votre taux de glucose dans le sang est très faible puisque vous n’avez rien mangé depuis 8 à 12 heures. Il est donc très important de déjeuner pour augmenter votre taux de glucose dans le sang et, encore une fois, avec des aliments comportant un faible index glycémique.

3. Manger plusieurs fois par jour
Le nombre de fois que vous mangez par jour influence également votre capacité à soutenir une haute performance et à bénéficier d’une énergie élevée.

Même les aliments les plus riches en énergie ne vous permettront pas d’atteindre une haute performance durant les quatre à huit heures que beaucoup d’entre nous laissent passer entre les repas. Dans une étude à l’Hôpital Mount Sinai de New York, les sujets ont été placés dans un environnement sans horloge avec de la nourriture. On leur a mentionné de manger quand ils avaient faim. Ils l’ont fait en moyenne une fois toutes les 86 minutes.

Ainsi, selon les auteurs, il serait préférable de manger des aliments nutritifs cinq à six fois par jour pour vous assurer d’un réapprovisionnement régulier d’énergie tout au long de la journée. Par exemple, cela pourrait ressembler à trois repas par jour avec une collation entre les repas et en soirée. Les collations devraient compter entre 100 et 150 calories et, encore une fois, comporter un faible indice glycémique comme les noix, les graines de tournesol, les fruits et les barres de céréales entières.

Également, parce que nos besoins en énergie ont tendance à diminuer au fur et à mesure que le soir approche et que notre métabolisme ralentit, il est logique de manger plus de calories tôt dans la journée et moins dans la soirée.

4. Manger seulement ce dont vous avez besoin en énergie pour les 2-3 prochaines heures
Pour bénéficier d’une énergie durable, il faut certes manger plusieurs fois par jour mais aussi manger ni trop peu ni trop à chaque repas. L’idée est de manger seulement ce dont vous avez besoin en énergie pour les 2-3 prochaines heures.

Mais comment reconnaître que nous sommes rassasiés? D’une part, notre estomac ne serait pas alourdi par la nourriture et, d’autre part, il ne ressentirait pas la faim pour les 2 3 prochaines heures.

5. Boire de l’eau
Boire de l’eau est probablement la source la plus sous-évaluée pour le renouvellement de l’énergie physique.

Un nombre croissant de recherches démontre que la consommation d’au moins 1½ litre d’eau par jour contribue au maintien de la performance grâce à une meilleure concentration.

Lorsque nous parlions de sommeil dans le bulletin précédent et d’alimentation dans le présent bulletin, c’est sur la quantité de votre énergie que les différentes stratégies que vous adopterez feront une différence. Il ne s’agit pas de tout appliquer. Vous verrez qu’il suffit de changer une seule habitude pour que vous puissiez observer des effets importants sur votre quantité d’énergie.